À 1h40 de Strasbourg, Belfort tape fort ! Alors que son célèbre festival, les Eurockéennes, n’aura lieu qu’en juillet prochain, celui-ci a déjà sorti les premiers noms de sa programmation. Malin, à l’approche des fêtes. Aya Nakamura, Orelsan, Pulp, The Offspring… Cher Père Noël, et si tu m’offrais un pass pour les Eurocks ?
« Éternel adolescent de 36 ans », le festival des Eurockéennes – ou Eurocks pour les intimes – a su se hisser dans le classement des plus gros festoches d’Europe, faisant de Belfort une terre de rock (et pas que), chaque premier week-end de juillet.
Chez nos voisins (à 1h40 de Strasbourg), s’enchaînent chaque année 60 concerts en plein air, sur quatre scènes, avec une affiche qui jongle entre révélations musicales et stars internationales.
Si la prochaine édition n’aura lieu que d’ici plusieurs mois (du 2 au 5 juillet 2026), les premiers noms de la programmation viennent d’être dévoilés.
Seras-tu l’un(e) des 130 000 festivaliers/ères qui rejoindront la presqu’île du Malsaucy ?
Les têtes d'affiche internationales
Parmi les gros noms qui vont secouer la prog’ 2026, il y a les Californiens de The Offspring, légendes du punk rock américain, qui fêtent leurs 30 ans de carrière.
Tout aussi cultes : Pulp, l’un des trois groupes ayant écrit la Britpop 90s avec Oasis et Blur, qui revient après 28 ans d’absence aux Eurocks, un dernier album (More) dans les bagages.
Ils n’étaient pas venus depuis leur dernier passage en 2010, les Suédois de The Hives – ambassadeurs du garage punk depuis plusieurs décennies – rejoignent également cette édition avec un nouvel album en poche.
Avis aux fans de Social Distortion (mélange de punk, blues, country et rockabilly), un groupe formé dans les années 70 et reformé en 1988, qui viendra pour la première fois. Comme quoi : il n’est jamais trop tard pour y croire.
« Héritiers d’AC/DC », Airbourne ravira les fans de hard rock… Tandis que pour le folk rock, les membres de The Lumineers, invité(e)s en 2020 en pleine année Covid, sont enfin reprogrammé(e)s ! Et les Eurocks seront, nous dit-on, leur unique date estivale en France.
Pour les amateurs/rices de soul moderne : on ira voir Curtis Harding qui fusionne dans sa musique « gospel, soul, garage rock, R&B, et hip-hop ».
La scène française qui flex
Tournée internationale, stades de France complets au printemps et qualifiée de « fierté française, icône mondiale » par Billboard Magazine après les JO en 2024, c’est Belfort qu’Aya Nakamura viendra enflammer.
En belle place aussi sur l’affiche 2026 : Orelsan que les Eurocks aligneront pour la quatrième fois. Depuis sa dernière en 2023, celui qui marie flow nonchalant et plume incisive a eu le temps de remplir 18 Bercy, et de revenir avec un nouvel album. Paraît qu’il prépare pour sa venue « un show inédit encore plus fort et surprenant » que le précédent.
Autres récidivistes : Vald et Vladimir Cauchemar (respectivement pour la quatrième et seconde fois), accompagnés ici de Todiefor, pour présenter Pandemonium Reloaded. Un projet commun qui réunit leurs univers rap et techno, et un spectacle de clôture du vendredi qu’on nous annonce déjà « follement visuel ».
On s’arrêtera aussi sur Feu! Chatterton, « quintet de dandys » à la plume poétique et à l’énergie rock. Ou sur les quatre Nantais d’Ultra Vomit, groupe de métal parodique que l’on ne présente plus ; et les « banlieusards parisiens » de Rise of the Northstar – qui se définissent comme « Rap-Metal from Neo Paris ».
Pour le gros son, on comptera aussi L2B, le trio composé de KLN, IDS et D2 – quelques mois à peine après une première tournée jouée à guichets fermés ; et Josman « qui a su briller grâce à son talent d’écriture, son flow ciselé et ses productions dans la veine trap ».
Quant à la scène électronique française, elle sera bien représentée avec la DJ, productrice, responsable de label Anetha (hard tech) qui a clôturé les Jeux paralympiques de Paris à l’été 2024. Ou le « caméléon musical » Mosimann, « DJ, producteur, chanteur, musicien, showman » et que l’on connaît pour ses pastilles Dream Track sur les réseaux – où il compose les morceaux rêvés de célébrités.
Ou encore Trym que les Eurocks décrivent comme un « petit surdoué des sets énergiques », au « style mélodique voguant entre techno et acid, hypnotise jusqu’à la transe ».
Les talents qui montent, qui montent
Parmi les talents à suivre : Joy Crookes « le nouveau joyau de la Couronne britannique », que l’on compare parfois à Amy Winehouse, et héritière de Billie Holiday et de Nina Simone ; ou Joe Yorke (UK roots reggae – rocksteady), révélation de la scène soundsystem.
On notera aussi la venue des States : de The Sophs, prodiges du rock indé’ qui agitent la scène comme The Strokes avant eux ; ou d’Upchuck, « groupe punk incandescent » que l’on associe aux Deftones ; et des mystérieux President (alternative metal), « planqués derrière des masques et des pseudos ».
Dans un tout autre genre, les Eurocks prévoient une soirée « Fullmix Kinshasa Mboka Ya Bisengo ». Pour une découverte du « Congo électro » aux côtés de DJ Ninikah et DJ Queeny Di, « deux reines des platines » de la scène congolaise, Master Virus « un des DJ les plus sollicités en Afrique subsaharienne ».
Pour le reste de la prog’, il faudra attendre encore un peu. Le temps, peut-être, de glisser cette idée cadeau sous le sapin, ou gâter sa frangine ou son copain. Car la billetterie, elle, est déjà ouverte.
Événement
Les Eurockéennes de Belfort - 36e édition
Quoi ?
Festival de musique
Quand ?
Du jeudi 2 au dimanche 5 juillet 2026
où ?
Site du Malsaucy à Sermamagny (territoire de Belfort, à 1h40 de Strasbourg)


