Le 6 février dernier, la préfecture et les pompiers du Bas-Rhin ont organisé un contrôle au sein du R Club, à côté de la Place des Halles. L’occasion d’expliquer comment se déroule une inspection de sécurité et les règles auxquelles sont soumises les boîtes de nuit classées ERP-P. De futurs contrôles dans des bars strasbourgeois ont également été annoncés.
« C’est une occasion de refaire un peu de pédagogie. » Plus d’un mois après le drame de Crans-Montana qui a fait 41 morts, la préfecture du Bas-Rhin et les pompiers du SIS 67 ont donné rendez-vous à la presse le 6 février. L’objectif ? Comprendre comment se déroulent les contrôles de sécurité et quelles sont les règles à respecter pour les boîtes de nuit classées ERP-P [établissement recevant du public avec pistes de danse, ndlr]. Dans le Bas-Rhin, il y en a 44, dont 19 établissements de danse soumis à un contrôle périodique pour assurer la sécurité du public.
Une annonce qui est tombée en même temps que la polémique autour du Café des Anges, mais qui n’a rien à voir avec. À la place, le rendez-vous était donné au R Club, installé juste à côté du centre commercial des Halles. Une boîte de nuit de 400 m2 présente depuis 27 ans à Strasbourg, et qui est visitée tous les 3 ans pour un contrôle de sécurité. Le tout, agrémenté d’un contrôle annuel selon Kris Hohwald, son gérant.
4 objectifs pour les contrôles de sécurité
Ces visites de contrôle se déroulent tous les 3 ans ou tous les 5 ans, en fonction de la taille de l’établissement de nuit contrôlé. Selon le SIS 67 (Service d’incendie et de secours), les contrôles de sécurité visent à vérifier quatre objectifs :
- Éviter l’éclosion d’un sinistre, notamment un feu. Ils vérifient ainsi les installations, le chauffage électrique, mais également qu’il n’y ait pas de bougies ou de feux de Bengale. Depuis le drame de Crans-Montana, le R Club utilise des feux LED.
- Si éclosion d’un sinistre, éviter sa propagation. Il y a ainsi une vérification des parois et portes coupe-feu, sans oublier que les matériaux utilisés dans la discothèque doivent empêcher le feu de se propager.
- Assurer l’évacuation du public, en vérifiant que l’alarme, l’éclairage de sécurité et le procédé de desenfumage se mettent en route, et que les issues praticables soient déverrouillées et bien visibles. Dans le cas du R Club, la musique s’arrête, l’alarme se déclenche et un message indique aux personnes dans la boîte de nuit qu’il faut quitter les lieux.
- Permettre l’intervention rapide et sécurisée de secours.
En cas de non-conformité, une mise en demeure ou une fermeture administrative immédiate peut être prononcée. Si ce n’est pas fait, la préfecture du Bas-Rhin peut fermer elle même l’établissement.
De futurs contrôles sur les bars qui se transforment en bars dansants, aux règles de sécurité moins strictes
Si Crans-Montana était dans toutes les têtes lors du contrôle organisé au R Club, la situation est pourtant bien différente, puisque « Le Constellation » est un bar. À Strasbourg, les boîtes de nuit de type ERP-P sont régies par des règles bien plus strictes que les bars. En effet, le risque est plus élevé dans les boîtes de nuit avec un public dense et moins vigilant dans un contexte festif, des salles plongées dans l’obscurité et un environnement sonore bruyant.
Néanmoins, les choses vont changer dans les prochaines semaines pour certains bars. La préfecture du Bas-Rhin annonce des contrôles dans les établissements qui sont des bars qui se transforment selon l’heure en bars dansants… sans respecter les règles de sécurité qui vont avec.
Neuf bars auront des « visites inopinées », afin « d’identifier ces bars qui ne déclarent pas leur activité de danse et qu’on ne contrôle donc pas ». Une occasion de refaire de la pédagogie, de sensibiliser les exploitant(e)s en cas d’incendie, et sans doute de leur demander de se mettre aux normes.




Il y a des bars qui font » discothèque » c est à eu de le déclarer
A la place des Halles il y a une équipe H24 de sécurité incendie formée et prête à intervenir rapidement s’il le fallait !!!