Ça y est, nous sommes à nouveau confinés. L’effervescence de la ville est retombée brutalement. Les projets artistiques et culturels avancent à nouveau à tâtons, et nous devrons être patients pour les voir revenir. Par chance, nous étions hier soir du coté du parvis de Place des Halles pour sentir une dernière fois les émotions transmises en sons et lumières par l’expérience « Aube ». On vous partage ça en images.

Aube, c’est d’abord un projet gigantesque orchestré par Julien Voarik et toute la team de Pix 314, ainsi que Caroline Chaspoul et Edouardo Henriquez, qui forment à eux deux Nova Materia. Pendant des mois, ils ont imaginé ensemble une chorégraphie de faisceaux lumineux qui dansent sur des effets sonores, un spectacle sons et lumières (visible en extérieur), dans lequel le visiteur est embarqué pendant dix minutes.

Dix minutes d’immersion dans un son spacialisé, dont le tempo se cale sur les lights en mouvement. Il nous suffit de laisser nos yeux et nos oreilles se balader sur un rythme et des cadences changeantes. Un travail de précision et une certaine idée du spectacle, qui se marient avec cohérence avec une musique électronique saccadée. Des sonorités que l’on a très peu l’occasion d’écouter en ce moment en « direct live’ et qui font un bien fou.

Par les temps qui courent, ces dix petites minutes ont été précieuses. Précieuses car elles nous rappellent l’importance de la création artistique et de l’événementiel dans nos vies. Car AUBE c’est cela : une expérimentation, une pièce de théâtre électronique et un rendez-vous inédit 100% gratuit à destination de qui veut la voir et l’entendre. Avec la conjoncture actuelle, ça relève de l’exploit.

>> À lire ou relire : Aube : une surprenante expérience à découvrir tous les soirs sur le parvis de Place des Halles

*soutenu mais non relu par Place des Halles

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