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Commerces ouverts, rayons fermés : le grand récap d’une première semaine compliquée

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Le début de ce second confinement a été marqué par un certain nombre de changements et polémiques concernant les magasins autorisés à ouvrir, ceux qui devaient fermer, et la définition de ce qu’est un produit « non-essentiel ». Maintenant que les choses se sont un peu stabilisées, on refait le point sur tout ce micmac.


Mercredi 28 octobre. Il est 20 heures lorsque la Marseillaise résonne enfin dans le salon de nombreux Français. Après plusieurs jours d’appréhension et de rumeurs en tous genres concernant le durcissement des mesures sanitaires, Emmanuel Macron a finalement tranché et a pris la parole pour annoncer un nouveau confinement généralisé de quatre semaines renouvelables à partir du jeudi 29 octobre, 23h59. Tout comme en mars dernier, les magasins dits « essentiels » pourront rester ouverts. Mais que « les commerces qui ont été définis au printemps comme non-essentiels, les établissements recevant du public – notamment les bars et restaurants – seront fermés. »


Fermeture des commerces « non-essentiels »

C’est un nouveau coup dur pour le monde de la culture et celui l’hôtellerie-restauration. Après un premier confinement, un nombre de places réduit tout au long de l’année pour respecter les normes sanitaires, et l’instauration du couvre-feu ces dernières semaines, l’année avait déjà été très compliquée. Ils doivent cependant fermer leurs portes encore une fois, jusqu’à nouvel ordre.

Les libraires aussi sont une fois encore jugées « non-essentielles », au lendemain de l’allocution du président de la République. La grogne monte. Très vite, des auteurs – comme Riad Sattouf – et des professionnels du secteur montent au créneau sur les réseaux sociaux pour appeler à rouvrir les librairies. Le syndicat de la librairie française va même jusqu’à lancer une pétition, relayée par certaines librairies strasbourgeoises comme la Tâche Noire.


Dans un premier temps, c’est le caractère presque ubuesque de la fermeture des librairies qui est pointé du doigt, alors que les grandes surfaces et les géants du e-commerce comme Amazon sont toujours autorisés à vendre des livres. Pour rappel, pendant le premier confinement, toute la chaîne du livre s’était progressivement mise à l’arrêt, empêchant de réachalander les rayons de la grande distribution. La justice française avait par ailleurs interdit à Amazon de préparer des commandes de produits « non-essentiels ». Mais il s’agissait moins de rétablir une égalité entre les différents vendeurs de produits culturels que de protéger les salariés français de la firme dans le cadre de la situation sanitaire, à un moment où les masques manquaient encore.

Face à cette levée de bouclier, le gouvernement décide de changer son fusil d’épaule dès le dimanche 1er novembre. Dans une intervention au journal de 20h de TF1, le Premier ministre Jean Castex annonce que l’exécutif ne reviendra pas sur les mesures prises parce que « c’est beaucoup trop tôt », mais que les grandes surfaces vont devoir fermer leurs rayons « non-essentiels » à partir du mardi 2 novembre.

Histoire de couper l’herbe sous le pied d’autres petits commerçants qui pourraient (légitimement) s’agacer de devoir rester fermés pendant que la grande distribution vend des produits semblables aux leurs, un nouveau décret vient entériner mercredi 4 novembre les annonces faites par le Premier ministre.

À Strasbourg, la FNAC avait déjà fermé ses rayons livre lundi
© V. P.

Autre retournement de situation pour les coiffeurs et esthéticiens à domicile. Camille Chaize, porte-parole du ministère de l’Intérieur, avait confirmé au début du reconfinement qu’ils pourraient continuer leur activité chez les particuliers. En début de semaine, le gouvernement change toutefois de discours : Bruno Lemaire indique qu’ils seront logés à la même enseigne que les professionnels des mêmes secteurs exerçant en salon et institut, et devront donc cesser leur activité pour le moment.


Et maintenant ?

Une semaine après le début du confinement, un certain nombre de rayons ont donc fermé en grandes surfaces. Quand ils ne sont pas complètement bâchés, des écriteaux expliquent qu’il n’est plus possible d’acheter ces produits. De quoi parle t-on ? Des livres et produits culturels donc. Mais aussi des vêtements, chaussures, jouets, bijoux, montres, le maquillage, le gros électroménager, les objets de décoration et arts de la table, l’ameublement, les articles sportifs (hors vélo) et les jouets et les fleurs.

En ville, toutefois, un coup d’œil aux vitrines permet de voir que de nombreux commerçants se sont adaptés à la situation. Beaucoup proposent ces produits en click and collect, c’est-à-dire à réserver en ligne puis à venir chercher en magasin. Certains se sont aussi mis à la livraison. Bref, les commerçants se mobilisent et cherchent des solutions : on vous en parlera tout bientôt dans un article dédié.

Du côté des libraires, la fermeture des rayons livres en grande surface est loin d’avoir satisfait les professionnels du secteur, qui s’alarment du champ libre laissé à Amazon. Les librairies strasbourgeoises y font parfois discrètement référence sur les réseaux sociaux au moment d’annoncer leur procédure de click and collect, avec en glissant un #StopAmazon.

Mais il faut dire que l’enjeu est de taille pour les libraires : les mois de novembre et décembre, précédant Noël, représentent 44% de leur chiffre d’affaire annuels, selon GfK Marketing.

Pour ce qui est de la réouverture de certains commerces, comme l’avait évoqué Emmanuel Macron dans son discours, il faudra toutefois sans doute attendre. Au vu des chiffres de l’épidémie, et de l’augmentation du nombre de nouveaux cas, la situation sanitaire est encore loin d’être maîtrisée.

>> À lire ou relire : 19 librairies de Strasbourg et alentours qui proposent des livres en click and collect

V.P.

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