Bowling, toilettes publiques, nouvelle aire de jeux ou encore retour des petites voitures et des barques : le parc emblématique strasbourgeois de 26 hectares va sérieusement bouger cette année. On fait le point sur tout ce qui arrive en 2025.
« Le parc fait peau neuve. » Suzanne Brolly n’y va pas par quatre chemins : pour la Ville, en 2025, l’Orangerie rime avec changement. À première vue, cela ne sautait pas forcément aux yeux, le parc de 26 hectares semblant coincé dans l’immobilisme, après la fermeture du « zoo » en août 2022, suivie peu de temps après par celle du bowling en décembre de la même année.
Depuis, si « le parc attire toujours beaucoup de monde » selon l’adjointe à l’urbanisme, l’ensemble peut parfois donner l’impression d’une morne plaine. Mais cela est apparemment de l’histoire ancienne, puisque l’avenir du parc a été présenté lors d’une réunion publique le 27 février dernier. L’occasion de faire le point sur six nouveautés qui arrivent cette année.
Restaurant, billard, salon de thé et 32 pistes : le retour du bowling prévu pour décembre
C’était le sujet le plus attendu : l’annonce de la réouverture d’un tout nouveau bowling à l’Orangerie. Si sa fermeture en décembre 2022 avait laissé un immense vide au sein du parc, le vieux bâtiment plus que cinquantenaire était devenu une passoire thermique qu’il fallait absolument rénover.
Pour repartir de zéro, la SARL RIMEA a mené un projet de démolition-reconstruction, où les grues et pelleteuses s’en sont données à coeur joie. Désormais, il n’y a plus rien de l’ancien lieu, qui n’attend que d’être reconstruit. Dès mars 2025, le béton va donner vie à un projet ambitieux d’un coût de 12 millions d’euros, entièrement à la charge du propriétaire.
Côté bowling, il y aura 32 pistes, contre 24 précédemment, avec en plus des machines modernes et homologuées, permettant de diviser par quatre la consommation électrique totale de l’équipement. L’occasion d’accueillir de futures compétitions internationales. On pourra également y retrouver des bornes d’arcades et des jeux de fléchettes.
Niveau restauration, là aussi, le bowling met la barre plus haut : il y aura d’abord un restaurant de 330 m2 pour 189 couverts, avec à sa tête Grégory Reich, l’ancien chef de La Cuiller à Pot à la Petite France. Une brasserie de 177 m2 avec des tables de billard pourra accueillir 73 personnes, tandis qu’un salon de thé proposera des petites collations pour 45 personnes sur 96 m2. Enfin, trois salles de séminaires seront disponibles à l’étage et donneront sur le parc.
Pour pouvoir profiter d’un projet que beaucoup attendent avec impatience, il faudra encore attendre quelques mois, puisque le bowling est censé ouvrir ses portes en décembre 2025. On n’a jamais été aussi proches de pouvoir striker à nouveau à l’Orangerie ; une nouvelle qui fera du bien à tout le parc.
Enfin davantage de toilettes à l’Orangerie !
Comprises dans le projet du bowling, c’est une nouveauté qui va ravir les usagers/ères du parc : deux toilettes publiques, accessibles gratuitement depuis le parc et gérées par la Ville de Strasbourg. Si le dispositif ne sera pas disponible dans sa forme finale avant l’entrée en service du bowling [soit décembre 2025, ndlr], la Ville a tout de même prévu une solution.
Elle a en effet annoncé la mise en place de toilettes sèches, du 1er mars jusqu’au 31 octobre, accessibles 7j/7 et 24h/24. Il reste aussi celles de l’avenue de l’Europe, ouvertes de 10h à 17h les mercredis, samedis et dimanches. Vivement qu’il y en ait d’autres.
Un nouveau nom pour une nouvelle vie pour l’ancien « zoo »
L’un des gros changements apportés au parc de l’Orangerie concerne l’ancien « zoo », ainsi que sa mini-ferme. Fermé depuis août 2022, il a depuis progressivement repris vie, avec notamment une salle pédagogique animée par SINE et d’autres associations locales pour initier petit(e)s et grand(e)s à la nature, mais également une Maison d’initiation au comportement animal de l’Orangerie (MICADO).
Porté par Ethosph’R, le projet accueille des animaux sortis de laboratoires dans l’enceinte de l’ancienne mini-ferme, comme des cochons nains, des poules et des lapins, qui vivent leur meilleure vie. Il y aura également une antenne-relais du centre de soins pour la faune sauvage gérée par la LPO, qui permettra aux Strasbourgeois(es) d’avoir un point d’accueil pour les animaux en détresse. Enfin, la Fondation pour les ours proposera des animations sur les animaux sauvages et leur protection, en particulier les ours, loups et lynx.
Un investissement conséquent de 1,6 millions d’euros sur le site de la mini-ferme et de l’ancien zoo, qui s’accompagne également d’une consultation citoyenne afin de trouver le nouveau nom du lieu. Les Strasbourgeois(es) pourront ainsi choisir la nouvelle dénomination, en respectant quelques règles :
- Le nom devra faire référence aux animaux.
- Il devra avoir une identité marquée, et ne pas utiliser des termes trop vagues, comme « site » ou « centre ».
- Il devra être cohérent avec les nouvelles activités du site.
Il est possible de proposer son idée du 2 mars au 10 avril, en ligne via le formulaire, par courriel à [email protected] ou encore à la mini-ferme, lors d’animations organisées. Un jury sélectionnera ensuite trois finalistes et les Strasbourgeois(es) pourront alors choisir leur nom préféré du 1er au 30 mai.
Le retour des petites voitures et des barques depuis le 1er mars
On avait laissé Frédéric désemparé en octobre dernier, avec son activité de barques et de petites voitures en voie de disparition. Quatre mois plus tard, le soleil est revenu sur son activité, puisqu’il a rouvert sa concession le samedi 1er mars, après de longues réunions avec la Ville et les espaces verts pour trouver des solutions. Un échelonnement des loyers a été décidé, mais surtout, il est désormais autorisé à vendre des boissons à emporter non alcoolisées, une de ses demandes de l’époque.
Pour le moment, on pourra y retrouver du café local, du chocolat chaud, des cappuccinos et des sodas. Des bancs ont même été installés au niveau du canotage, pour pouvoir s’asseoir et boire un petit coup.
Bientôt, du thé devrait faire son apparition, ainsi que d’autres boissons fraîches type cafés frappés. Niveau horaires, les barques et petites voitures sont ouvertes les mercredis, samedis, dimanches et jours fériés. Après les vacances de Pâques, les horaires seront amenés à évoluer.
Le reste : une nouvelle grande aire de jeux en septembre et de quoi bien manger
Si le parc de l’Orangerie comprend plusieurs aires de jeux pour les enfants, une nouvelle aire va bientôt faire son apparition, du côté de l’araignée située près des petites voitures. Pour le moment, les jeux de la tour et du bateau ont été démontés et une aire de jeux temporaire a été installée.
À partir de septembre, l’aire de jeux publique sera entièrement rénovée, pour le plus grand plaisir des enfants. D’ailleurs, de nouveaux jeux ainsi qu’un petit avion vont bientôt être installés dans le parc.
Enfin, il y aura de nouveau de quoi grignoter au sein du parc. Alors que les deux kiosques alimentaires du parc « devaient être rénovés » selon Suzanne Brolly, la Ville a lancé deux appels à manifestation d’intérêt (AMI) pour les occuper.
Un kiosque a déjà eu son lauréat, et les travaux sont en cours pour une nouvelle offre alimentaire qui devrait bientôt arriver. Le credo ? « On n’avait pas envie d’avoir des stands de malbouffe dans le parc », selon l’adjointe à l’urbanisme. Un second AMI sera lancé cette année pour occuper l’autre kiosque. Le parc de l’Orangerie n’a jamais été aussi proche d’une nouvelle vie !





Tout ça est très bien, mais les places près du parc ne sont elles pas devenues payantes? Il me semble que oui. Du coup, pas accessible pour ceux qui habitent dans des quartiers très éloignés de l’orangerie.