Alors que les manifestations et actions des lycéen(ne)s ont commencé ce mardi 29 septembre à Strasbourg, leur mobilisation continue. Blocus, incendies, incidents, revendications : nos journalistes Jules Scheuer et Martin Savail sont sur le terrain. À noter que le réseau de trams est complètement à l’arrêt ce jeudi matin.
Si le mouvement lycéen prend de l’ampleur dans toute la France depuis quelques jours, la mobilisation continue en ce jeudi matin 1er octobre. Plusieurs lycées strasbourgeois sont bloqués, tout comme en Alsace et dans le reste de la France. De manière générale, les revendications portent surtout sur le manque de moyens financiers au sein des établissements scolaires de l’Éducation nationale.
L'actualité devant les lycées minute par minute, entre 8h30 et 11h
- Au lycée International des Pontonniers, si la situation est globalement calme vers 9h30 entre deux interventions de lycéen(ne)s, les cours ont quand même été annulés pour la matinée. Un groupe de casseurs a tenté de se greffer au rassemblement, mais les lycéen(ne)s se désolidarisent de la casse, « pas de feu, nous sommes civilisés ». Vers 10h50 le calme est de retour.
- Au lycée Couffignal, un nuage de fumée englobe le secteur. Notre journaliste sur place voit des forces de l’ordre, un arrêt de tram détruit, un arbre qui a commencé à brûler avec plusieurs poubelles. Des élèves évoquent « du monde venant de plusieurs lycées ». Tous les trams sont bloqués. À 8h50 le feu d’arbre et de poubelles était éteint. Vers 10h25, la police disperse la foule et 20 minutes après du gaz lacrymogène est toujours tiré. Vers 11h15, un feu est toujours en cours sur les rails du tram.
- Au lycée Kléber, un barrage filtrant a été mis en place pour environ 50 élèves installé(e)s devant les grilles. La situation est très très tendue et des poubelles ont été placées sur les rails du tram.
- Peu avant 9h, au lycée Jean-Rostand, l’alarme confinement a sonné, la circulation dans les couloirs est interdite. Devant le lycée, une foule de lycéen(ne)s fait résonner plusieurs revendications, pour de meilleurs moyens financiers, pour la Palestine, etc. L’ambiance est plutôt bonne et des élèves d’autres établissements se joignent à la mobilisation. Les élèves éteignent les débuts de feu et sont applaudis. À 10h23, les élèves chantent la Marseillaise.
- Au lycée Marcel-Rudloff, des explosions ont été entendues par plusieurs habitant(e)s. Le feu se situe devant le lycée et sur les rails du tram D. Le lacrymogène est partout dans l’air. Les forces de l’ordre déplacent les lycéen(ne)s, qui se réfugient sur les parkings et rues alentours. D’autres départs de feu sont signalés. Des alarmes incendies sonnent aux abords du lycée. Des personnes, qui ne semblent pas être des lycéen(ne)s, mettent le feu à d’autres poubelles sur les rails des trams. Vers 11h35, du gaz lacrymogène est de nouveau tiré aux abords du lycée.
- Au lycée Marie-Curie, la situation est très tendue. Un professeur interviewé ne « s’attendait pas à ce degré de débordements ». Les cours sont annulés et les lycéen(ne)s sont regroupé(e)s en bloc. Des projectiles sont envoyés sur les forces de l’ordre, qui répondent avec du gaz lacrymogène. Des interpellations sont en cours, les CRS passent à l’offensive. Vers 9h40, la foule se disperse vers la citadelle.
- Au lycée Pasteur, les pompiers sont sur place pour éteindre des feux de détritus. Enseignant(e)s et lycéen(ne)s sont invité(e)s à rentrer chez eux. Les cours sont annulés. Des interpellations sont signalées.
- Au lycée Cassin, les cours sont annulés.
- Au lycée Jean-Monnet, le confinement des élèves et des enseignant(e)s a été levé.
Dans l’ensemble, nous vous conseillons de faire attention si vous devez sortir de chez vous. Plusieurs groupes de casseurs tentent de se joindre aux lycéen(ne)s. L’ensemble de la circulation des trams est coupée : A, B, C, D, E et F.


