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Une circulaire du ministère de l’Intérieur menace la survie des festivals

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En septembre 2017, l’actuelle ministre de la Culture Françoise Nyssen présentait un budget de 10 milliards d’euros, consacré à la cohésion sociale par la vie culturelle. Le souhait était alors d’offrir à tous un accès à la culture, sans question de richesse. Cependant, une circulaire du 15 mai dernier risque de mettre en péril l’existence de certains festivals, ou d’engendrer une hausse significative du prix du billet.

Plus précisément, cette circulaire signée par Gérard Collomb aurait pour conséquence une augmentation du coût de la sécurité pour les organisateurs de festivals en France, notamment par la mise en place « d’un processus d’échanges préalables avec les organisateurs d’événements  » et les autorités.

Au nom de l’ordre public, une convention sera alors signée entre les deux parties dans le but de faire facturer le déploiement des forces de l’ordre. Le problème réside cependant dans le fait que le préfet risque d’abuser de son droit, en proposant des prestations de sécurité – police et gendarmerie – trop élevées.

Si cette mesure peut être vue comme un coup dur pour les organisateurs, c’est également parce que face aux augmentations des dépenses, les aides de l’Etat ne suivent pas. Depuis les attentats du 13 novembre 2015 sur le territoire français, un fond d’urgence de 15 millions d’euros avait justement été consacré pour les salles de spectacle et les festivals, pour permettre une meilleure sécurité des évènements. En 2018, avec la fin de l’état d’urgence, cette aide était descendue à 4 millions d’euros. En 2019, elle disparaîtra définitivement !

Le risque serait que les festivals indépendants, avec souvent moins de moyens, ferment boutique. Jack Lang, ancien ministre de la Culture, a notamment utilisé l’exemple des Eurockéennes de Belfort pour l’illustrer.

Face à la polémique, Gérard Collomb a tenu à rappelé que les préfets devraient à l’avenir facturer de façon à ne pas déranger le système économique des festivals et donc éviter la fin de certaines festivités. À Strasbourg et en Alsace plus généralement, il faudra attendre une possible augmentation pour voir les premières conséquences d’une telle convention avec le préfet. En espérant que la culture reste un acteur privilégié par les politiques et les autorités.

Bref, affaire à suivre !

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