Comment faire pour que des gens qui ne se connaissent pas osent se parler ? Le Social Bar s’est acharné de répondre à la question, et ça semble plutôt bien fonctionner. Le premier établissement a ouvert en 2016 à Paris et compte prochainement s’installer dans le coin et proposer aux Strasbourgeois tout un tas d’activités et des astuces pour “briser la glace” entre inconnus. Mais le Social Bar a aussi vocation à travailler en partenariat avec les associations locales, en leur proposant d’organiser des événements et surtout, en leur reversant 15% des bénéfices !


Ouvert depuis 2016 à Paris, le Social Bar fête sa réussite en s’exportant partout en France. Après avoir organisé une levée de fonds pour ouvrir pas moins de 25 autres lieux, c’est Strasbourg qui sera la première ville de province à accueillir un Social Bar

L’établissement remplacera le Crafty Tom’s rue du Faubourg-de-Pierre et devrait ouvrir ses portes au printemps prochain vers le mois d’avril. Pour ce qui est des horaires, elles seront les mêmes qu’à Paris, c’est-à-dire du lundi au vendredi le midi pour la restauration et le soir du mardi au samedi avec une fermeture prévue pour 1h30.

© Social Bar Paris
© Social Bar Paris


Un bar pour rencontrer de futurs potes

Par rapport à un bar classique où les groupes d’amis y vont, restent entre eux et ne vont pas rencontrer d’autres personnes, nous, on est centrés sur la convivialité, sur le fait de s’ouvrir à des inconnus. Donc on le fait dans des lieux publics, dans des salons professionnels et aussi et surtout dans notre bar !” indique Matthieu, directeur du développement et en charge des ouvertures. Il explique que le concept du Social Bar repose sur la mise en place d’”activateurs de convivialité” qui permettent de converser et de rencontrer des personnes dans le bar. Lorsqu’on commande une bière par exemple, au comptoir sur Social Bar, le prix peut être joué aux dés ! Et en plus, c’est un inconnu qui devra le lancer pour nous.

© Kay Salera
© Kay Salera
© Kay Salera
© Kay Salera

L’une des autres folles idées de l’équipe, c’est de faire porter des “badges de la convivialité”, même si, évidemment, personne n’est forcé. Dessus, trois hashtags y sont inscrits : son nom et deux questions qui changent tous les soirs. Matthieu précise : “ On évite qu’elles soient liées au boulot par contre, on ne veut pas rester dans le schéma classique en parlant du boulot quand à la place ça peut être vos dernières vacances, ou des questions comme “si j’étais président, qu’est ce que je ferais ?” On aura compris le principe, ce badge aussi, il faut qu’un inconnu le scotche dans le dos d’un autre.


Une personne entièrement dédiée à la bonne ambiance !

La plupart des clients aiment cette possibilité de parler à des inconnus, ce qui, dans notre société est finalement très rare.Au Social Bar, les clients auront accès à tout un parcours de convivialité avec notamment des boîtes à défis, des cartes pour lancer des débats, mais surtout une petite spécificité : tous les soirs, une personne est entièrement dédiée à l’accueil et à la convivialité dans le bar. Une sorte de responsable de la bonne ambiance qui veille à ce que tout se passe bien. 

© Social Bar Paris
© Social Bar Paris

L’équipe est aussi chargée de tenir une programmation événementielle très dense. Matthieu précise qu’il y a en général deux à trois événements par semaine, avec des thématiques très différentes : Ça peut aller de la soirée poésie, au karaoké, au blind-test, au after workless (pour les personnes au chômage), à la soirée parole aux sourds, qui se déroule en langage des signes. Il ajoute : “Certains viennent aussi pour découvrir des choses. Il y a un mois à Paris, on avait une soirée sur l’hypnose thérapeutique. Donc on avait beaucoup de curieux venus pour s’informer.

Au Social Bar, on pourra aussi se rencontrer autour d’une savoureuse assiette. La base de la cuisine proposée sera relativement semblable à celle de la carte parisienne soit : du fait maison, avec des produits sains et un grand choix de bols de saison. Pour le soir, esprit de convivialité et de partage obligent, on aura plutôt le choix entre des tapas ou des planchettes.


Travailler avec les associations locales pour créer du lien et de la mixité sociale

En plus des événements planifiés par l’équipe du bar, d’autres moments sont organisés en partenariat avec des associations locales issues de l’économie sociale et solidaire : “Bien souvent, ce sont des associations qui ont besoin d’un lieu pour organiser des choses. Alors nous, on leur propose un lieu, car on a vraiment pour objectif, de réduire la distance entre les gens et créer de la mixité sociale. C’est aussi pour cela qu’on a plein de publics différents dans notre bar, le but, c’est justement de créer cette mixité.

Par ailleurs, le Social Bar reverse au minimum 15% de ses bénéfices aux associations locales : “Notre but avec chaque lieu, c’est vraiment de s’insérer dans le tissu local, donc c’est logique pour nous de travailler en partenariat avec des associations qui sont à proximité.” Matthieu affirme déjà être en contact avec différents organismes dont la structure Start-up de Territoire. Pour le local, c’est l’Atelier Na, un collectif d’architectes qui monte des chantiers participatifs qui sera en charge de celui du Social Bar situé rue du Faubourg-de-Pierre. 

© Social Bar Paris
© Social Bar Paris


Un modèle de fonctionnement atypique

Pour le tout premier Social Bar parisien, ils ne sont pas moins de 175 co-patrons ! Le bar appartient un peu à chacun et tous peuvent intervenir dans le fonctionnement du lieu et soumettre leurs propositions. Donc pour Strasbourg, ce sera la même histoire et la même opportunité pour ceux qui sont tentés. L’équipe du Social Bar compte lancer la campagne de recrutement des co-patrons début d’année 2020. 

Afin de faire tourner comme il se doit l’établissement, une équipe d’environ huit personnes reste encore à prévoir. Le gérant sera associé au capital et détiendra 20 à 30% de la boîte. Il devra être accompagné d’un adjoint, et du reste de l’équipe sans compter les hôtes de convivialité. Les concernant, il s’agira de personnes aux profils très divers, qui interviendront en auto-entrepreneurs les soirs.

Le lieu est voué à évoluer en fonction du gérant qui y sera en charge. Toutes les nouvelles idées peuvent y être testées et approuvées ou non, par les participants aux soirées !



Le Social Bar
69 rue du Faubourg-de-Pierre
Ouverture prévue en avril 2020 
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