« Le seul choix possible est celui de l’union. » Ce 16 mars, aux alentours de 18h, un parterre de journalistes s’est massé devant l’entrée du local de campagne de Jeanne Barseghian. La candidate écologiste était accompagnée de Florian Kobryn, de La France insoumise. Leur objectif ? Annoncer leur alliance pour le second tour.
En ce 16 mars, Jeanne Barseghian l’assure : « Le seul choix possible est celui de l’union. » Grâce à de nombreuses convergences dans leur programme respectif, la candidate écologiste et Florian Kobryn, de La France insoumise, ont décidé de s’unir pour le second tour. « Strasbourg doit être à la hauteur de ses valeurs et de son histoire », selon la maire sortante.
Le candidat de La France insoumise précise : « Ce combat, nous le portons avec des engagements partagés. » Une union qui renforce leur présence au second tour, Jeanne Barseghian ayant obtenu 19,72% et Florian Kobryn 12,03% au premier tour. En face, ils affronteront Catherine Trautmann (PS) et Jean-Philippe Vetter (LR), qui ont respectivement obtenu 25,93% et 24,23% des voix hier soir.
Florian Kobryn devient n°2 sur la liste de Jeanne Barseghian
Cette union a plusieurs conséquences : Florian Kobryn devient le n°2 de la liste « Strasbourg, fière et vivante » de Jeanne Barseghian – renommée « Strasbourg, fière, juste et vivante ». Dans les négociations de répartition sur les places éligibles au conseil municipal, la liste de Jeanne Barseghian obtient 26 sièges, tandis que celle de Florian Kobryn en obtient 16. Par ailleurs, à l’Eurométropole, la liste insoumise pourrait avoir 10 postes.
Deuxième conséquence : le départ des membres de Place Publique de la liste de Jeanne Barseghian, au nombre de 5, dont les ancien(ne)s adjoint(e)s Marina Lafay et Salem Drici, respectivement à la 5e et 40e position. Une conséquence de la consigne nationale du micro-parti de Raphaël Glucksmann, qui avait menacé de purge celles et ceux qui seraient colistiers/ères de membres de La France insoumise.
La promesse d'un second tour plus que serré
Cette alliance entre Jeanne Barseghian et Florian Kobryn fait sens, non seulement en termes programmatiques, mais également du point de vue de la stratégie politique. Les deux ne pouvant gagner seuls, il fallait qu’il et elle s’unissent pour l’emporter face « aux forces réactionnaires et conservatrices », visant leurs adversaires du second tour.
Si la politique n’est pas de l’arithmétique, la fusion Barseghian-Kobryn émarge à près de 32 % à l’issue du premier tour. Le chemin vers la victoire existe, mais il sera serré. Ce qui fait dire au désormais n°2 de la liste que « chaque voix va compter, il y a une dynamique à enclencher pour que Strasbourg reste à gauche au soir du second tour ».
Dernière inconnue : quelle sera la décision de Pierre Jakubowicz, qui est en position de pouvoir fusionner sa liste avec un(e) autre candidat(e) ? Car l’alliance entre Jeanne Barseghian et Florian Kobryn n’est peut-être pas la dernière de cette campagne du second tour.




Le vrai visage de notre maire actuelle, prête à s allier aux extrêmes. Au moins on ne pourra pas dire qu on ne savait pas … quelle honte.
Où est l’écologie ? Honte à ces marchandages politiques de bas niveau. Barseghian : dégage.
C’est assez logique de voir les listes de gauche fusionner au second tour, ça c’est toujours fait. Par contre Trautmann qui accueille la droite du macronisme…
Quant à faire passer un parti dont le programme est un peu plus tiède que celui de Mitterrand en 81 pour de l’extrême c’est une entourloupe dont la réussite chez certain.es me laisse pantois. La vrai extrême gauche NPA et Lutte Ouvrière sont d’ailleurs assez vexés qu’on les mette dans le même sac que lfi…
On ne s’offusque pas beaucoup sur cette alliance prévisible Verts/LFI dans cet article.
Si je reprends les propos de M. Kobryn cité dans votre article « Ce combat, nous le portons avec des engagements partagés. »
Donc nous allons en reprendre avec eux pour 6 ans mais partagé !