Dans le monde entier, juin est synonyme de « mois des Fiertés » LGBTQIA+. À Strasbourg, le « mois des Visibilités » trouvera, lui, son apogée lors de la Pride (ou « Marche des Visibilités) du samedi 20 juin. En attendant : la communauté queer strasbourgeoise, les nombreux collectifs et institutions de la ville ont prévu plusieurs événements festifs et engagés pour nous rappeler qu’« être soi est un droit ».
Si le mois de juin s’est inscrit comme celui des « Fiertés LGBTQIA+ », rappelons-en la genèse : les émeutes de Stonewall du 28 juin 1969 à New York, après lesquelles les premières « Pride » – ou marches – ont commencé.
Devenu depuis un rappel annuel et international du combat pour les droits LGBTQIA+ et de son histoire, il se voit ponctuer – ici comme ailleurs – d’événements festifs, solidaires, informatifs et/ou militants.
« Être soi est un droit »
À Strasbourg, on parle de « mois des Visibilités » avec un calendrier décalé, démarrant le 17 mai (Journée internationale contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie), et filant jusqu’au 21 juin, au lendemain de la Pride ou « Marche des Visibilités ».
Organisée par FestiQueer – anciennement FestiGays – depuis 2002, celle-ci aura d’ailleurs lieu le samedi 20 juin et réunit dans son sillage une vingtaine d’associations.
Une édition 2026 dont le slogan rappelle qu’« Être soi est un droit », avec un rendez-vous donné dès 14h place de l’Université. En plus d’une soirée dès 20h, un village associatif sur place de 11h à 19h (avec stands, buvette et petite restauration) est aussi proposé, et des mesures sont mises en place pour faciliter la venue des personnes en situation de handicap (comme le petit train).
Un calendrier arc-en-ciel
En ce mois des Fiertés/Visibilités, on pensera donc à soutenir les collectifs, associations, « houses », qui organisent à l’année des événements (soirées, conférences, rencontres).
Pour chaque communauté, kink, hobby, le calendrier sera ainsi ponctué de rendez-vous thématiques pour se croiser, dans des lieux et bars partenaires (à l’instar du Canapé Queer, du Bistrot O’Goût Doux, du Café Grognon, etc.). À retrouver dans l’agenda de FestiQueer.
Au Coin des Kneckes, par exemple, c’est en compagnie de la House of Marley que se prépare une nouvelle soirée Just Dance, le samedi 6 juin.
Le principe ? Un concours sur le célèbre jeu ouvert à toutes et tous, des notes (dont une sur le style attribuée par un jury drag), et un lot à la clé. Pour cette édition de juin : thème années 80, « couleurs néon, leggings, jambières, bandeaux, cheveux crêpés ». Et en bonus : un show drag à la mi-temps.
Les Médiathèques André-Malraux et du Neudorf s’intégreront elles aussi dans cette programmation, en s’associant également à la House of Marley.
Avec un drag show sur le parvis de la première (le samedi 6 juin) ; et La forêt des cœurs unis – un spectacle jeune public « sensible et poétique » présenté au TJP et conté par Nöxïmä Marley et Melankhölia Marley – le mercredi 10 juin.
Des queens et du show !
On l’écrivait déjà plus haut, ce mois de juin sera show ou ne sera pas. Pelicanto – chœur LGBTQ+ d’Alsace – nous ravira ainsi avec sa nouvelle production : Songes, une nuit LGBT à La Briqueterie (Schiltigheim) du 12 au 14 juin.
Un spectacle haut en couleur(s), « à mi-chemin entre un Squid Game queer et une version lesbienne de L’Odyssée de l’espace ».
À la Grenze se tiendra un Before Pride le samedi 13 juin avec « deux icônes de la scène Drag Race » (Espagne et France) : Hugáceo Crujiente et Cookie Kunty, accompagnées de la House of Marley (Nöxïmä, Arï Meyde, Ébène Bonda, Anissa Benmammar et Melankhölia Marley). Et un closing par DJ MERLIN.
Quant aux soirées d’after Pride (samedi 20 juin), coup de cœur particulier pour celle des Tantines qui investiront l’église Saint-Guillaume, avec un drag show de clôture « des plus spectaculaires » de 2h30.
Rose Tental, ViviAnn du Fermoir-de-Monsac et La Givrée s’entoureront ainsi de Mademoiselle Kiss, Ari Meyde, Kupydona, Bellemira, Agathess Enchanteress et de deux artistes en scène ouverte (Mété Oh Right et Cassandra Devil).
Un événement qui aidera l’association dans ses actions à l’année (notamment l’accompagnement des personnes transgenres dans leur parcours de transition, l’éducation à la lutte contre les discriminations et l’organisation de son repas de Noël solidaire).
Enfin, pour prolonger jusqu’au 27 juin… L’église Saint-Guillaume nous invitera à la soirée de clôture de la première édition de ses « Journées Européennes des Invisibilités ».
Pour l’occasion, Passions Croisées y organisera un « Grand show international » présenté par Champagne Mademoiselle. Un cabaret de haut vol, avec de la pole dance, du cerceau, des tissus aériens et autres numéros d’équilibristes, dont celui du contorsionniste Nestor, finaliste d’Incroyable Talent 2022.
Quel que soit votre programme du mois, on se rappelle que la lutte ne s’arrête pas en juin : concerné(e) ou allié(e), l’égalité entre tous et toutes, ça se défend toute l’année.
Bonne marche !



