Pour quelques centaines de Strasbourgeois, le temps s’est arrêté place de la République à Strasbourg. Le mois d’avril n’a jamais démarré, on annonce des événements le 58 mars, le 62 mars…

Pour la première nuit il y a quelques semaines, des bâches ont été suspendues aux branches d’un arbre pour abriter la foule de la pluie, des tentes ont été plantées, des poubelles improvisées, et déjà une ambiance de festival avait pris le contrôle du parc. Des airs de guitares donnaient le ton tandis que de tous côtés, les hommes et les femmes s’activaient à organiser le mouvement. C’est un véritable espace d’autogestion qui s’est créé, sur ce lieu public réapproprié par les Strasbourgeois au cœur de leur ville.

Vous avez sûrement suivi les actualités : la loi travail fait débat et pousse par milliers les Français dans les rues. Pour beaucoup, c’est la goute qui a fait déborder le vase. Un gouvernement qui ne représente plus ses citoyens, des partis dans lesquels on peine à se retrouver, des inégalités croissantes entre les très riches et les très pauvres… La liste est longue lorsque l’on questionne tout un chacun sur le ras-le-bol à l’origine du mouvement. Ici, on ne se bat pas seulement contre la loi travail. Le rassemblement voit  bien plus loin et veut repenser la démocratie.
On assiste alors à une convergence des luttes à laquelle chacun est invité à participer.

Récit photo d’une tranche de semaine place de la République.

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Photographies : Pauline Ruhlmann.

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