Parce qu’il n’y a pas que Strasbourg dans la vie, on a profité du beau temps pour aller découvrir un peu plus en détail ce que la région a à nous offrir. À seulement une petite demi-heure en train (et navette bus) de Strasbourg se trouve Rosheim, ville romane qui regorge bien des secrets, sans oublier les bonnes choses à manger et à boire.
Ville romane ou bien « ville à la rose », Rosheim est située dans le Bas-Rhin, juste à côté d’Obernai et de Molsheim. Centre viticole de la Route des vins, la commune de 5 409 habitant(e)s est riche d’un patrimoine composé de plusieurs églises et chapelles, mais également de remparts et portes très présentes dans la rue principale, celle du Général-de-Gaulle.
Pas forcément très connue des Strasbourgeois(es), la commune a pourtant plus d’un tour dans son sac pour séduire les curieux/ses et les gourmand(e)s. Alors on a décidé de mettre notre sac à dos, nos chaussures de sport et de partir à la découverte d’une ville aux trésors cachés.
Étape 0 : arriver au centre-ville, depuis la gare
Déjà, première chose à savoir : de la gare de Strasbourg, comptez entre 20 et 30 minutes en TER pour vous rendre à celle de Rosheim. Une fois sur place, si vous êtes venu(e)s à vélo, vous pouvez partir à l’aventure de la Véloroute du vignoble d’Alsace (EuroVelo 5), allant de Marlenheim à Thann, et passant par Rosheim.
Mais comme on débarque à pied, et qu’arriver au centre de Rosheim n’est pas très agréable de cette manière, on a attendu un drôle de carrosse : le Rosabus. Petite navette électrique, elle fait plusieurs allers-retours dans la journée, et c’est un moyen bien pratique de commencer la découverte de la ville.
Étape 1 : une rando d’environ 8 km, entre vignobles et couvent
Une fois dans le centre-ville, il est temps de commencer notre périple. Vu que l’on est des trentenaires citadins, on décide d’effectuer une petite randonnée de 8 km répertoriée sur la bible alsacienne Visorando, entre vignobles et couvent.
On démarre en plein centre, avant de rapidement s’enfoncer dans une petite forêt, jusqu’à arriver devant le « banc de l’impératrice », donnant sur des vignes. L’idéal pour une petite pause.
On continue notre petite grimpette jusqu’à atteindre l’église et le couvent du Bischenberg à Bischoffsheim. On croise sur notre chemin des mûres, des fleurs sauvages et surtout beaucoup de vignes, donnant un point de vue des plus sympathiques sur Obernai, puis Rosheim.
Dans la deuxième partie de la boucle, on passe devant le Couvent des Bénédictines, qui vend des gâteaux à base d’hosties pour soutenir son monastère, avant de revenir en plein centre-ville où nous attend une très vieille maison romane.
Enfin, le périple s’achève devant l’église romane Saints-Pierre-et-Paul, qui fait toujours son petit effet. Une boucle d’un peu plus de 8 km, assez facile et suffisante pour aiguiser l’appétit.
Étape 2 : petit saut à l’Australe, un nouveau restaurant
Puisqu’il se fait un peu faim, on décide de pousser les portes de l’Australe, un restaurant qui a ouvert le 19 mai dernier au 71 rue du Général-de-Gaulle. Avec sa carte de cuisine maison et de saison, ses softs, bières et vins locaux et ses thés issus d’Au fond du jardin (salon de thé à Strasbourg), l’adresse sait ravir les estomacs des gourmand(e)s.
Lorsqu’on y est allé, on a pu profiter de polpettes, de filet mignon à la tapenade, du thon mi-cuit avec des légumes ou encore d’ananas rôti. Si les prix sont un peu chers (29€ le menu entrée-plat, 36€ la formule complète), c’est une jolie adresse en devenir, qui veut faire les choses bien et qui apporte quelque chose de neuf aux autres adresses traditionnelles de Rosheim. Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici.
Étape 3 : dévorer la spécialité locale du ropfkueche, le gâteau aux noix
Parce qu’ici, on est des gourmand(e)s, on n’avait pas choisi Rosheim par hasard. C’est de là que vient le ropfkueche, ce gâteau aux noix aussi délicieux que compliqué à prononcer. On se rend donc à la pâtisserie Rohmer, pour goûter à cette spécialité qui nous fait de l’oeil depuis notre arrivée.
Noix, cannelle, sucre, de la crème fraîche, le tout dans une brioche toute moelleuse : on est conquis(e) par cette pâtisserie qui justifie à elle seule le déplacement. Et surtout, on regrette très vite de n’en avoir pris qu’une, car elle a vite été mangée.
Étape 4 : dévaliser la brasserie Les Intenables
Enfin, si l’Alsace est une vraie terre de microbrasseries, Rosheim y accueille l’une des meilleures du coin [avis personnel et non contractuel, ndlr] : Les Intenables, au 8 rue Jean-Marie-Lehn.
Installée dans la commune depuis 5 ans, la microbrasserie s’est faite une place de choix dans les craft beers, ces bières artisanales qui osent et tentent de mélanger toutes les saveurs. Et pour ne rien gâcher, le design des canettes est magnifique, et réalisé par une graphiste de chez eux.
West Coast Pale Ale, Black IPA, Sour IPA, bières à la myrtille et au piment, à l’orange sanguine (une dinguerie) ou aux notes de cacao, d’espresso bien serré et de fruits confits : vous trouverez forcément votre bonheur. Et les explorateurs/rices de goût pourront profiter de leurs 4 à 5 bières éphémères brassées par mois. Surtout qu’au niveau du rapport qualité-prix, mieux vaut les prendre sur place que dans des bars !
Enfin, les Intenables vendent aussi des softs réalisés par Voyou : ginger beer, limonade menthe-citron ou thé vert et sureau ou encore un tonic à l’hibiscus, il y a de quoi faire même si l’alcool n’est pas votre truc. Une chose est sûre : vous repartirez le sac à dos rempli de canettes. Pour en savoir plus, c’est ici.
Les sacs à dos bien chargés, les jambes fourbues et les estomacs heureux, on repart en Rosabus vers la gare, avant de rejoindre Strasbourg. Une nouvelle commune débloquée dans notre Pokaadex, et elle est loin d’être la dernière.



