Treize ans après son ouverture, on s’est rendu à la Brasserie des Haras pour vous faire découvrir sa cuisine, son univers, mais aussi pour assister de l’intérieur à un service impressionnant. Mené par une brigade de 25 personnes, sous le regard du chef François Baur, on a pu s’installer en terrasse pour être aux premières loges de ce véritable petit ballet.
La Brasserie des Haras, c’est ce restaurant installé dans les anciens haras royaux de Strasbourg, à deux pas des Ponts Couverts dans le quartier de La Petite France.
C’est une ancienne bâtisse datant de 1752 (et qui accueillait encore des chevaux au milieu des années 2000) qui a été transformée et réhabilitée pour devenir un restaurant en 2013. Un restaurant ? Que dis-je… plutôt une brasserie de prestige !
Pourtant, comme de nombreux emblèmes de la restauration strasbourgeoise, les Haras fait tellement partie du paysage qu’on l’oublie parfois.
C’était sans compter sur la team Pokaa ! On vous embarque découvrir, ou redécouvrir, ce lieu à couper le souffle.
La Brasserie des Haras, l’un des plus beaux restaurants du monde ?
On ne va pas se mentir : la Brasserie Les Haras fait partie de ces restaurants qui font de l’effet quand on y met les pieds.
Avec son escalier de bois monumental, l’une des pièces maîtresses du lieu, et sa magnifique charpente le décor impressionne. Si vous êtes sensible au monde du design, ou à celui des métiers du bois, vous risquez d’être bluffés !
D’ailleurs, quelques mois après son ouverture, la brasserie a obtenu le prix du plus beau restaurant design au monde lors de « The Restaurant & Bar Design Awards 2014 », une récompense très prestigieuse réputée au-delà du domaine de la restauration.
Avec sa décoration qui rappelle évidemment l’univers équestre, ses quelques 120 places à l’étage, son ambiance et sa lumière si particulière, on est tout de suite conquis(e)s par l’ambiance du lieu. Mais pour le reste : qu’est-ce qu’elle a dans le ventre cette brasserie ?
Une brigade hyper entrainée
Il est 11h30 pétantes quand le chef François Baur donne les instructions du jour à une partie de sa brigade, à l’étage. Chef de rang, chef de parti, maître d’hôtel, runneurs, serveurs : c’est d’abord à l’équipe en salle qu’il s’adresse.
L’équipe reçoit aujourd’hui quelques visages connus, ils seront servis selon leurs habitudes, et il faut tâcher de les retenir ces habitudes, tout comme leurs allergies d’ailleurs.
Le Chef dévale ensuite l’escalier et enfile sa toque pour donner la seconde salve d’instructions, cette fois-ci à l’équipe qui s’affaire dans une cuisine d’une étonnante forme arondie.
Tout le monde écoute religieusement, les équipes sont concentrées, et le service démarre. Les instructions fusent, les casseroles rissolent, il y a du mouvement.
Organisée comme un ballet, cette chorégraphie permet aux équipes de servir jusqu’à 150 repas par service en 1h30, et ça, c’est costaud !
« Une cuisine comfort food et d’instinct, qui suit les saisons »
Derrière cet écrin majestueux, ce qui donne l’impulsion et l’énergie au lieu, c’est bien évidemment la cuisine mais aussi celles et ceux qui l’inventent. En place depuis l’ouverture du restaurant, le chef François Baur propose « une cuisine comfort food et d’instinct, qui suit les saisons » comme il nous l’explique avec malice, juste avant le service.
On n’est ni dans un restaurant gastronomique, ni dans une brasserie, mais la croisée des chemins de ces deux univers.
Le service et les prestations sont haut de gamme, mais la cuisine ne se la pète pas, et c’est tant mieux. On retrouve par exemple un menu de la semaine complet à 42 euros avec deux choix d’entrées, deux choix de plats (souvent viande ou poisson), et un dessert.
Carpaccio de sériole au leche del tigre, filet de julienne poêlée, suprême de volaille et petits pois à la française, il y a la fois du classicisme et de l’exotisme.
À la carte, les ravioles d’asperges et ricotta croisent la route du burger d’agneau, du pâté en croûte aux quatre viandes et foie gras ou du vol-au-vent de volaille, ris de veau et écrevisse. Il y a de la texture et du goût, chaque plat nous emmène ailleurs, le pari est gagné.
Comptez quand même de 17 à 32 € pour les entrées, et entre 29 et 53 € pour les plats. On ne va pas venir tous les jours, mais ça, on le savait déjà, on est dans un lieu haut de gamme, rappelons-le.
Pour finir le repas, mention spéciale à la cheffe pâtissière Tinh Tran qui signe des desserts qui sont tout simplement à tomber.
Vivant, majestueux, on a pris un immense plaisir à redécouvrir La Brasserie des Haras, un lieu qui représente à la fois Strasbourg et qui défend une certaine idée de la gastronomie locale.
Si comme nous, vous n’êtes pas venu depuis la fin des années 2010, on vous conseille de manger à l’étage. Peut-être que le lieu s’apprécie encore davantage lorsque l’on mange sous son toit.
Les petits et les gros +
- La terrasse est très agréable pour venir boire un verre en soirée et un côté « lounge » est prévu pour s’installer plus confortablement
- C’est pour nous l’un des restaurants les plus impressionnants de l’hexagone
- Cet escalier plaira à tous les amoureux/ses de design et d’artisanat du bois, il est jute dingue
- Le service voiturier est gratuit (oui oui même pour votre Twingo)
- Du 28 septembre au 4 octobre prochain, ce sera la semaine Gastronomique avec Monaco, l’occasion de découvrir les spécialités culinaires monégasques (on vous en dira plus dans un prochain article)
- L’espace bar au rez-de-chaussée est parfait pour boire un verre à midi ou le soir
- Le menu entrée + plat + dessert est à 42 € du lundi au vendredi
- Le restaurant est ouvert tous les jours, midi et soir
Établissement
Brasserie Les Haras
Quoi ?
Néo brasserie éléganteoù ?
23 rue des Glacières à StrasbourgPlus d'infos ?
Tél 03 88 24 00 00



Comment avez-vous écrit cet article sans prononcer le nom de Haeberlin ?
Impressionnant
Alléchant
Chic
Bonne prestation
A envisager pourquoi pas
Mais il faut aussi avoir des draps pour dormir et manger dans cet bel hôtel qui est le Haras moi je suis d’avoir vu tel qu’il était avant avec les chevaux