Chaque semaine, un(e) DJ strasbourgeois(e) nous présente 5 disques de son choix. Coups de cœur, thématiques précises, zoom sur un genre ou une époque… Ils vous feront découvrir leurs univers à travers leur musique. Fermez les yeux, tendez l’oreille. 

Pour cette troisième sélection, j’ai rencontré Ficus. Fondateur du label Dope Tones avec son acolyte Steven J et sa compagne Julie Fire, Ficus fait partie des meubles de la scène strasbourgeoise. Il a choisi de me présenter cinq morceaux qui retracent l’évolution de ses influences musicales, du break beat au borken beat en passant par la dubstep. De l’époque des free party jusqu’à aujourd’hui.


 Perce Oreille – 1998

« C’est le premier disque de break que j’écoutais en free party en 98, ça a été une putain de révélation. Il y avait que du « boum boum » en free à l’époque  et moi j’aimais pas ça. C’est du breakbeat ultra pointu, ils jouaient ça le matin après une nuit de gros son. C’est  un disque connu de tous les anciens et des férus de break. Il représente tout à fait la vague planante du matin, une vraie musique de camés, quand on a entendu ça avec mon pote on s’est dit « mais qu’est ce que c’est que ce truc ? ». Pour la petite histoire, 20 ans après on sait toujours pas qui c’est ».


 ZED BIAS – Neighbourhood – 2000

« Ça c’est du garage. C’est l’ancêtre du dubstep. En Angleterre il y a eu l’acide house, la techno hardcore et le break beat, et par après le garage et la drum and bass… et tout ça a amené le dubstep. C’est un anthem cette track, tu met ça en Angleterre, encore maintenant le dance floor part en couille. C’est un skeud que je joue encore, le rythme et la vibe sont incroyables ».


 dmZ – anti war dub – 2006

« Ça, ça été la mega baffe, on avait jamais entendu un truc pareil. En 2006, la dubstep est arrivée, et on s’est dit « whaou c’est un truc de ouf ». J’avais 26 ans quand c’est sorti. Dmz, c’est le label fondateur de la deep dubstep. C’est à cette époque qu’on a créé le label Sens Inverse avec Jo Caterva et Ferahn di Benga, qui était alors le premier label de dubstep en France. En parallèle, c’est la musique qu’on s’est mise à produire. Au début, les gens avaient du mal à capter, on organisait des soirées au Molo et les gens faisaient demi tour dés qu’ils rentraient, il fallait le temps d’adaptation ».


 MARTYN – VANCOUVER remix 2562 – 2009

« Là on est sur la suite, l’évolution du dubstep, super deep. C’est super progressif, sans agressivité, avec des cotés qui se rapprochent de la techno. Ça devenait plus dansant, d’un seul coup on trouvait un son plus rythmé. C’était cool de pouvoir amener ce genre de sonorités sur les dancefloors, tout en gardant l’aspect deep et mental. Les gens ont kiffé, on l’a joué jusqu’en 2014-2015 ».


 OLIVER NIGHT (COOP PRESENT) – Make Believe – 2019

« Ça ça vient de sortir, c’est du broken beat; l’évolution de mes influences et de ce que j’écoute depuis 20 ans m’ont amené à ce nouveau genre. Ça existait déjà en 2000 mais on en entendait plus depuis des années, et ça revient en force depuis deux ans, il y a des labels qui poussent le truc à donf comme celui la. C’est ça que je joue avec Steven J, mon camarade de Dope Tones dans les soirées qu’on fait actuellement. C’est tés chaleureux, très dansant comme musique ».

Le premier single du label Dope Tones est sorti aujourd’hui même, et le voici en exclusivité.

Vous pouvez écoutez cette nouvelle pépite en >> CLIQUANT ICI ! <<

Vous pouvez également retrouver les deux gaillards derrière le booth de La Kulture le samedi 9 mars, pour une soirée Dope Tones records !

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