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Insécurités à Strasbourg : le U Express de la Grand’Rue ne peut plus vendre de l’alcool

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Surprise à Strasbourg ce jeudi matin : les client(e)s du U Express de la Grand’Rue/rue du 22-Novembre ont découvert que, suite à un arrêté préfectoral, la vente de boissons alcoolisées était désormais interdite. Une décision de la préfecture, qui délivre les autorisations, prise pour une durée indéterminée.

« Suite à un arrêté préfectoral, votre magasin U Express n’est plus autorisé à vendre des boissons alcoolisées. » Ce jeudi 27 novembre, on peut trouver cette phrase placardée un peu partout dans le magasin U Express, aux entrées situées sur la rue du 22-Novembre et sur la Grand’Rue. Une décision qui a fait parler toute la matinée, dans une rue du 22 déjà soumise à un arrêté municipal interdisant la consommation d’alcool à l’extérieur.

Selon Cécile Rackette, sous-préfète, l’arrêté a été signé le 25 novembre, et notifié le 26. Un timing qui a pu en interroger certain(e)s avec sa proximité avec le début du marché de Noël. Un « hasard » assure la sous-préfète, jointe au téléphone, qui indique que si elle avait pu le signer plus tôt, elle l’aurait fait.

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Un conflit de plusieurs mois avec le gérant du U Express

Alors pourquoi cet arrêté a été pris ? Pour Cécile Rackette, la décision s’inscrit dans un contexte global d’insécurité et d’agressions des passant(e)s par des personnes alcoolisées, situées devant le U Express. La sous-préfète explique avoir été saisie depuis un an par des commerçant(e)s et des riverain(e)s sur cette situation. Surtout, il a été remarqué que des personnes déjà alcoolisées pouvaient s’acheter de l’alcool au U Express.

Les conditions initiales [pour la vente d’alcool] ne sont plus réunies, c'est pour ça que j’ai pris un arrêté.
Cécile Rackette, sous-préfète
rue du 22 novembre
© Nicolas Kaspar / Pokaa

En effet, toujours selon la sous-préfète, le gérant de l’établissement « ordonnait à ses caissières d’accepter de vendre de l’alcool à des personnes en état d’ivresse publique manifeste », ce qui est interdit par la loi. Le 26 février dernier, une personne manifestement ivre a par exemple acheté sans difficulté de l’alcool, avant d’être contrôlée par la police puis placée en cellule de dégrisement. À ce moment-là, toujours selon la sous-préfète, le gérant aurait envoyé des SMS menaçants à la police, qui aurait ensuite porté plainte.

Le gérant a été condamné le 12 juin par ordonnance pénale [procédure simplifiée, sans audience, utilisée pour traiter les affaires pénales simples et de faible gravité, ndlr]. Jugeant que l’exploitant ne remplissait plus les conditions pour vendre de l’alcool, soit ne pas favoriser l’ivrognerie et ne pas encourager la débauche, elle a donc décidé de lui retirer son autorisation le 26 novembre. Contactée directement sur place, la direction du U Express a simplement répondu : « Pas de commentaires. »

u express sans alcool
Seules restent les boissons sans alcool. © Nicolas Kaspar / Pokaa

Une interdiction à durée indéterminée

Cet arrêté préfectoral concerne spécifiquement le U Express de la Grand’Rue/rue du 22-Novembre, et fonctionne indépendamment de l’arrêté municipal décidé par la Ville en mars dernier. En outre, c’est « un premier levier dans la gradation des sanctions », puisque la préfecture aurait pu prendre la décision de fermer l’établissement, « une sanction plus pénalisante », selon la sous-préfète.

Surtout, Cécile Rackette précise que cet arrêté interdisant la vente d’alcool peut durer indéfiniment : « Le gérant peut refaire une demande, qui sera examinée et ensuite on voit ce qu’il peut faire pour que cette situation ne se reproduise pas. » À voir l’effet que cela aura sur la rue du 22-Novembre.

grand rue
© Nicolas Kaspar / Pokaa

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Commentaires (12)

    • Y’a quoi rue de Molsheim j’y habite rien remarqué à part des éméchés festifs liés aux bars… Mais bon, moi aussi je fréquente les bars.. Pour ce qui est des supérettes si elles ne peuvent plus vendre d’alcool j’irai chercher où la bouteille de blanc pour accompagner la raclette !

  1. La préfecture, avec son art consommé de déplacer les problèmes plutôt que de les résoudre, s’acharne à planquer les ivrognes du centre-ville comme on range des bibelots gênants avant la visite de belle-maman. Pendant ce temps, les véritables alcooliques meurtriers qui sillonnent les routes continuent leurs slaloms funèbres en paix.
    Qu’elle commence donc par faire appliquer la très pudique mais néanmoins claire loi Bachelot — oui, celle qui interdit de servir de la bibine glacée dans les stations-service, article L3322-9, pour les intimes.
    C’est à se demander si la préfecture ne préfère pas l’indignation administrative au bon sens élémentaire. Honte à elle, mais avec distinction, comme toujours. »

  2. J’aimerai bien savoir le comportement de ces dites
    personnes alcoolisée si un(e) caissier(e) leur refusait la vente d’alcool…. Aucune réflexion quand a la sécurité des employés du magasin. Et s’ils ne le trouvent pas ici, ils le trouveront ailleurs, on ne fait que déplacer le problème. Tout ce que je vois là c’est un gérant d’entreprise qui aura un manque a gagner et des salaires a honorer, ainsi qu’une clientèle (majoritaire) de consommateurs eduqués privés de leurs libertés, qui font les frais des incivilités de quelques marginaux. Ça ressemble plus à un règlement de compte entre la prefette et le gérant qu’à une décision juridique réfléchie et impartiale.

    • Quel beau regard sur la pauvreté, merci de votre humanité qui transparaît dans vos si jolis mots.

  3. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas donner d’argent à ces marginaux, ils ont assez d’aides, la pièce que vous leurs donnez fini en petite bouteille de rhum, 8.6 et drogue, désolé mais ils vont la ou les gens leurs donne la pièce, plus vous donnez d’arge.t plus il y aura de marginaux.

  4. C est une très bonne décision je travaillez dans le restaurant qui et collez à se super u est c était du grand n importe quoi c était toujours les même personne en plus de cela un groupe de plus ou moin une cinquantaine de personne pas tous la en même temps bien sûr mais c était toujours au moin une dizaine déjà à 10h du matin il importuné les gens sur la terrasse et les passant à longueurs de journée tout les jours il y avait autre chose bagarre insulte agressivitez verbal et physique et j en passe vole jusqu’à dans le restau ou je bossez parce que bien sûr il essaye d utilisez les toilette des commerce autour bref un enfer pour tout le monde c est très bien que il est pris cette décision il était temps

  5. D’après Thibaut Vinci, le candidat de la gauche modérée… et de ses valeurs de gauche, bientôt la fin de l’insécurité à Strasbourg.

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