« De l’art, du lien, du sens », c’est sous ce leitmotiv que BeCoze a décidé de conduire son projet et l’association y parvient remarquablement. L’espace Django, a affiché ce premier trimestre un nombre record de concerts complets, et on le doit à n’en pas douter à sa programmation de grande qualité, mêlant éclectisme, esprit festif, accessibilité et mixité, tant par ses événements qu’à travers son public. Concerts, orchestre, cinéDjango, karaoké, blindtest… Ce second trimestre, promet encore bien des moments de partage, de rire, d’étonnement et d’enchantement, avec une programmation à te faire tomber de ton tabouret.

Dans mon immense bonté, j’ai lu pour toi les 36 pages de la programmation du second trimestre de l’espace Django, afin de te concocter une sélection aux petits oignons de mes musts de cette saison. C’est part i!

Des concerts qui vont te faire voyager de Buenos Air à Addis Abeba

Le 25/ 01 : On démarre le deuxième trimestre avec un aller-simple pour l’Addis-Abeba des années 60, et ses clubs d’éthio-jazz bondés. Fusion entre jazz et musiques traditionnelles, Arat Kilo a fait de l’éthio-jazz son terrain de jeu musical, y incorporant hip-hop, soul ou afrobeat. Le groupe parisien s’accompagne de la diva malienne Mamani Keita, et du rappeur/slammeur américain Mike Ladd pour un concert métissé, qui va te faire swinguer.

Le 05/ 02 : « A tous les passagers du vol Hot 8 Brass, veuillez attacher vos ceintures, le décollage pour la Nouvelle-Orléans est imminent.« The Hot 8 Brass Band » porte bien son nom : chaude, voire brûlante, sa musique fait souffler l’air torride de la Nouvelle-Orléans dans le monde entier. A travers une tonitruante déambulation de cuivres et de percussions qui traverse la ville d’un pas dansant, ces musiciens régénèrent le jazz et la funk avec une énergie peu commune. La fanfare groovy joue à la perfection des reprises de Marvin Gaye et de Snoop Doggy Dog, véhiculant cette joie si communicative des brass bands.

29/03: Grimpe sur ton lama, l’Espace Django invite King Coya et Queen Cholas pour un voyage chamanique immersif et transcendant. Plus ancien de la génération ZZK Records, label indépendant en Amérique Latine, King Coya débarque un bonnet péruvien sur le sommet du crâne, le visage peinturluré, il agite ses breloques andines et joue du charango. Accompagné des danseuses déjantées à tête de lama de « Queen Cholas », il t’offre un mix complètement psychédélique entre folklore latino et électro pointue. Gaby Kerpel de son vrai nom, essaime depuis plus de dix ans ce genre particulier qui fait vibrer les clubs du monde entier. Côté visuel, c’est le délire total, on embarque dans la vallée sacrée du Machu Picchu, avec des fonds de champs de lamas rouges, de déserts d’œil et de cactus hypnotiques.

27/04 :  Autant King Coya a dû grimper en altitude et manquer un peu trop longtemps d’oxygène, autant le groupe de ce soir  » Ifriqiyya Electrique » a passé un certain temps en plein soleil dans le désert du Djérid, au Sahara. Ses membres, t’embarquent dans un truc bien perché aussi, sur les routes du rituel de la banga tunisienne. Les esprits d’Afrique Noire, du Maghreb et d’Occident se confrontent. Le rituel, qui mêle danse, musique et cérémonies est un équivalent du gnawa marocain, aux origines similaires, qu’on confond facilement avec l’exorcisme, alors que c’est une pratique d’adorcisme liée aux esprits qu’on appelle rûwâhînes. Il ne s’agit pas ici d’expulser ces esprits, mais bel et bien de les faire entrer en soi afin qu’ils possèdent ceux qui les incantent, et les satisfaire par la transe. Sur scène,  les musiciens d’un rituel soufi installés en Tunisie dialoguent avec des musiciens internationaux habitués aux caves punk et squats d’expérimentation sonores extrêmes.

Des séances ciné et des soirées « Quartier libre » 

Régulièrement, l’Espace Django projette une séance de ciné à prix libre le dimanche à 17h30, c’est chouette car accessible à tous et par cet hiver frisquet, les fins de week-ends méritent bien d’être égayées par un peu de divertissement avant la reprise du lundi. Les soirées « Quartier libre » quant à elles sont des soirées participatives et interactives. Pour bien commencer l’année, l’espace Django propose un blind test qui ravira les petits et grands mélomanes par sa diversité épatante. Tu pourras également découvrir le quartier « live » à destination des artistes issus des cultures urbaines (rap, hip hop, new soul et r’n’b), il présentera 4 groupes très prometteurs et permettra aux spectateurs qui le désirent de participer à un open mic durant la soirée.

Christmas Soul Train à l’espace Django

Mon gros coup de cœur se dirige indéniablement vers le karaoké live. A l’instar des karaokés classiques où tu chantes sur une bande audio pré-enregistrée, au karaoké Méteorhits de Django, tout un orchestre est présent pour accompagner (ou améliorer) tes envolées lyriques et ça c’est quand même ultra lourd! Un gros +++ également pour le lancement « des billets suspendus ». A l’image des « cafés suspendus » dans certains bars, le principe est simple:  on t’offre la possibilité lors de l’achat d’un billet d’en acquérir un second au prix de 6 euros seulement, pour une personne en difficulté sociale.

En bref, tu pourras remarquer dans ma petite sélection que l’équipe de l’Espace Django s’est encore bien démenée en ce début d’année pour nous proposer une programmation  totalement dingo et exaltante. Ce qui est super avec eux c’est que tu découvres toujours des trucs extras dont tu ne connaissais parfois même pas l’existence.  Plus qu’une salle de concert, l’Espace Django est un lieu de vie chaleureux, où il fait bon vivre. On fait confiance les yeux fermés à la prog, on essaye, on y saute même à pieds joints et à chaque fois le résultat est le même, c’est étonnant, détonant, ça élargit les horizons, on voyage et on se laisse follement surprendre. Alors va vite jeter un coup d’œil à la programmation complète juste là →, elle vaut le détour !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here