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Vues extra et voie verte : balade au pied du Mont Saint-Odile, à 30 minutes de Strasbourg

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Sous le regard bienveillant du Mont Sainte-Odile, un ancien chemin de fer s’étire entre vignes et collines. De Rosheim à Saint-Nabor, le Chemin des carrières offre 11 kilomètres de balade douce. Le tracé, entre nature et patrimoine, est baigné de lumière et ponctué de points de vue charmants. Une parenthèse champêtre à vélo, accessible depuis Strasbourg. On vous emmène avec nous ? 

Depuis Strasbourg, rien de plus simple pour s’offrir cette escapade. Un train TER vous dépose en moins de 30 minutes à la gare de Rosheim, petit joyau roman niché au pied des Vosges. En sortant du train, on n’a qu’à suivre les panneaux pour rejoindre la Voie Verte « Portes bonheur, le Chemin des carrières », qui commence à quelques minutes à peine du centre-ville.

Le temps de gonfler les pneus, de régler les sacoches, et c’est parti. Une douce montée s’engage, parfaitement adaptée aux cyclistes du dimanche, aux familles et aux promeneurs/ses. Pas de voitures à l’horizon : le calme règne. On longe des jardins potagers, des vergers, puis les vignes prennent le relais, encadrées par les collines du Piémont.

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Entre art, nature et mémoire

Ici, chaque coup de pédale s’inscrit dans une histoire vieille de plus d’un siècle. La Voie Verte suit fidèlement l’ancien tracé de la ligne de chemin de fer Rosheim–Saint-Nabor, mise en service en 1902. À l’époque, ce petit train transportait du porphyre extrait des carrières de Saint-Nabor, utilisé essentiellement pour l’entretien et la construction des routes de la région. 

En 1969, c’est le S’Bimel-Bähnel qui prend le relais et permet à plus de 3000 touristes par an de découvrir la ligne à bord d’un train folklorique à vapeur

La ligne a été définitivement fermée en 2002 à l’arrêt de l’exploitation de la carrière. Deux décennies plus tard, elle renaît sous une autre forme : celle de cette « Voie Verte » bucolique dédiée aux promeneurs/ses.

Pour rendre hommage à ce passé ouvrier, la voie est aujourd’hui ponctuée d’installations en acier corten, une matière brute qui évoquent à la fois la rouille des rails et la robustesse des outils d’autrefois. Conçues par l’architecte norvégien Reiulf Ramstad, ces œuvres dialoguent avec le paysage sans jamais le figer. Tantôt des bancs, tantôt des abris, tantôt des sculptures contemplatives : elles offrent des pauses autant physiques que symboliques.

Et pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, des panneaux pédagogiques jalonnent tout le parcours. On y découvre les secrets des carrières, la vie des cheminots, la richesse de la flore locale… Autant d’histoires qui donnent une âme à la promenade.

Un belvédère comme point d’orgue

À l’arrivée, 11 km plus loin, le village de Saint-Nabor dévoile une vue spectaculaire. Tout en haut du chemin, un belvédère contemporain, toujours en acier corten surplombe la vallée. Le panorama s’étire des toits alsaciens jusqu’à la plaine du Rhin, et par temps clair, on aperçoit même la Forêt-Noire au loin.

On gare nos vélos le temps d’une photo et d’un schlouck d’eau. Une dame s’exclame : « On se croirait presque au bout du monde ! » Son compagnon acquiesce, lunettes de vitesse sur le front et sourire aux lèvres. On savoure ce souffle de nature avant de redescendre tranquillement vers Rosheim… ou de grimper un peu plus haut, pour les plus courageux/ses !

Détente, culture ou défi sportif ?

Que vous soyez d’humeur flâneuse, curieuse ou sportive, le Chemin des carrières s’adapte à toutes les envies

En famille ou entre ami(e)s, vous pouvez pimenter la balade en louant une rosalie à Boersch. Ces drôles de véhicules à pédales se conduisent à plusieurs – l’excuse parfaite pour admirer le paysage sans (trop) transpirer.

Les plus téméraires choisiront peut-être de bifurquer à Ottrott, pour aller faire un coucou au Mont Sainte-Odile. Dix kilomètres d’ascension à 5% de moyenne : mieux vaut avoir des mollets un minimum affûtés. Mais là-haut, en guise de récompense : une vue spectaculaire sur toute la plaine d’Alsace !

Enfin, les amateurs/rices d’histoire et de belles pierres ne seront pas en reste. Chaque village du parcours a ses pépites à offrir.

Rosheim déploie ses maisons à colombages et son impressionnante église romane Saints-Pierre-et-Paul. Boersch charme avec ses remparts, ses portes fortifiées et ses petites ruelles fleuries. À Ottrott, les ruines des châteaux médiévaux se cachent dans les bois pour le plaisir des promeneurs/ses. 

Côté estomac, on recommande de tirer son repas du sac et de s’installer à même la nature pour profiter pleinement du cadre bucolique. Mais que les épicurien(ne)s se rassurent : les villages traversés sont jalonnés d’auberges accueillantes qui sauront ravir toutes les papilles et les gosiers amateurs de bons vins.

Rédactrice : Léa Meyer


Distance : environ 11 km pour la Voie Verte
Y aller : en TER depuis Strasbourg vers Rosheim, en voiture, à vélo
Itinéraire complet : le site officiel du Chemin des carrières


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