Hier, on vous annonçait que le sort du GCO pouvait se jouer ce mardi 16 novembre. En effet, la cour d’appel de Nancy devait se prononcer sur le recours de Vinci/ARCOS concernant la décision du tribunal administratif de Strasbourg le 20 juillet dernier, qui avait suspendu la mise en service de l’autoroute payante. Les militants anti-GCO attendaient le verdict avec impatience, alors que Vinci avait organisé une opération de communication en grande pompe le week-end dernier pour faire découvrir le GCO.

C’est dans l’après-midi que le verdict est tombé. La cour d’appel de Nancy a suspendu la suspension de mise en service du GCO, décidée en juillet dernier par le tribunal administratif de Strasbourg. Conséquence ? Vinci et ARCOS ne sont plus tenus par la justice d’attendre jusqu’à mai 2022 pour mettre en service leur autoroute payante de 24 km. Désormais, et même si la décision de la cour d’appel de Nancy n’équivaut pas à une autorisation d’ouverture, Vinci et ARCOS peuvent à nouveau tranquillement s’affairer au lancement du GCO. Ils espéraient une date à la mi-décembre et c’est donc probablement à ce moment-là qu’il ouvrira. Mettant ainsi fin à une tradition alsacienne des autoroutes gratuites.


Quelques recours possibles

Néanmoins, cela ne veut pas dire que l’affaire est finie. Les militants anti-GCO ont la possibilité de déposer un recours devant le Conseil d’État, mais cet éventuel appel ne serait pas suspensif. En outre, Vinci/ARCOS et l’État, et donc la préfecture du Bas-Rhin, devront toujours rédiger de nouveaux arrêtés pour régulariser la situation, qui sera jugée en mai prochain le tribunal administratif de Strasbourg. Entre temps, le GCO aura ainsi eu tout le loisir d’accueillir ses premières voitures et camions. Sans que cela change quoi que ce soit en termes de pollution à Strasbourg et ses alentours, comme le révèle une étude d’ATMO Grand Est. Alors que c’était l’un des objectifs phares du projet.

La décision redoutée par les militants anti-GCO est malheureusement tombée. L’autoroute payante de Vinci va pouvoir accueillir ses premiers véhicules dans les mois à venir. Une bonne nouvelle pour tous les défenseurs, et notamment d’anciens hauts responsables politiques, pour un projet débuté dans l’irrégularité. Victoire de Vinci, camouflet pour l’écologie.

5 COMMENTAIRES

  1. Bonjour pokaa,
    Je lis souvent vos articles, très intéressants au passage ! Bravo 🙂
    Juste une remarque sur l’étude que vous mentionnez « Sans que cela change quoi que ce soit en termes de pollution à Strasbourg et ses alentours, comme le révèle une étude d’ATMO Grand Est. Alors que c’était l’un des objectifs phares du projet ».
    Cette étude montre la diminution de la pollution sur l’autoroute traversant la métropole contrairement à vos dires. Seul une augmentation est constaté le long du GCO sans impliquer d’habitants contrairement au cœur de la métropole.
    Merci pour votre temps. Cordialement.

  2. Merci de corriger votre article. Avez vous lu la conclusion du rapport Atmo Grand est joint ?
    « baisse notable des niveaux de pollution aux abords de l’axe autoroutier traversant l’Eurométropole de Strasbourg et augmentation des concentrations polluantes à proximité de l’A355 » : en comparaison de la situation actuelle sans route, il est normal que le GCO pollue, mais dans l’ensemble beaucoup moins de personnes seront exposées !
    En témoigne la phrase qui suit « les populations potentiellement exposées à des dépassements des normes de qualité de l’air : une évolution favorable avec environ 1000 habitants de moins habitant dans les zones de dépassement de valeurs limites européenne par rapport à la situation 2015. »
    Le GCO est donc une avancée pour la qualité de l’air que nous respirons à Strasbourg, qui justifie la mise en place de mesures supplémentaires sur l’A35 (via le détournement sur le GCO des camions/transits).
    Ce genre de désinformation / mauvaise interprétation pose question… impact sur les écosystèmes de la zone GCO oui, mais avancée pour la santé publique et les écosystèmes d’une des villes les plus polluées de France.

  3. Quel défense des champs de mais ? 60 ans originaire d’une famille rurale d’Ittenheim , dans les années 60/ 70 les champs ne faisait qu’un demi hectare 2 tout au plus ,c’était un jardin il y avait des vergers c’était très varié d,il y avait à ittenheim au moins 30 famille d’agriculteurs tous avec quelques vaches cochons poule lapins etc… aujourd’hui au mieux 4 ou 5 familles qui se partagent le ban de la commune , une culture domine ben oui la monoculture de mais , dans le sol plus de vers de terre la terre est stérile car le mais ( transgenique mais on ne vous le dira pas ) à besoin d’un sol propre ( stérile, merci monsento) et maintenant on accuse le gco, mais le mal est fait depuis 50 ans merci messieurs Hamman, Hoeffel et consort donc tant qu’à critiquer regardez devant votre porte en 50 ans qu’avez vous fait rien les remembrement ont tout détruit,et vous vous réveillez aujourdh’ui . Petit rappel entre 1960 et 1970 un agriculteur qui tuait un hamster était gratifi de ( trouver l’erreur) une amende , une fessée, un Pascal.
    Avez vous trouvé ben oui un pascal ( 100 ff)
    Ben bonne reflection ?

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