Ce 16 octobre, la Ville de Strasbourg a inauguré une stèle et une place aux noms de Dominique Bernard et de Samuel Paty. Une façon de rendre hommage pour ne pas oublier les noms des deux professeurs assassinés respectivement en 2023 et en 2020.
L’ambiance était solennelle, dans le froid du matin de ce 16 octobre, sur le parvis du centre administratif en pleine rénovation. Une place qui porte désormais un nouveau nom : Samuel Paty-Dominique Bernard, en hommage aux professeurs d’histoire et de littérature assassinés en 2020 et 2023.
La date du 16 octobre était d’ailleurs symbolique, car cela fait 5 ans jour pour jour que Samuel Paty a été assassiné. Beaucoup de monde était présent pour l’inauguration de la stèle, dont une bonne partie des futur(e)s candidat(e)s aux élections municipales de 2026 à Strasbourg.
« L'Éducation nationale est en première ligne de la démocratie »
Après un petit moment poétique tout en musique avec un hang, instrument acoustique, différentes prises de parole se sont succédé. Jeanne Barseghian a rappelé que « tous les deux sont morts parce qu’ils étaient enseignants, parce qu’ils ont choisi cette mission noble de former des esprits libres et critiques ». La maire de Strasbourg a ensuite évoqué une « blessure profonde pour tous », qui a porté « atteinte à nos valeurs républicaines », selon Valentin Rabot, représentant de l’Eurométropole.
Surtout, les différentes prises de parole ont rappelé la symbolique de nommer une place et d’ériger une stèle, « là où l’ensemble de la population accède au centre administratif, le lieu du conseil municipal, le lieu même de la démocratie, de la citoyenneté et du bien commun ».
Cette stèle est une marque de notre reconnaissance, et de notre devoir de ne jamais oublier.
Le recteur de l’Académie de Strasbourg Olivier Klein énonce quant à lui que « l’Éducation nationale est en première ligne de la démocratie » et que l’école est « un lieu où ni la peur ni l’intimidation n’ont leur place ». Il soutient que les noms de Dominique Bernard et Samuel Paty « continueront d’éclairer les élèves et guider nos missions quotidiennes ».
Un geste plus que symbolique et important, puisque « se souvenir c’est transformer la mémoire en action ». Un postulat partagé par la foule présente ce matin, alors que trois gerbes sont déposées, et qu’une Marseillaise est entonnée par la chanteuse lyrique Milena Bischoff pour célébrer cet hommage et cette stèle. Qui désormais se dressera devant celles et ceux qui passeront sur la place.




Si je n’ai rien contre ce mémoriel, je trouve cela NAVRANT que les victimes de l’attentat de Strasbourg de 2018 n’aient eux qu’un pauvre mémoriel place de la république qu’on voit à peine, pas mis en valeur, et dégradé… Les lieux d’hommage et de memoire se doivent d’être entretenus et valorisés !