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Stationnement payant et parc de l’Orangerie 2.0 dès 2024 : ce que Strasbourg a décidé hier

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Le soleil est de retour ce 24 juin pour le dernier conseil municipal avant l’été. Nos élu(e)s reviennent avec leur parasol et crème solaire, dans un contexte plus nuageux que la météo strasbourgeoise. Les débats seront-ils enflammés, orageux, ou pluvieux ? La réponse dans ce débrief de près de 12h de politique locale, notre série politique préférée.

Un ordre du jour extrêmement dense pour cette dernière avant les vacances : 76 points, dont 26 retenus. En outre, 1 motion et 10 questions orales complètent le gâteau municipal. On risque fort l’overdose, surtout avec ces chaleurs.

Pour mettre un peu de diversité entre le beurre et le sucre, les sujets du jour sont variés : stationnement, T’Rêve, habitat indigne, parc pédagogique à l’Orangerie et législatives. Un peu de recyclage, mais il n’y a pas de petits gestes dans un hémicycle à majorité écologiste.

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conseil municipal hémicycle
© Ville de Strasbourg / Capture d'écran

Le sujet chô : 4e tour de piste sur le stationnement

C’est forcément un des sujets les plus chauds du mandat écologiste : on ne compte plus les délibérations sur le sujet du stationnement. Pas rassasié(e)s, nos élu(e)s remettent la gomme pour plusieurs sujets d’importance.

Streeteo c'est finito

On vous en parlait récemment : à partir de décembre 2025, Streeteo c’est terminado à Strasbourg. La fin d’une entreprise qui concentrait les critiques des Strasbourgeois(es) mais aussi de tous les élu(e)s du conseil. À la place, la municipalité décide de la remplacer par une Société publique locale (SPL), une société de droit privée, mais avec un actionnariat 100% public, « un outil utilisé par les collectivités pour mener un certain nombre de missions de service public », selon Syamak Agha Babaei dans nos colonnes.

Pour expliquer rapidement l’intérêt d’une SPL, si la Ville veut innover sur la façon de gérer le stationnement, elle aura toute la liberté de le faire, sans passer par des négociations avec des acteurs privés. En gros : la Ville décidera de la politique de stationnement à appliquer, et la SPL appliquera. Et selon Pierre Ozenne, « les recettes dégagées seront réinvesties sur le territoire en termes de politiques innovantes de stationnement ».

La fin de Streeteo n’est pas le paradis.
Jean-Philippe Vetter (LR)

Si toute l’opposition se réjouit de la fin annoncée de Streeteo, cela n’empêche pas les critiques. Jean-Philippe Vetter (LR) parle « du retour en force de la force publique » envers Streeteo, « un épouvantail pour les Strasbourgeois ». Il nuance ensuite : « Si la SPL perd de l’argent ce sera de l’argent des Strasbourgeois : on construit un Léviathan avec beaucoup de ressources et il va falloir être extrêmement fin dans la gestion des deniers publics. »

Pierre Jakubowicz (Centristes et Progressistes) craint de nouvelles contraintes et sanctions, tandis que Nicolas Matt (Centristes et Progressistes) dénonce une stratégie marketing pour « faire passer en douceur des réformes brutales ». « Une colère mal placée », selon Syamak Agha Babaei qui demande « à débattre du fond », tandis que Pierre Ozenne déclare « qu’on ne peut pas en conseil municipal être un écho de café du commerce ».

Deux SPL sont ainsi mises en place, une pour le stationnement en voirie gérée par la Ville et l’autre pour le stationnement dans les parkings gérée par l’Eurométropole. Leur création est adoptée à 43 voix pour 9 abstentions.

stationnement strasbourg
© Nicolas Kaspar / Pokaa

Les places violettes pérennisées et de nouveaux forfaits pour les garagistes

Après un premier tour sur les chapeaux de roues, nos élu(e)s appuient sur le champignon et passent la seconde avec un double sujet : la pérennisation des places violettes, ainsi qu’un nouveau forfait stationnement pour les garagistes.

Concernant les places violettes, les 200 déjà déployées sont maintenues. Niveau tarifs :

  • Jusqu’à 30 minutes de stationnement : 50 centimes.
  • Jusqu’à 1h de stationnement : 1€ cumulé.
  • Jusqu’à 1h30 de stationnement : 2€ cumulés.
  • Au-delà de 1h30, c’est le forfait de post-stationnement qui s’applique, soit 35€.

Enfin, le déploiement de places à tarification violette sera possible jusqu’à 10% des emplacements de stationnement payants existants. Concernant le forfait pour les garagistes, il s’établit au tarif de 3€ par jour et par véhicule traité, avec une limite de 10 véhicules par jour.

L’opposition n’est pas aussi enthousiaste que la majorité sur le sujet. Pierre Jakubowicz critique « une délibération initiale brouillonne et mal conçue ». Faisant dans la métaphore arboricole, il dénonce « un arbre malade avec un tronc branlant ».

Il propose 4 amendements pour compléter la délibération, dont la création d’un forfait pour les aidants familiaux. Il est rejoint dans ses critiques par Pernelle Richardot (PS), mais également Elsa Schalck (LR) qui regrette un « petit correctif insuffisant et une politique injuste qui devient illisible ».

Un conseil municipal sans stationnement ce n’est pas un conseil municipal.
Pierre Ozenne, adjoint à l'espace public

Pierre Ozenne refuse tous les amendements, mais annonce qu’un dispositif en faveur des aidants familiaux sera probablement examiné à la rentrée. De son côté, Jeanne Barseghian déclare : « Simplifier la vie des Strasbourgeois c’est d’avoir une palette de solution de mobilité et non pas les rendre dépendants d’une seule solution, qui plus est extrêmement chère. »

Contre les critiques d’appauvrissement du centre-ville, la maire de Strasbourg fait une Thierry Henry : « J’ai un scoop pour vous : il n’y a jamais eu aussi peu de voitures dans notre métropole, et il n’y a jamais eu autant de monde dans notre centre-ville. » La délibération est votée à 40 voix pour 10 voix contre et 11 abstentions, dont celles des communistes, toujours pas convaincus par les réformes de stationnement de leur partenaire de la majorité.

place violettes illu
© Vivien Latuner / Pokaa

La refonte de la tarification solidaire

La municipalité a décidé de refondre complètement la tarification solidaire dans les services publics. Si le sujet n’est pas directement lié au stationnement, il aura néanmoins de grandes conséquences pour les Strasbourgeois(es) payant l’abonnement résident.

Très concrètement, pour les barèmes, elle utilisera à partir de l’automne un quotient familial (QF) unique plus simple avec la suppression des statuts sociaux (chômeurs/ses, bénéficiaire du RSA…) et la mise en place d’un nouveau mode de calcul harmonisé pour toutes les prestations. Le quotient familial unique sera indépendant de celui de la CAF et s’appuiera sur celui des impôts. Pour les matheux/ses du groupe, voici la formule :

QF unique = (Revenus imposables)/(Nb de parts fiscales + Ajustement personne isolée)

stationnement strasbourg
© Nicolas Kaspar / Pokaa

« Plus simple, plus lisible, plus juste et plus équitable » selon Syamak Agha Babaei, le système prend en compte la surreprésentation des personnes seules et des familles monoparentales sur le territoire strasbourgeois [49,8% de ménages d’une personne et 10,3% de familles monoparentales, ndlr] dont le quotient familial unique sera ajusté d’une demi-part. En somme : cette refonte des grilles tarifaires permettra à un plus grand nombre de personnes en situation de précarité de bénéficier des tarifs les plus bas.

Cela s’appliquera également au stationnement résident à compter de l’automne 2024. Pour faire simple, la majorité des personnes basculera à un échelon en-dessous, permettant d’augmenter considérablement le nombre de bénéficiaires de la tarification à 15€. Cette délibération est adoptée à l’unanimité avec 57 voix pour.

stationnement strasbourg
© Nicolas Kaspar / Pokaa

Ce qui va changer pour Strasbourg et les Strasbourgeois(es)

La T'Rêve à la Cave à Vins puis à Koenigshoffen à partir de 2028

Quatre mois après les précédents débats, le sujet de la T’Rêve revient dans l’arène municipale. Le 18 janvier dernier, et un jour seulement après son anniversaire, le centre d’accueil de jour pour les personnes sans-abri a été touché par un incendie. Relocalisé depuis au Shadok, il est prévu qu’il déménage à la Coop, dans la Cave à Vins, pour un surcoût d’aménagement de 424.000 € HT.

Dans le même temps, la municipalité s’attelle à la programmation de la Cave à Vins, avec l’arrivée de l’espace égalité et son extension, une salle polyvalente et des activités de restauration, de loisirs et d’animation. Enfin, la Ville prépare également le futur, puisqu’elle se propose d’acquérir le bâtiment du Centre culturel turc de Strasbourg, l’ancienne chaufferie du parc Gruber à Koenigshoffen. Le lieu aura pour but d’accueillir la T’Rêve à partir de 2028 pour 1.310.000 €.

Si la décision d’acheter le bâtiment à Koenigshoffen est partagée par toutes et tous, celle d’installer temporairement la T’Rêve dans la Cave à Vins n’est pas aussi consensuelle. Pierre Jackubowicz dénonce « un opportunisme foncier » plutôt « qu’une réflexion sur la pertinence du lieu ». Pour lui, le lieu devrait être un endroit de convivialité à destination du quartier, et non pas un accueil de jour comme l’est la T’Rêve. Ses réflexions sont partagées par Nicolas Matt, qui essaye de faire un lien entre l’installation du lieu à la Coop et les problèmes de stationnement du quartier [audacieux, ndlr].

Un débat qui met Jeanne Barseghian « mal à l’aise ». La maire de Strasbourg ne comprend pas « des questions soi-disant innocentes qui jettent la suspicion sur le lieu et viennent diviser plus que rassembler. C’est un lieu d’accueil inconditionnel, nous ne faisons aucune distinction ». Courroucé, Pierre Jakubowicz répond : « Un contexte électoral n’autorise pas à jeter l’opprobre sur vos opposants ».

Finalement, si l’achat du Centre culturel turc est voté à l’unanimité, le déménagement de la T’Rêve est voté à 50 voix pour et 4 abstentions, toutes dans la majorité présidentielle.

Le nouveau parc pédagogique de l'Orangerie commence sa nouvelle vie à l'été 2024

Un an après l’esquisse du futur du lieu, le conseil municipal acte la nouvelle forme que prendra le parc pédagogique au sein de l’Orangerie, « parc le plus emblématique des Strasbourgeois » selon Marie-Françoise Hamard (Écologistes). Avec une ligne directrice : « Fini l’animal objet. »

Une subvention annuelle de 250.000 € et la mise à disposition des locaux sont prévues pour accompagner le projet lauréat. Finalement, il y en a deux : un mené par l’association Strasbourg Initiation Nature Environnement, la Ligue de Protection des Oiseaux, d’Ethosph’R, Alsace Nature et le GEPMA ; l’autre par la Fondation allemande « Bärenpark GmbH » (Fondation pour les ours).

Les premiers veulent mettre en place un lieu d’éducation à la nature et à l’environnement, dans toute l’enceinte du parc de l’Orangerie et dans la salle pédagogique de la mini-ferme, une antenne-relais pour la faune sauvage en détresse, dans le bâtiment historique de l’ancien zoo de l’Orangerie et le premier centre d’initiation à l’éthologie, dans les locaux de la mini-ferme. Le second proposera des conférences et des animations sur la vie des ours, loups et lynx, leur protection et leur réintroduction.

zoo orangerie
© Nicolas Kaspar / Pokaa

Les débats restent cordiaux, Nicolas Matt regrettant toutefois que ce « projet important » se soit fait « en sous-marin ». Il déplore qu’aucun membre de l’opposition ni de l’atelier de quartier n’ait été présent à l’élaboration du projet. De son côté, Catherine Trautmann (PS) regrette que la gratuité ne soit pas effective partout dans le projet : « Il faut que ce parc soit également un parc de quartier. »

Pour la première remarque, Carole Zielinski (Écologistes) et Jeanne Barseghian lui rappellent que le projet tombe sous le coup de la convention pluriannuelle d’objectifs, une instance technique qui rend compliqué d’y intégrer un membre de l’atelier de quartier. De son côté, Marie-Françoise Hamard rappelle à l’ancienne maire de Strasbourg que la gratuité n’était pas de base à l’époque du zoo, avec la mini-ferme qui avait un accès payant. « Les tarifs seront les plus bas possibles », assure l’élue.

Finalement, le point est adopté à l’unanimité à 50 voix pour. Niveau date, la salle pédagogique de la mini-ferme pourra être mise à disposition dès l’été 2024. Le reste se fera dans le courant de l’année 2025, alors que le centre de soin sera livré en 2027.

zoo orangerie
© Nicolas Kaspar / Pokaa

Le décryptage : les législatives infusent le débat municipal

Le contexte politique national étant extrêmement tendu en cette période de législatives anticipées, il était impensable que nos élu(e)s ne l’évoquent pas. Si le sujet a été évoqué brièvement durant quelques points, c’est à la fin de l’ordre du jour traditionnel que les débats sont montés d’un cran.

Écologistes, Communistes et Socialistes présentent en effet une motion contre l’extrême droite, dans une sorte de Nouveau front populaire strasbourgeois. Un texte retravaillé et amendé de sa version initiale, lu à trois voix par Catherine Trautmann, Hülliya Turan (Communistes) et Benjamin Soulet (Écologistes), rappelant « le souvenir des racines de l’extrême droite dans les heures sombres de Vichy, illustrées par la propagation de thèses révisionnistes et antisémites, et de l’apologie aggressive du colonialisme ». Un texte « dans lequel il n’y a rien contre quoi vous puissiez vous opposer » selon Jeanne Barseghian en parlant à son opposition. C’est mal la connaître.

Un bloc mettant au même niveau extrême droite et extrême gauche

En même temps, si l’on suit quelque peu l’actualité politique nationale, on pouvait se douter que les nuances politiques allaient s’imposer dans l’hémicycle. LR annonce ne pas apposer sa signature, dénonçant une rupture avec une tradition républicaine par les mots de Jean-Philippe Vetter qui critique « tous les extrêmes » et des « propos de certains membres d’extrême gauche ». Une ligne partagée par les membres de la majorité présidentielle.

Ayant décidé de retirer sa motion sur « l’homophobie des extrêmes », envoyée la semaine dernière à la presse, Rebecca Breitman (Centristes et Progressistes) se place définitivement en campagne législative [elle est candidate dans la 2e circonscription de Strasbourg, ndlr]. Après s’être montrée très ferme sur son rejet du RN, elle évoque aussi l’antisémitisme et une supposée homophobie de candidat(e)s du Nouveau Front populaire, sans jamais donner d’exemples précis, passant sous silence les propos transphobes tenus par Emmanuel Macron le 19 juin dernier.

Si nous ne sommes pas capables de dénoncer l’antisémitisme des uns et des autres alors je considère que nous ne sommes pas à la hauteur de l’événement.
Pernelle Richardot (Faire Ensemble)

Pierre Jakubowicz met également sur un même plan l’extrême droite et l’extrême gauche, et dénonce les « silences et les lignes rouges ». Enfin, Nicolas Matt déclare que : « L’extrême gauche est aussi dangereuse que l’extrême droite pour la République. » Il propose même de réaliser une motion contre l’extrême gauche.

Enfin, Pernelle Richardot évoque, dans une intervention très solennelle, « la responsabilité immense du président de la République » et rappelle que le RN « sont les héritiers des milices de 1940 ». Elle renvoie elle aussi l’extrême droite et l’extrême gauche dos à dos, déclarant : « Ce péril nous oblige à nous rassembler. » Elle annonce qu’elle ne prendra pas part au vote si tout le monde ne signe pas la motion.

pernelle richardot
© Conseil municipal 24 juin / Capture d'écran

« Diaboliser la gauche prépare l’extrême droite » : un Nouveau Front populaire strasbourgeois

Pour la majorité forcément, autre son de cloche. Selon Salem Drici (Écologistes), « parler des extrêmes dos à dos sert les intérêts du RN, parti aux racines hideuses ». Aurélien Bonnarel (Communistes) rappelle lui la déclaration de Dominique de Villepin appelant à voter contre le RN, même si c’est pour le Nouveau Front populaire. « Un positionnement rare à droite et au centre » regrette l’élu et « une assimilation inacceptable et pas à la hauteur du moment actuel ».

Syamak Agha Babaei déclare lui que « la lutte contre l’extrême droite ne souffre ici d’aucune ambiguïté », ajoutant que « le RN se dise ami des personnes juives pour taper sur les personnes musulmanes… ne tombons pas non plus dans le panneau ». Il rappelle également que la gauche n’a jamais failli à faire barrage, et que « si des candidats de droite ou du centre sont mieux placés, [aux législatives, ndlr], on appellerait de toutes nos forces à voter pour ». Un barrage différent par exemple de celui d’Aurore Bergé (majorité présidentielle), qui a déclaré sur Europe 1 ce lundi que « le meilleur rempart au Front populaire, ce n’est pas le RN, c’est nous ».

Je comprends vos nuances et vos différences, le combat est commun mais ne tombez pas dans le piège de mettre une équivalence entre le Nouveau Front populaire et le RN.
Syamak Agha Babaei, 1er adjoint à la maire de Strasbourg

En tant que binational, le 1e adjoint réaffirme que : « Si le RN arrive au pouvoir, il y a un certain nombre de personnes qui vont devoir faire des choix pour rester en France. » Une référence à l’annonce de Jordan Bardella de réserver « les postes les plus stratégiques de l’État » aux « nationaux Français ». Du côté de Jeanne Barseghian, la maire se félicite d’abord de l’absence d’élu(e)s d’extrême droite dans le conseil municipal et remercie Jean-Philippe Vetter de sa prise de position contre la décision d’Éric Ciotti de rejoindre le RN.

Elle poursuit, visant l’opposition : « Il y a une chose sur laquelle on ne pourra pas s’entendre : quand vous êtes favorables à un État de droit, vous ne pouvez pas dire que LFI est d’extrême gauche alors que le Conseil d’État le classe à gauche. Renvoyer dos à dos le RN et le NFP, ce n’est pas le même projet de société qui est défendu, ce ne sont pas les mêmes conséquences. Il y aura des choix à faire le soir du premier tour en cas de triangulaire [alors que Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, a annoncé que les élu(e)s écologistes se désisteraient si en 3e position en triangulaire, ndlr] et chacun aura sa part de responsabilité. »

jeanne barseghian
© Conseil municipal 24 juin / Capture d'écran

Une motion votée sans la droite et le centre... et avec un PS divisé

Dans une logique de main tendue, elle accepte la proposition de Pernelle Richardot d’ajouter une phrase dans la motion, mais cette dernière demande également d’intégrer l’amendement de Jean-Philippe Vetter sur la lutte contre tous les extrêmes. La maire refuse, et la motion est finalement votée à 48 voix pour… sans les voix de la droite et du centre.

Petite information intéressante : Catherine Trautmann et Céline Geissmann ont voté la motion avec la majorité écologiste et communiste. Une petite scission dans un groupe Faire Ensemble où Dominique Mastelli et Pernelle Richardot n’ont pas pris part au vote, la seconde restant « fidèle et claire dans la position qui était la mienne et sans [se] déjuger ».

détail vote motion
© Conseil municipal 24 juin / Capture d'écran

Habitat indigne, foot et ATSEM : le reste du conseil municipal en bref

Parce que le conseil municipal n’est jamais un fleuve tranquille [en revanche il est toujours long, ndlr], petit résumé de quelques points intéressants qui n’ont pas été développés dans le récap’ :

  • Pour se mobiliser contre l’habitat indigne, la municipalité a adopté une stratégie municipale sur la question, en signant la convention du Pôle Départemental de Lutte contre l’Habitat Indigne du Bas-Rhin. Revoir les débats ici.
  • Après des débats houleux le 22 mai dernier, nos élu(e)s ont refait le match sur la situation des clubs de foot amateurs strasbourgeois. En réponse, une mission d’information et d’évaluation a été mise sur pied, votée à l’unanimité. Revoir les débats ici.
  • Pour prendre en compte la pénibilité du travail des ATSEM, la municipalité a décidé de baisser le temps de travail à 32h/semaine. Une première en France votée à l’unanimité à 47 voix pour. Revoir les débats et explications ici.
  • Le Budget participatif prend un coup de neuf. Le dispositif possède désormais son règlement intérieur, permettra le vote papier, concernera des projets au coût estimé de réalisation inférieur ou égal à 200.000 € TTC et devra être réalisable dans les deux années qui suivront le vote. Revoir les explications.
  • Enfin, la Ville tente une expérimentation en tant que Territoire zéro non-recours aux droits. Aujourd’hui, 34% des personnes ne demandent pas leur droit au RSA, 50 % au minimum vieillesse et 30 % à l’assurance chômage. L’expérimentation sera menée dans le quartier Ampère, dans le Neudorf. Revoir les débats ici.

Le point bingo

bingo juin 2024
© Célia Van Haaren / Pokaa

Il est 21h40 lorsque ce conseil municipal se termine. Quelques gros sujets pour les années à venir ont été lancés, et le stationnement a occupé une partie des débats, avant que les législatives ne prennent le relais. C’est désormais les vacances pour la politique locale, même si le 30 juin et le 7 juillet arrivent vite et auront forcément des répercussions. En attendant, bonnes vacances et on se revoit en septembre pour la reprise de notre série strasbourgeoise préférée.

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