Il est 7 heures du matin, ton réveil sonne et tes yeux s’ouvrent à peine, te voilà déjà assailli d’une liste de tâches non-exhaustive qui te file mal au crâne. Bonjour, votre open cerveau est plein, merci de libérer de l’espace. Il existe une loi en France, qui s’appelle le droit à la déconnexion. Oh oui s’il vous plaît débranchez-moi. Arrive un moment où tu es tellement saturé de mails, de réponses à donner, de choses à rendre, à produire, que lorsqu’on te demande de passer le sel à table, tu n’es pas loin de le balancer à travers la pièce. Tu es tellement connecté que ton oreille arrive à reconnaître à distance si ton portable vibre, parce que tu as reçu un mail, une notification sur Facebook, un SMS, ou un message sur Insta. Incredible. Même quand tes yeux sont fermés, ton esprit continue à scroller. Ok… il faut partir… débrancher l’ordi pour te connecter à un arbre. C’est beaucoup plus sain, je t’assure. Nous, on a pris la voiture direction la Bavière, 4h de route et nous voilà dans des paysages sublimes et enneigés. Un grand soleil, le nez collé à la vitre, je sens déjà que ce week-end va me faire du bien.

Première étape de libération de l’espace dans l’Open Cerveau : Se trouver un hôtel SPA trop typique et mignon en pleine nature

Le soleil, la neige et les montagnes sont trois points très positifs dans les choses qui ne peuvent faire que du bien au corps et à l’esprit. Ce sont donc les premiers indispensables que nous avons cochés dans notre recherche du bien-être et de la sérénité. Etre accueillis dans un endroit cosy, chaleureux et tout confort, nous semblait tout aussi essentiel. Le plaisir de se réveiller dans un hôtel où l’on se sent chouchoutés et détendus, de n’avoir rien à faire au réveil que de s’étirer et de regarder le paysage somptueux par la fenêtre. Des qualités que l’hôtel Längenfelder Hof a rempli avec brio. Le sauna, la piscine sous véranda avec vue sur les montagnes, la cheminée dans le petit salon et le buffet petit-déjeuner si délicieusement allemand, ont fini de nous convaincre.

Seconde étape : Se la jouer rois du monde au sommet de la plus haute montagne d’Allemagne : Le Zugspitze (2 962 m d’altitude)

Il serait dommage de séjourner en Bavière, sans profiter des paysages somptueux que cette dernière a à offrir. Et il se trouve que justement, dans le district de Garmisch-Partenkirchen, sur la frontière autrichienne, s’élève le majestueux Zugspitze. Un sommet montagneux, notamment accessible par le chemin de fer de la Zugspitze ou par des téléphériques, tant du côté allemand que du côté autrichien. Pour le prix de 48 euros, te voilà embarqué pour une ascension vertigineuse dans une cabine entièrement vitrée (j’ai trouvé ça beau au début puis j’ai failli gerber quand ça a commencé à monter vraiment à pic). Au sommet, une immense plateforme offre une vue à couper le souffle qui s’étend sur quatre pays : vers Munich en Allemagne, le Grossvenediger en Autriche, le pic de la Bernina en Suisse et les Dolomites en Italie. Le vent est revigorant, le soleil éclatant, emmitouflés dans nos doudounes, nous nous sentons miniatures face à la beauté grandiose de la nature. Une pinte de Weissbier sur la terrasse du Panorama Bar vient finir de combler notre taux de bonheur.

Troisième étape : Se balader dans les spectaculaires gorges de Partnachklamm

Une fois de retour sur le plancher des vaches, nous décidons que l’après-midi est idéale pour aller découvrir les fameuses gorges de Partnachklamm. Pour les atteindre, il faut compter à peu près 40 minutes à pied depuis le stade olympique de ski de Garmisch-Partenkirchen. C’est grâce à un pont de fer, datant de 1914 et situé à 68 mètres au-dessus de la rivière, qu’il est possible de les traverser. Nous voilà comme lorsque nous étions gamins, deux aventuriers en expédition, passant sous les rochers et tâtonnant lors de passages sombres. D’une longueur de 699 mètres et d’une profondeur de 80 mètres, les gorges de « Partnachklamm » sont impressionnantes de beauté. Avec le froid, ces dernières ont gelé rendant le décor fait de stalactites et de cascades aux reflets scintillants encore plus féerique. Lorsque nous en sortons, la lumière est à nouveau totale et le paysage somptueux nous éclate au visage, la rivière élargie continue son chemin, le sentier sinue vers les sommets, nous décidons de poursuivre notre route à la recherche d’une Hutte. Après une ascension des plus pentues, la récompense nous apparaît. Voilà une jolie terrasse en bois agrémentée de petits plaids avec vue sur la montagne. Il est temps pour nous de déguster notre péché mignon, le Kaiserschmarren : une crêpe épaisse coupée en morceau saupoudrée de sucre glace et accompagnée de cranberrys, d’amandes effilées caramélisées, et d’une compote de pommes maison. Un délice !

Quatrième étape : vivre un conte de fées au château du Neuschwanstein

Un nouveau jour se lève sur la Bavière, et aujourd’hui c’est vers la conquête d’un flamboyant château que nous nous dirigeons. Dressé sur un éperon rocheux haut de 200 mètres près de Füssen dans l’Allgäu, le château du Neuschwanstein semble tout droit sorti d’un conte de fées. Le roi Louis II de Bavière l’a fait construire au XIXème siècle et en parlait en ces termes : « L’endroit est l’un des plus beaux que l’on puisse trouver. Sacré et inaccessible, un digne temple pour l’ami divin qui a apporté le salut et la bénédiction au monde. » Source d’inspiration de nombreux auteurs et artistes de tous horizons, Neuschwanstein est intimement associé à l’image de Disney, puisqu’il a servi de modèle au château de la Belle au bois dormant, puis à celui de Cendrillon. Il est aujourd’hui le château le plus célèbre d’Allemagne, visité chaque année par plus d’un million de touristes. Aussi, il est possible de s’y rendre en une trentaine de minutes de marche ou installé confortablement dans une calèche tirée par des chevaux (on se la joue princesse jusqu’au bout). Une fois au sommet, les visiteurs ont une vue somptueuse sur les montagnes du Tyrol et le pic du Säuling. Les plus passionnés peuvent même s’offrir un ticket d’entrée (au tarif de 40 euros) afin de découvrir l’intérieur de cet édifice typique de l’époque romantique.

Cinquième étape : Se sentir tel un Indiana Jones sur le Highline 179

Voici le dernier jour arrivé et autant dire que nous ne sommes pas du tout pressés de rentrer. On dirait même que le soleil éclatant nous invite à rester. Il serait idiot de repartir sans être allé jeter un œil au fameux Highline 179. Situé près de Reutte, à la frontière entre la Bavière et l’Autriche, ce pont suspendu de 403 mètres de long, flotte fièrement à 114 mètres d’altitude et relie les ruines d’Ehrenberg au Fort Claudia. Il est le plus long pont piétonnier de type tibétain du monde. Et c’est à ce titre qu’il a gagné sa place dans le Guinness Book of Records en 2014. Alors oui c’est impressionnant, et oui il bouge avec le vent. Autant te dire que si tu as le vertige, il te faudra ô de l’audace et du courage pour traverser ce quasi demi-kilomètre, au-dessus des cimes des arbres, du fond de la vallée et de la route du Fernpass, en faisant abstraction de l’abîme juste sous tes pieds.
Outre le Highline 179, les pittoresques ruines de la forteresse d’Ehrenberg valent elles aussi largement le détour.

Pour conclure cet article, je dirais simplement qu’au-delà de nous avoir offert un réel shoot d’air frais, la Bavière nous a subjugués par la beauté de ses paysages, le quotient calorique de ses plats, la chaleur conviviale de ses petites tavernes et Huttes typiques et la sympathie de ses habitants. La Bavière est un véritable bijou de nature préservée, et nous ne pouvons que vous conseiller d’aller le découvrir par vous-mêmes.

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