À ma sœur, à tous les soignants, toutes les soignantes et aux patient(e)s qui meurent dans l’anonymat.

Ma sœur, toi et moi nous parlons rarement de nos sentiments. La pudeur d’une éducation où se dire « je t’aime » était inconsciemment proscrit, à la limite sous-entendu et encore. Je me rends compte que je te connais si peu en fait. Ce ne sont pas les réunions de famille occasionnelles du dimanche, les fêtes de fin d’année ou les anniversaires qui me permettront de lire tes états d’âme à cœur ouvert, tes déceptions, ta colère ou ta tristesse. Je regrette de ne pas t’avoir consacré plus de temps et de ne pas avoir pris de tes nouvelles beaucoup plus régulièrement.

Hier, au début de la nuit, quelque chose d’inexplicable me poussa à la faire. Un SMS rapide pour savoir comment se déroule ton quotidien d’aide-soignante dans cet EHPAD du Haut-Rhin durant l’épidémie de coronavirus. J’étais loin d’imaginer ce qu’il se passe dans ce bâtiment fermé aux visiteurs actuellement. Une prison pour personnes âgées où le secret est de mise, où l’omerta règne afin de ne pas révéler l’horreur au grand public. Tout ça me semble si abstrait, comme les images de guerre en Syrie au journal télévisé qui paraissent si lointaines, anonymes,  détachées de ma réalité de privilégié.

Avec tes mots, tu m’as mis une claque d’une violence insupportable.

Tu venais de finir ta journée de travail dans cet établissement en manque de personnel bien avant cette actualité mortuaire. Le stock de masques et de gants ne permet plus à tous les membres de ton équipe d’aller rencontrer les résidents sans avoir la certitude de ne pas contracter ou de ne pas transmettre le virus. Trois de tes collègues sont contaminées mais continuent de travailler parce que comme tu le dis avec empathie, s’ils n’y vont plus, qui va s’occuper des fantômes recouverts d’un drap blanc dans ce mouroir. Les uns après les autres, dans l’indifférence la plus totale, ces papys et mamies disparaissent, sans leurs familles, sans pouvoir dirent au revoir, sans avoir le soulagement de quitter la folie de ce monde en tenant la main d’un mari, d’une femme ou d’un enfant.

« Tu sais ce qui va me rester ? Le visage et le regard d’une mamie avec le covid, en train de désaturer malgré l’oxygène et qui me dit « j’ai peur » et qui meurt trente minutes plus tard. Voilà, c’est ça nos journées. Je vais essayer de dormir un peu. »

Voilà la réalité. Passeuse d’âmes entre le monde des vivants et celui des morts. Tu es leur dernière vision, leur dernière source de réconfort, écoutant leurs dernières confessions, leurs dernières volontés puis ils s’en vont comme des lépreux pour finir froids, confinés dans des sacs en plastique pour cacher leurs visages figés.

Tu rentres chez toi en voiture au petit matin, l’esprit ailleurs, regardant la route sans vraiment la regarder, les yeux bleus de Thérèse, 83 ans, en tête. Un regard terrifié qui te demandait de l’aide. La peur de la faucheuse qui s’approche déjà au fond de cette pièce qui empeste l’haleine soufrée du diable. Tu imagines ce que ça fait de savoir que tu vas mourir et qu’une personne en blouse blanche en face de toi censée te soigner n’a pas les moyens de le faire parce que l’argent et le personnel manquent. Tu t’arrêtes sur le bas-côté et tu pleures, seule, la tête sur le volant, au point d’avoir du mal à respirer, au point d’avoir envie de vomir et d’en finir parce que tu cumules la souffrance en toi depuis trop longtemps. La souffrance, tu la prends dans tes bras, tu l’embrasses, tu la berces pour tenter de l’endormir, tu l’inspires comme une cigarette qui ne s’éteint jamais et qui noircit ton être tout entier.

Pour les administrateurs, ces patients  ne sont que des codes-barres, des produits, des marchandises, un seuil de rentabilité, un coût, de la compatibilité. Toi, tu connais chacun d’entre eux. Leurs envies. Leurs passe-temps. Leurs souvenirs. Leurs histoires. Les rides sur des visages marqués. La guerre. La fréquence à laquelle ils urinent, mangent et dorment. Le rythme du battement de leurs cœurs. L’odeur de leurs peaux fatiguées. Les cicatrices et les imperfections de leurs corps usés. La colère. Le désespoir. Tu es une éponge gonflée payée un peu plus que le smic qui aspire la fin d’une partie de l’Humanité, des images en noir et blanc par centaine qu’on jette dans un bac crasseux à côté d’une pile d’assiettes suspendue au ciel.

Alors taper des mains sur son balcon chaque soir à vingt heures n’est qu’un faible lot de consolation pour toi et tous les autres qui se saignent pour ne pas que nos petits vieux crèvent comme des chiens, les poumons noyés, cherchant un ultime deuxième souffle qui ne viendra jamais.

Combien de temps pourrez-vous tenir comme cela ? Quel sera votre état lorsque tout cela sera terminé ? Il y a et il y aura encore des burn-out, des dépressions, des suicides et des démissions dans ces métiers parce que vous vous sentez abandonné(e)s, livré(e)s à vous-même, pas seulement maintenant mais depuis toujours, depuis qu’on vous demande de faire toujours  plus avec toujours moins, depuis qu’on vous considère comme des agents de production, depuis que les urgences sont saturées et que des services ferment par manque de rentabilité.

La santé est-elle une marchandise ? Sommes-nous chez Amazon ? N’êtes-vous que des pions, des euros, des mendiants ?

On peut juger la grandeur d’une nation à la façon dont nous traitons nos soignants et nos aînés. Alors nous sommes un pays microscopique, une cocote minute qui explosera par notre inaction quand il sera trop tard, quand ces héros et ces héroïnes  ne pourront plus continuer de se rendre sur leurs lieux de travail, la boule au ventre, pour un salaire de misère, quand la génération qui arrive ne voudra plus se sacrifier pour une profession ingrate et déshumanisante, quand dans les écoles les instituteurs diront à leurs élèves de bien travailler afin de ne pas devenir caissier(e) , aide-soignant(e) ou infirmier(e).

«  Et quand y aura plus personne ? Ce n’est pas pour moi que je vais bosser, c’est pour les résidents qui sont en train de crever, parce que là ce n’est plus mourir, c’est crever et finir dans un sac. »

J’ai honte de ceux qui ne revalorisent pas vos salaires. J’ai de la haine contre ceux qui ne vous considèrent pas, qui ne vous écoutent pas et qui vous regardent vous dépatouiller en se chamaillant comme des enfants depuis les sièges confortables de l’Assemblée Nationale. J’accuse nos dirigeants successifs qui tournent la tête au lieu de vous regarder dans les yeux. J’accuse ceux qui vous jettent des miettes de pains en guise de reconnaissance comme si vous étiez des pigeons qu’on écarte à coups de pied. C’est égoïste, mais s’il devait arriver quelque chose de grave à ma sœur suite à l’exercice de son métier, je ne vous le pardonnerai jamais et je vous accuserai de mise en danger de la vie d’autrui comme l’a déjà fait un citoyen contre l’EHPAD de Mougins suite au décès de sa grand-mère. Depuis le 20 mars 2020, et en dépit de l’engagement et du volontarisme de toute l’équipe de l’établissement, 15 personnes âgées résidents dans cet établissement sont décédées.

Parce que ce silence tue. Il tue des vocations. Il tue des couples. Il tue des familles. Il tue sournoisement, à l’usure, dans le royaume d’aveugles qui pour rien au monde n’échangeraient leurs cols-blancs contre des blouses de la même couleur.

Ne devenez pas des bourreaux. Bougez-vous. Prenez conscience du sang sur vos mains. Ne les laissez pas mourir à petit feu et donnez-leur les moyens de travailler avec dignité, maintenant et après.

J’ai espoir que le temps venu, nous saurons nous mobiliser pour eux comme ils se mobilisent actuellement pour nous. Nous les soutiendrons localement,  dans la rue, devant les hôpitaux, les maisons de retraite, aux urgences, dans les médias, avec la voix d’artistes, de sportifs, d’intellectuels que nous n’entendons que trop peu actuellement sur le sujet.

Après la révolte des gilets jaunes, celle des gilets blancs.

Nous avons besoin de meneurs emblématiques, pour que la sauce prenne, de personnalités charismatiques, de nouveaux Daniel Balavoine, Coluche, mais aussi de millions de petites fourmis perchées sur leurs épaules pour leurs crier notre soutien et notre détermination.

Mais attention, après les bonnes paroles sera venue le temps de mesures concrètes, parce que qui sème le vent récolte la tempête. Ma sœur, pour toi et tes collègues, je serai l’un des souffles qui donnera naissance à un ouragan, à un tsunami, à un cyclone. Merci pour ce sacrifice. Prends soin de toi. Pendant que j’écris ce message, tu es au chevet d’un ange en devenir dont les ailes se mettent à pousser entre deux spasmes.

Je pense à toi et je suis fier de la  personne exceptionnelle que tu es du haut de tes 27 ans. Je t’aime et nous sommes des millions à t’aimer.

30 COMMENTAIRES

  1. Je tire mon chapeau à la personne anonyme qui a écrit cette lettre pour sa sœur qui travaille dans un EHPAD

    Ayant moi-même une sœur qui travaille dans un EHPAD , merci pour la justesse de vos mots et votre sensibilité. Cordialement

  2. C’est émouvant et très beau. Je ne vais rien dire de plus, car mes mots ne vaudraient rien à côté de ce texte si intense. Continuez à écrire, c’est essentiel. Et merci.

  3. Bonjour , quoi dire … que dire … j’ai lu et ressenti chacun de vos mots … chacun de vos cris … j’ai moi même travaillé auprès de personnes autistes et malheureusement ce n’est guère mieux …
    J’ose espérer que l’ égocentrisme et le j’m’enfoutisme vont s’estomper , pour laisser place à l’empathie, l’humanité, la responsabilité et le respect …
    Cela fait des années que je clame haut et fort pour réveiller les âmes endormies et lobotomisées par la rentabilité et où l’empathie n’a pas sa place …
    Il ne suffit pas de claquer des mains à sa fenêtre … mais de regarder et écouter avant après et pendant toute cette misère autour de nous …
    Je me battai et je continuerai à le faire … et j’espère que les gens se réveilleront enfin …
    C’est inadmissible de laisser mourir et de laisser se dépatouiller les professionnels, qui n’en peuvent plus …
    De tout coeur avec vous , vôtre soeur et tous les autres … les fatigués , les invisibles , les exténués …
    Amicalement, Bénédicte

  4. Je cherche toujours la phrase.les textes qui m appaise après des charges de travail , des week-end très lourd.
    Mais la apres ce lecture de ce texte .je suis apaisé, soutenu par l écrivain mais je suis en colère avec notre dirigeant .
    On a besoin plus des effectifs. Et valoriser notre métier….(soignante de Strasbourg).

  5. Superbement écrit et très émouvant !(il m’a tiré les larmes !) Je n’ai pas l’habitude de réagir et repondre, mais ce témoignage me touche de si près ! Mon fils dans le Bas-Rhin… Ma fille infirmière à l’hôpital de civil de Colmar (je ne n’ai pas pu me retenir et faire le lien… Car même génération en +!)…
    Merci Damien ! (Ce témoignage et la pudeur citée en caractère gras pourrait être la nôtre !…) Je suis d’accord avec vous et serai là aussi s’il faut se battre pour faire reconnaître ces professions ! (respect des horaires, plannings cohérents, moyens techniques et humains, salaires… Et RESPECT tout court ! )
    Courage à vous ! Prudence à nos soignants Prenez soin de vous !

  6. Pan…la claque…c’est envoyé…j’ai une pensée émue devant votre souffrance, celle des malades en bout de course, celle de toutes ces personnes hors d’une vie commune, qui sauvent, aident
    à passer de l’autre côté, m’inspirent le respect , que cette épreuve ouvre les yeux de nos
    dirigeants et appelle un grand chamboulement des tristes habitudes économiques de l’
    hôpital !!!

  7. J’espère qu’on ne votera plus pour des banquiers… Fin des écoles et cliniques privées je l’espère… Payer des études à des médecins en recherche de pognon qui foutent des cheveux ou des seins, c’est honteux

    • Quel est le rapport?
      Parce que la médecine soviétique c’est mieux?
      On va comparer l’état de nos hôpitaux et ceux de Cuba ou du Venezuela?
      En Allemagne les hôpitaux ont été privatisés, tu sais c’est là-bas qu’on envoie nos malades… alors tes raccourcis a 2 balles…

  8. Magnifique texte, j’en pleure… Je travaille dans ce milieu et c’est tellement vraie… J’espère que ce texte sera transmis à tous ces cols blancs qui ne portent pas la blouse mais qui brassent des millions…
    Merci pour ces messages, espérons sincèrement un changement, une solidarité, une révolution d’humanité ces prochaines longues années…

    • Très prenant, j’en pleure encore.
      Vous avez su mettre des mots sur nos rsssentis, nos désespoirs à nous soignants..et mourants…
      Merci…

  9. Quel bel hommage d amour à cette sœur qui dans la souffrance donne tout
    Touchée au plus profond j ai honte de nos dirigeants d aujourd’hui, d avant …..
    Courage à tous ceux qui se battent

  10. Il eut fallu faire ce que vous annonciez, être pudique, il y a des moments pour tout pour se battre pour pleurer pour rire. Nous sommes en pleine crise et vous étalez là tel quel une série de clichés.
    je trouve votre texte bourrés de clichés qui seraient là pour faire sensation. Au global votre démarche est presque politicienne et racoleuse.

    Je ne vous félicite pas Damienz.

    • Monsieur, ce texte rappelle pour tout ceux qui ont tendance a oublier vite, une terrible réalité qui frape encore plus durement les hepads parent tres pauvre du service hospitalier. Il est toujours utile d avoir un témoignage de ce qui sy passe afin justement de ne pas oublier. Vous avez le droit de penser ce que vous voulez, maisje vous trouve totalement dépourvu d empathie et je trouve ca bien triste

  11. Quel texte magnifique, que de vérités et réalisme… Bravo à l’auteure et bravo à sa soeur, merci à l’une de s’occuper de ceux qui partent dans la solitude, merci à l’autre de prendre le temps de nous parler, d’une façon si douce,d’une réalité si dure. Vous êtes apparemment 2 très belles personnes…

  12. Écrire ce message à un autre moment les gens ne l’aurai pas lu et en cette période difficile pour tout le monde ça va peut-être avoir le mérite de réfléchir

  13. Merci.

    Tu as su décrire avec beaucoup de justesse notre quotidien et notre dévouement auprès de nos aînés.
    La situation sanitaire actuelle ne fait qu’exacerber la situation dégradée dans laquelle nous exerçons d’habitude.

    Courage.

    J’espère que ces élans de solidarité qui voient le jour, non seulement envers le corps soignant, mais aussi les uns envers les autres, nous démontrent que nous avons un sens critique qui nous indique ce qui est bienveillant et respectueux. Aujourd’hui, tant d’initiatives illustrent que nous savons prendre en main nos destins.

    Merci et courage à tous.
    Ecoutez votre coeur.

  14. Je suis profondément touchée.
    Quels sont les établissements à qui donner des masques à Strasbourg ? Certains groupes en font et en donnent.
    Voir « Mask up ».
    Pensées.

  15. Je ne vous félicite pas non plus Hubert.
    Vous parlez de clichés. Mais non et malheureusement, ce ne sont pas des clichés, c’est la triste réalité. Tellement triste que c’est rageant.
    Je vous aurais volontiers invité à venir me rendre visite sur mon lieu de travail, afin de vous montrer ce qu’il s’y passe. Mais cela n’est actuellement et sanitairement pas possible.
    Savez vous de quoi vous parlez ?
    J’en doute fort.
    Comme vous dites si bien, il y a un temps pour tout. Pour vous, il me semble que c’est le temps de vous voiler la face. Si nous ne parlons pas de ce qu’il se passe aujourd’hui, quand en parlerons nous ? Jamais, comme d’habitude ?

    • Il y a quand même pas mal de clichés.
      La plupart des EHPAD sont privés ou semi privés et devaient depuis une directive de 2013 faire leurs propres stocks de masques ; ils en avaient pour la plupart mais en quantités insuffisantes.
      Les gestionnaires d’EHPAD auraient pu en prévoir beaucoup plus, mais cela aurait abouti à une forte augmentation des tarifs, donc ils ont budgétisé ce qu’ils jugeaient nécessaire par rapport au risque qu’ils estimaient alors. On peut dire la même chose au sujet du ratio personnel/résidents : plus de personnel c’est des tarifs plus élevés, donc on fait quoi ?
      Cette pandémie personne ne l’avait prévu, personne ne savait combien le virus était contagieux et mortel, il semblerait aussi que les autorités chinoises aient sous-estimés les décès liés au virus c’est pour cela que tous les scientifiques occidentaux ont d’abord minimisé les conséquences de cette pandémie occasionnant de ce fait un retard dans les réponses a apporter.
      Rien n’est simple, rien n’est noir ou blanc, et je ne crois pas que les gestionnaires d’EHPAD aient voulu tuer leurs résidents…
      Donc plutôt que de polémiquer, on essaye de faire au mieux, de composer, de se serrer les coudes, désigner un (faux) coupable ne sert à rien…

  16. Bonjour, Ils n’ont peut-être pas assez de gants et de masques, donc il faut voir si c’est un établissement privé ou public, si ce n’est pas une mauvaise gestion de l’équipement, moi la semaine dernière j’ai acheté une boîte de gants… Nous n’avons jamais eu ce style de pandémie auparavant, nos dirigeants font ce qu’ils peuvent, ce virus, ils ne le connaissent pas, ils le découvrent… Les gens qui font ce métier, ils l’ont choisi, question salaire, pour ceux qui se plaignent, qu’ils aillent travailler à la chaîne pendant 1 semaine pour le smig , à la fin de celle-ci, ils seront contents de pouvoir faire leurs travails et seront heureux de leurs salaires… Les gens applaudissent tous les soirs, qui applaudit les personnes qui travaillent dans les bureaux et les quais, pour que les routiers puissent leurs ramener leurs gants et leurs masques, qui applaudit pour les routiers, pour les personnes qui remplissent les rayons des magasins, les caissières, ceux qui travaillent à la chaîne pour faire les masques et les gants, les éboueurs et tous les autres ?

  17. Comment ne pas être saisi par ces mots simples mais si justes.
    Malheureusement devons nous encore devoir traverser tant d’épreuves pour que notre regard puisse enfin changer?
    Faire maintenant dans la solidarité et l’urgence c’est très bien.
    Apprendre de ceci pour ne pas que cela perdure ne sera que mieux.
    MERCI à vous tous, à tout l’ensemble des personnes au front connues ou anonymes
    MERCI de votre immense implantation au péril de vos propres vies pour être à coté de nous, pour nous
    à chaque instant de notre existence et même après.
    Immense RESPECT et nous saurons vous soutenir APRES;

  18. J’espère ne pas avoir mal fait….
    J’ai répercuté sur mon blog, avec quelques phrases de commentaires, ce témoignage, parce qu’il me semblait impensable de ne pas le faire.
    http://babalouest.eklablog.com/la-mort-plus-forte-que-l-amour-a184662934
    Je pense que le commentaire de Reinh est profondément déplacé, c’est à cause de gens comme lui que nous en sommes là : il n’est malheureusement pas le seul.
    Solidaire, toujours, mais à mon âge on ne peut plus en faire autant qu’à trente.

  19. Bonjour, j’ai cru comprendre en vous lisant que vous travaillez en milieu hospitalier. Tout d’abord vous avez tout mon soutien et j’empathie à votre douleur et celle de vos camarades . Vous perdez votre temps à répondre à des CONS ( hubert ) ils le resteront et de plus ce doit être le genre de personne a être bien chez lui et refuser d’avoir un voisin soignant de peur d’être contaminé, en gros crève et en silence mais ne nous refile pas ta merde. Cela dit pleins de personnes moi y compris souhaitons vous soutenir, même un petit geste , mais j’ai peur que le petit geste financier soit il n’atteigne jamais les soignants parce que bloqué par vos sales administrations . Je vous réponds à vous mais ma réponse va également aux personnes concernés il ne faudra rien lâcher et harcelé le gouvernement de lettre et de pétitions, ( pas la rue car c’est le terrain de jeu des flics à matraque ) Tout mon soutien aux personnel soignant ps si vous avez des idées ne serait ce que pour montrer un peu de soutien au personnel soignant

    • Sam, vos insultes sont déplacées. Vous traitez Hubert de « con » deux lignes après avoir montré que vous n’aviez rien compris à ce que vous veniez de lire. Quelle ironie ! Non, l’auteur n’oeuvre pas en milieu hospitalier ; rien ne le suggère. Il s’agit d’une lettre ouverte très maladroite d’un frère à sa soeur qui travaille dans un EPHAD. Les remarques d’Hubert sont par ailleurs très justes. Ce texte est mal écrit. Il est pompeux, crasse, caricatural et déborde de clichés et de fautes (on se cognerait des fautes si le texte était bon). Je comprends toutefois pourquoi il est partagé si largement sur les réseaux sociaux. L’auteur dit ce que tout le monde pense. Il entremêle choc et poésie lourdingue. Il n’y a pas de façon délicate de le dire, mais ce texte est écrit pour un lectorat et par un auteur qui ne lisent pas. C’est mauvais, mais ça ne fait de mal à personne. Moi aussi je souhaite qu’une plus grande partie du produit des efforts du pays et de ses citoyens les plus privilégiés soient dirigés vers les soignants et leurs outils.

  20. Bonjour,
    Je suis journaliste et traductrice. On a traduit votre article en turc pour publier dans notre journal, si vous donnez votre accord, bien sûr. Par contre, on ne sait pas votre nom, pourriez-vous nous donner votre nom et prénom, si cela ne vous dérange pas? Je vous donne mon adresse mail : [email protected], vous pouvez m’écrire via cette adresse.
    Merci d’avance votre attention,
    Bien à vous.

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