Du fait de la période si particulière que nous traversons depuis maintenant presque un an, le rapport aux médias, à la presse et à l’information est devenu conflictuel pour beaucoup d’entre nous. Du lever au coucher, à la radio ou dans les journaux, à la télé ou sur internet, on avale une quantité d’actualités phénoménale, dont la plupart impactent malheureusement notre moral de manière significative. 


Attention cependant ! Loin de moi l’idée de remettre en cause le principe même de l’information : on ne peut pas faire de déni dans un pareil contexte, ni édulcorer la vérité. Il est important de savoir, autant qu’il est important d’apprendre à se nourrir intelligemment dans la masse de contenu à laquelle nous sommes continuellement exposés. 

Quoi qu’il en soit, je pense que nous sommes d’accord pour dire que nous ne manquons pas de moyens pour nous tenir à jour dans l’actualité ces temps-ci. Alors plutôt que de rajouter une énième couche au mille-feuille, j’ai choisi de m’intéresser uniquement aux bonnes nouvelles. Non pas pour remplacer l’info, simplement pour la compléter, pour vous changer les idées. Disons que si le journal de 20h est un gigot d’agneau bien lourd, je vous propose le petit digestif de fin de repas. Allons-y gaiement pour un petit shot de quatre gorgées de good news tout droit sorties du mois de février.


Les masques tombent le masque

Ce début d’année 2021, c’était la foire à la grosse news côté masques. Déblayons un peu tout ça !

D’abord, on a la start-up française Bioserenity qui s’apprête à lancer un nouveau modèle de masque virucide. Oui, vous avez bien lu… Dézingueur de Covid ! On le sait, la campagne de vaccination avance, mais on sait aussi que ce n’est pas demain la veille qu’on va pouvoir sortir s’envoyer des gros doubles jaunes en terrasse sans masque sur le nez. Et si bal masqué il doit y avoir, autant que ce soit avec un produit véritablement efficace.

Avec l’entrée en scène des variants du coronavirus, certains modèles de masques de protection ont montré leurs limites et le Conseil scientifique déconseille à présent l’utilisation de masques artisanaux au profit des masques chirurgicaux à usage unique (en théorie). C’est dans ce dernier domaine que l’entreprise Bioserenity a pu innover en s’appuyant sur un solide partenariat avec des chercheurs de l’Université de Lille, du CNRS, de l’Inserm et du CHU de Lille.

Concrètement, la technologie implantée dans ce masque, baptisée Cidaltex, à la capacité de « désactiver les agents pathogènes [virus et bactéries] présents dans les gouttelettes et les particules les plus fines du flux de respiration ». Le prix de vente à l’unité n’a pas encore été communiqué. Toutefois, de décret gouvernemental encadrant le prix de vente des masques à un prix maximum de 95 centimes l’unité est toujours en vigueur, cette mesure ayant été prolongée. Rappelons que cet encadrement de prix concerne la « vente de masques à usage unique quelle que soit leur dénomination commerciale« .

Les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là. D’un autre côté, les sociétés industriels Chamatex et Zebra, viennent de mettre au point un masque qui pourrait bien ravir le sportifs, c’est à dire beaucoup des gens qui ont un corps différent du mien. 

Vendus sous la marque de Sport Salomon, ces masques fabriqués en microfibres allient confort, légèreté, maintien mais aussi respirabilité… De catégorie 1, ils seront donc autorisés en France et pourraient peut-être permettre une réouverture plus précoce des stations de ski ?  Seul l’avenir nous le dira !

Les 10.000 premiers masques de sport « 100 % made in France » devrait être commercialisés à la fin du mois et vendus autour de 20 euros pour la version de course « classique », et 40 euros pour la pratique des sports d’hiver. Ça donne (presque) envie de s’y mettre.

© Samuel Campion


Strasbourg, terre d’espoir pour le monde de la culture ?

Décidément, Jeanne Barseghian n’en finit plus de planter des graines. Lors de la visite du premier ministre à Strasbourg le 23 janvier dernier, cette dernière a proposé à Jean Castex, que notre ville expérimente une ouverture progressive des lieux culturels. 

On se calme de suite, on est encore très loin de pouvoir labourer la terre de nos festivals préférés. L’idée serait d’amorcer le début, du commencement d’une reprise, avec un déroulement progressif qui se concentrera d’abord sur des publics spécifiques comme les scolaires, les étudiants ou les personnes fragilisées par la situation actuelle. 

Anne Mistler, adjointe à la culture de la ville de Strasbourg a partagé ressentir une forme « d’impatience et de tristesse » pour les habitants de la ville qui ont l’habitude de fréquenter les lieux culturels. C’est de ce constat que part la démarche de Jeanne Barseghian.

Première priorité pour la maire, renforcer les protocoles sanitaires dans les lieux de culture. Bien que déjà très strictes avant le reconfinement, il est important de redoubler d’effort sur cette question sanitaire estime Anne Mistler. Dans un second temps, l’objectif pour la ville de Strasbourg sera de proposer à ces « publics ciblés » de retrouver le chemin des salles de spectacle, des musées et des cinémas.

Plus concrètement, une première victoire serait de proposer à des groupes de 10 personnes de visiter les musées de la ville, accompagnés par des médiateurs. Une autre piste est d’accueillir des petits groupes de différentes classes pour des ateliers, qui pourraient se rendre dans une salle de spectacle. Cet accueil se déroulerait systématiquement avec une jauge limitée mais permettrait de proposer à nouveau des activités culturelles aux Strasbourgeois.

Si notre Président répond positivement à cette expérimentation, on imagine combien elle sera suivie avec attention à l’échelle nationale, avant d’être un jour peut-être, appliquée dans d’autres villes. 

© Bartosch Salmanski


Le Sri Lanka renvoie des déchets illégaux en Grande-Bretagne

Pour notre section internationale, partons cette semaine faire un tour en Asie. Après la Chine, c’est au tour des pays d’Asie du Sud-Est de dire stop à l’afflux des déchets des pays riches, parfois exportés illégalement. C’est ainsi que le Sri Lanka vient de refuser des déchets venus de Grande-Bretagne, renvoyés à leur destinateur… Oui, car si il est encore nécessaire de le rappeler, l’Asie n’est pas la poubelle du monde occidental.

C’est un sujet qui concerne de nombreux pays, du Japon jusqu’aux pays occidentaux. Pendant des décennies, l’archipel nippon s’était débarrassé de ses poubelles en les envoyant se faire recycler ou incinérer en Chine et en Asie du Sud-Est, au même titre que l’Europe et les USA. Heureusement, la fin de cette aberration avait sonné en 2017, quand la Chine avait annoncé refuser l’import de déchets étrangers.

C’était alors au tour de la Thaïlande, de l’Indonésie ou du Vietnam de devenir les destinations des poubelles occidentales et japonaises. Là-bas même que finissait une bonne partie de nos déchets courants. Mais la triste époque où les pays riches pouvaient impunément se débarrasser à moindre frais de leurs ordures n’a jamais été aussi proche de sa fin. En 2018, c’était au tour de la Thaïlande d’interdire l’importation de déchets pour ne pas devenir la « poubelle du monde ».

Et en fin septembre 2020, c’était au tour du Sri Lanka. Le pays insulaire a renvoyé en Grande-Bretagne des conteneurs d’ordures reçus entre septembre 2017 et mars 2018 dans le port de la capitale, Colombo. Selon la douane, ces 21 conteneurs représentent 260 tonnes de déchets qui ont été amenées sur l’île en violation des lois internationales.

Alors certes, vous me direz, c’est une bonne nouvelle qui ne devrait même pas en être une. Toutefois, on peut à présent entrevoir dans un futur proche, une évolution qui va dans le sens de l’humanité et du respect mutuel international. Les pays riches ne pourront plus se voiler la face et compter sur l’Asie – à qui ils reprochent par ailleurs de polluer les océans – pour s’occuper de leurs ordures. Ils devront à présent se poser la question de la quantité astronomique de déchets qu’ils produisent et s’interroger sur les procédés développés pour la réduire ainsi que la pollution environnementale qu’ils génèrent sur terre comme en mer.

© Envato Elements


La plus vieille brasserie du monde découverte en Égypte

Alors qu’en France, on en a plus vu la couleur depuis plusieurs mois, en Égypte, la « plus vieille brasserie à grande échelle au monde » aurait été découverte par des archéologues lors d’une mission égypto-américaine, selon une information du ministère du Tourisme au Caire relayée ce samedi. En voilà une belle trouvaille qui nous rappelle encore une fois qu’on a rien inventé niveau picole.

Le secrétaire général du Conseil général des antiquités égyptien, Mostafa Waziri, a précisé que la brasserie était composée de huit « unités de production », de larges zones contenant environ 40 grandes bassines en terre cuite disposées en deux rangées.

Et je vous le donne dans le mille, c’est bien sûr de la bière qui y était brassée. Des grains mélangés à l’eau étaient chauffés dans les récipients. Matthew Adams, qui a dirigé la mission archéologique, a de son côté indiqué que 22.400 litres de bière y étaient produits « en même temps ». Bon ratio les gars ! D’autant plus qu’on parle là d’une bière brassée il y a plus de 5.000 ans !

Rien de nouveau sous le soleil cependant car on savait déjà que les Égyptiens fabriquaient de la bière. Sa fabrication remonterait à l’ère du Roi Narmer qui a régné sur le pays il y a plus de 5.000 ans. Il est le premier roi à avoir uni la Haute et la Basse-Egypte et est considéré comme le fondateur de la première dynastie de pharaons. Imothep, santé, bonheur, et à la semaine prochaine !

© Enavto Elements

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