Ce dimanche, les rues de Strasbourg ont de nouveau été foulées par les citoyens sensibles à la cause écologique. La 4e « Marche pour le Climat » s’est déroulée dans le calme, la bonhomie et la détermination avec un cortège fort de plus de 2000 personnes. Depuis la première le 8 septembre dernier, ces marches font suite aux nombreux rapports désastreux du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), à la démission de Nicolas Hulot au ministère de la transition écologique et solidaire et à « l’absence de mesures ambitieuses »  prises par les dirigeants politiques du monde entier à la COP24. Retour en photos de la manifestation strasbourgeoise.

Ce fût bref mais intense. Dans une période très chargée en termes de mobilisation sociale (gilets jaunes, cgt, policiers, avocats, enseignants, annonce de grève générale pour le 5 février…), la lutte contre le changement climatique a parfois du mal à se faire entendre et voir. Ce dimanche faisait exception à la règle. Presque tout le spectre des associations écolos locales se sont réunies pour cet événement organisé par le collectif « Il est encore temps ».

Le mot d’ordre: « Changer le système, pas le climat »

Rendez-vous 14h. Après quelques prises de paroles place de la République, une animatrice de Greenpeace commence à entraîner la foule à réciter des slogans à rallonge: « Allez, vas-y, hopla geis ! Faut que partout en Alsace on protège la planète bleue comme la cigogne couve ses oeufs ! » La foule est un peu tiède et sceptique, surtout que ce n’est pas le seul slogan prévu… mais l’ambiance se réchauffera sur le parcours malgré la pluie.

Départ dans le calme pour un bref trajet remontant l’avenue des Vosges avant d’arriver à Broglie via le Faubourg de Pierre, bouclant la boucle. Place Broglie, un petit village de stands associatifs est mis en place. Après un « sit-in » improvisé, de nouvelles prises de paroles ont lieu, chaque association vient se présenter (les anti-gco, les zadistes, greenpeace, alternatiba, les petits débrouillards, alter eco alsace, ¨zérodéchetstrasbourg, nous voulons des coquelicots, les colibris, le stück… et même des représentants des gilets jaunes !). Sur la place, on parle fiscalité écologique, action collective et individuelle, besoin d’engagement politique, ou encore réduction des déchets.

« Quel monde laisse-t-on à nos enfants? »

« On est là pour dire que le climat ne va pas bien. Oui, vu la situation, c’est plutôt mal barré. Et pourtant, si on est là aujourd’hui, c’est parce qu’on considère qu’il est encore temps. Pour le GCO, c’est pareil. » a déclaré Michaël Kugler, représentant régional d’EELV et militant actif contre le Grand Contournement Ouest. Le récent dossier Stockamine a également été abordé.

Les participants évoquent différents aspects de la lutte écologique, mais tous se rejoignent sur le fond: une demande d’action, à l’échelle citoyenne oui, mais aussi et surtout politique. Les manifestants veulent à tout prix (ou presque?) réduire le réchauffement climatique, intimement lié à l’activité humaine et qui risque d’amener un nombre incalculable de périls, allant de la destruction de l’environnement, aux guerres de ressources ou encore l’extinction de l’humanité.

Pour finir la mobilisation, un « débat mouvant » est mis en place par Les Petits Débrouillards et le dernier rapport du GIEC est déposé symboliquement par une personne déguisée en cigogne devant l’Hôtel de Ville. Ailleurs, la Marche pour le Climat a également continué à mobiliser, comme à Bruxelles, où  70 000 personnes se sont réunies, notamment suite aux manifestations hebdomadaires d’écoliers et d’étudiants. D’autres marches auront probablement lieu dans les mois à venir, affaire à suivre.

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