Ce vendredi 27 février, Jean-Philippe Vetter, candidat Les Républicains, a présenté une série de mesures destinées à sécuriser les parcours de vie à Strasbourg. De la petite enfance aux séniors, ses colistiers/ères ont dévoilé leurs propositions pour chaque étape de la vie.
Sous un soleil battant, au coeur du parc des Romains à Koenigshoffen, Jean-Philippe Vetter a réuni plusieurs colistiers/ères pour présenter une nouvelle salve de mesures.
Le candidat, tête de liste d’« Aimer Strasbourg », s’attaque cette fois à la sécurisation des parcours de vie. Des mesures allant de la petite enfance jusqu’aux séniors, en passant par la vie étudiante.
Création de « villages » pour accompagner les parents
Pour sécuriser le « tout début » du parcours de vie, un lieu dédié aux jeunes parents verrait le jour. Des « villages », disséminés dans chaque quartier, pour accueillir les parents et leurs enfants. « À partir de la déclaration de grossesse pour développer tout le parcours néonatal, jusqu’à l’adolescence. »
Dans cette mesure, Jean-Philippe Vetter voit « l’humanisme rhénan » et veut « donner des opportunités à tous ».
L’instauration d’un passeport du jeune citoyen
Cette proposition a germé dans l’esprit de la colistière Mathilde Rungette, enseignante dans une zone d’éducation prioritaire. Ce passeport citoyen permettrait aux élèves de découvrir « les institutions et l’histoire de Strasbourg ». Une façon également de leur « transmettre des valeurs républicaines et européennes ».
Pour le candidat, ce passeport serait « une façon originale de comprendre et visiter les institutions », tout en rappelant « qu’on a des droits et des devoirs ».
100 millions d’euros pour les infrastructures sportives
Le colistier Timothé Boudhil a pris la parole sur la thématique du sport. Pour ce président d’un club d’escrime strasbourgeois, « le sport ce n’est pas que le haut niveau. Il éduque, rassemble, fédère et protège ».
Des valeurs importantes pour la liste de Jean-Philippe Vetter, qui justifient un investissement important dans ce domaine : 100 millions d’euros. D’autant qu’à Strasbourg, il faut développer « un projet de rénovation des infrastructures sportives », poursuit le colistier.
Car selon Timothé Boudhil, certaines infrastructures de la ville présentent aujourd’hui « des problèmes de sécurité ». « Il y a un état des lieux à faire sur les infrastructures strasbourgeoises. »
Parmi les exemples cités, un terrain de foot de la Robertsau, sur lequel il n’est plus possible de jouer une fois la nuit tombée, faute d’éclairage. « Un problème à 20 000 euros », commente le candidat.
Ou encore le gymnase Herrade, dans un état « presque catastrophique », avec des températures très froides l’hiver venu, et des sanitaires « bouchés depuis des années ».
Pour résumer, l’objectif de cette mesure est que « chaque Strasbourgeois puisse s’entraîner dans de bonnes conditions ». Le candidat Les Républicains soutiendrait aussi le projet d’Arena pour la SIG Strasbourg.
Rendre Strasbourg plus accessible
Pour Qendrim Kasabaqi, colistier de Jean-Philippe Vetter, « une ville réellement accessible passe par des aménagements adéquats construits avec les gens concernés ».
Étant lui-même une personne à mobilité réduite, il tempère l’état d’accessibilité de la ville. « Les trottoirs sont adaptés mais ne sont pas fonctionnels. Il faut questionner cela et penser à une logique fonctionnelle. »
Le colistier rêve même grand avec le candidat en lice pour la mairie de Strasbourg. Il voudrait voir la ville lauréate du Access City Award. Cette distinction est décernée par la Commission européenne à la ville la plus accessible de l’année.
Lutter contre l’isolement des séniors
Sécuriser les parcours de vie pour toutes les générations, voici donc la promesse de Jean-Philippe Vetter pour son mandat. Un engagement qui concerne aussi les séniors, présenté par la colistière Edith Peirotes.
Principale préoccupation de la liste, « la solitude des aînés ». Une proposition de maison intergénérationnelle a donc été pensée pour loger étudiant(e)s et aîné(e)s sous le même toit.
« Les prix des logements seraient extrêmement compétitifs en échange de quelques heures avec les séniors. » Un fonctionnement « gagnant-gagnant » selon Jean-Philippe Vetter.
Enfin, l’une des mesures phares est l’abonnement mensuel CTS à 1€ pour les plus de 65 ans, pour emprunter les transports en commun de la ville.
Une mesure « financée sur des économies d’argent public », et au prix plus symbolique qu’essentiel. « Nous n’avons pas voulu de la gratuité mais d’un euro symbolique. J’y tiens parce que rien n’est jamais gratuit, il y a toujours quelqu’un qui paye », explique Jean-Philippe Vetter.
« Nous sommes persuadés que ceux qui prennent rarement les transports en commun se laisseront séduire et seront de nouveaux utilisateurs. C’est une nouvelle liberté et une possibilité supplémentaire de venir en ville », conclut le candidat.
Étudiant(e)s, santé, délinquance et entreprenariat
Enfin, d’autres mesures ont encore été entendues lors de cette conférence de presse, voici un débrief.
Donner la part belle aux étudiant(e)s :
- Développer et investir dans la rénovation de logements étudiants. Le quartier Starlette et la tour de chimie sont des priorités.
- Rendre la BNU accessible 24h/24. Si le projet n’aboutit pas, il basculera sur la Médiathèque André-Malraux.
Focus sur « la délinquance des jeunes » :
- Création d’un conseil des droits et devoirs pour les familles. Pour permettre le dialogue avec les familles, une étape supplémentaire avant la justice.
Soutenir les jeunes et l’entrepreneuriat :
- Création d’une charte d’amorçage.
- Travail collectif avec les banques locales de la région et Chambres de commerce.
« On doit être le soutien de ceux qui n’ont pas d’échelle. L’entrepreneuriat ne doit pas être réservé à l’élite. Nous voulons un Strasbourg d’opportunités », clame Jean-Philippe Vetter
Soutenir la santé :
- Mettre chaque année en avant un thème de santé publique pour sensibiliser le domaine public.
- Soutenir les professionnel(le)s de santé. La ville doit être un facilitateur pour accompagner les professionnel(le)s. Création d’aides et financements spécifiques à leur installation.
- Création de nouvelles Maisons urbaines de santé dans les quartiers.
Repenser les mobilités :
- Plus de places de stationnement pour les PMR.
- Mobilier urbain pensé pour toutes et tous.


