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3 livres pleins de poésie et de douce folie pour s’évader en toute sérénité

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Après à peine un jour de confinement, j’ai vu apparaître sur mon fil d’actualité de nombreux posts : « je m’ennuie », « ça va être long », « je vais trouver une méthode pour sortir ». Ça me replonge dans des souvenirs d’enfance lorsqu’avec mon cousin nous passions des journées entières à nous inventer des histoires, peu importe l’endroit où nous étions. On choisissait un thème  » le roi et la reine », « les explorateurs » et sans jouets, sans rien, juste avec nos mots énoncés à voix haute, les décors, les costumes que nous décrivions apparaissaient sous nos yeux, un univers se construisait autour de nous, par la force de notre imagination. L’imagination… Quelque chose qui manque parfois aux gens qui n’ont pas assez de temps pour poser leurs cerveaux. Alors profitez donc de ce confinement pour écrire, lire, créer, dessiner, faire de la musique, de la poterie, de la cuisine et reconnecter avec votre créativité. En attendant je vous ai concocté une petite sélection de livres qui m’ont fait voyager loin, loin dans l’imaginaire.

« En attendant Bojangles » de Olivier Bourdeaut

Dans ce roman poétique, pétillant et plein d’esprit, un petit garçon raconte son enfance au sein d’une famille extravagante et merveilleuse, qui ne vit que pour la fantaisie et le plaisir. Un amour vertigineux et fantasque entre son père qui ne cesse d’inventer des histoires loufoques pour rendre la réalité moins banale et sa mère, feu follet imprévisible, qui tutoie les étoiles. Entre eux, ils se vouvoient. Marguerite, Renée, Joséphine, Marylou, Louise, Colette… Georges n’appelle jamais son épouse plus de deux jours par le même prénom, une excentricité parmi tant d’autres de la part d’un mari éperdument amoureux. C’est sans compter le 4ème membre de la famille, Mme Superfétatoire, une grue exotique au beau plumage qui déambule élégamment dans le grand appartement parisien. Un appartement surréaliste dans lequel les horloges sont inexistantes, dans lequel le temps n’existe plus. Gigot au goûter, dîner au milieu de la nuit, qu’importe : ici rien n’est sérieux, tout n’est que fantaisie. Sur les larges dalles noires et blanches de l’entrée, on joue aux dames, et le dimanche c’est jour de « gym tonic », le père soulève de minuscules haltères, pipe au bec, en écoutant du jazz et en sirotant un gin. Dans le coin du hall trône une montagne de courrier constituée de lettres jamais ouvertes. Sur le vieux tourne-disque on passe toujours le même vinyle de Nina Simone et la même chanson « Mr Bojangles », puis on danse, on tourbillonne, on bouscule tout sur son passage. Ici c’est la fête perpétuelle, tout est grandiose, la mère mène le bal, accueille foule d’invités, on rit, on danse, on aime, on boit de beaux cocktails. Jusqu’au jour où la réalité rattrape la vie hors norme et ses excès… La folie guette, elle est là, tapie dans l’ombre, et n’attend qu’une occasion pour s’emparer des gens heureux. « En attendant Bojangles » c’est l’histoire poignante et émouvante d’une famille de doux dingues dont l’imagination et l’humour habitent le quotidien. Se procurer le livre ou l’e-book.

« Quand la vérité est banale et triste, inventez-moi une belle histoire, vous mentez si bien, ce serait dommage de nous en priver. »

Adaptation théâtrale d’ « En attendant Bojangles »

La trilogie « Au revoir là-haut » / « Couleurs d’incendies » / « Miroir de nos peines » de Pierre Lemaitre

« Au revoir là-haut » est le premier tome de la trilogie de Pierre Lemaitre. On y rencontre Edouard et Albert, deux rescapés de guerre, liés à jamais pour s’être sauvés mutuellement. Deux amis d’infortune, aussi dissemblables que le jour et la nuit. L’un bourgeois éduqué, l’autre issu de milieu modeste, délaissés à l’heure de la démobilisation et du retour à la vie normale, par une nation totalement indifférente au sort des rescapés. Des âmes amputées à jamais, mais aussi le visage disparu d’Edouard. Ce dernier complètement défiguré par un obus, camoufle sa grave blessure à l’aide de masques, sur lesquels il peint des expressions qui reflètent tour à tour les espoirs et les tourments d’un visage qui n’est plus. Peut-on réellement lorsqu’on a vu des horreurs pareilles, reprendre goût à la vie ? Edouard et Albert, poussés par un désir de revanche sur les hommes et la vie vont monter une magistrale et cynique escroquerie. Un hommage somptueux à toutes les gueules cassées, devenus rebuts d’une société, désirant tourner le dos aux années noires. S’ensuit le second tome « Couleurs d’Incendies », portrait de nombreux personnages féminins luttant pour leur émancipation dans une société principalement dominée par la gent masculine durant l’entre-deux-guerres. Enfin, « Miroir de nos peines » nous emmène sur les pas de Louise que l’on avait découverte enfant dans « Au revoir là-haut ». Devenue adulte, et institutrice, nous nous trouvons dès les premières pages, propulsés face à la jeune femme, courant nue boulevard du Montparnasse. Au fil de l’intrigue, nous lui découvrirons une famille différente de celle qu’elle connaissait. Pierre Lemaitre a choisi pour ce troisième tome, une période très précise, d’avril à juin 1940. Comme à son habitude, il nous dresse une galerie de personnages hauts en couleurs, le tout sur fond d’exode de la deuxième Guerre mondiale. Toutes les destinées finiront par se croiser. Se procurer le livre ou l’e-book. Pour les frileux de la lecture, l’adaptation cinématographique d’ « Au-revoir là haut » par Albert Dupontel est sublime.

« En le tenant contre lui, Albert se dit que pendant toute la guerre, comme tout le monde, Edouard n’a pensé qu’à survivre, et à présent que la guerre est terminée et qu’il est vivant, voilà qu’il ne pense plus qu’à disparaître. Si même les survivants n’ont plus d’autre ambition que de mourir, quel gâchis… »

Adaptation cinématographique de « Au-Revoir La-Haut » par Albert Dupontel

« La Consolante » de Anna Gavalda

Charles Balanda, 47 ans, mène une existence morne mais confortable entre sa femme, sa belle-fille et son travail d’architecte, jusqu’au jour où un événement, sous forme de lettre, va venir tout bouleverser. Cette lettre c’est Alexis, son meilleur ami d’enfance perdu de vue depuis longtemps, qui lui a envoyé afin de lui annoncer la mort d’Anouk. Anouk, une femme-enfant hors du commun, qui a apporté tant de bonheur aux deux garçons durant leur enfance : à Alexis, son fils qu’elle a élevé seule comme elle pouvait, et au petit voisin, Charles qui a grandit avec eux et partagé leur quotidien, fuyant sa propre famille rigide et convenue. Le temps a passé, les liens se sont étiolés, et Charles nous replonge avec lui dans les souvenirs de cette enfance pleine de gaieté, de fantaisie et d’aventures déjantées. Ces années de bonheur s’étendent jusqu’à l’adolescence, enrichies par un personnage unique en son genre : Nounou, qui s’occupe des gamins et leur laissera un souvenir inoubliable. Puis la vie les séparera pendant des années. Charles rumine, ressasse, se pose des questions, et recherche les réponses. A quel moment est-il entré dans cette vie qui ne laisse plus ni place au plaisir, ni au bonheur ? Ceci l’amène à prendre conscience, qu’à presque cinquante ans, il n’est pas heureux. Il se lance ainsi à la recherche d’Alexis, pour comprendre ce qui s’est passé, comment Anouk est-elle morte, qu’est-il advenu de Nounou ? Une quête qui l’amènera dans une maison de campagne où l’on répare et reconstruit à l’aide de petits rien qui font la vie avec une furieuse envie de bonheur… Parce que parfois on se perd dans une vie trop convenue, mais qu’il n’est jamais trop tard pour l’enchanter. Se procurer l’e-book ou le livre.

 » Je voyais la petite fille que tu avais dû être, ou que tu aurais été si l’on t’avait permis, alors, de faire des farces… Assis derrière toi, je regardais ta nuque et je me disais : Est-ce que c’est parce qu’elle a eu une enfance aussi pourrie qu’elle a enchanté la nôtre ? « 

Belles lectures à tous !

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