L’été se profile tout doucement, et avec lui, les envies d’évasion et les vacances. Pour vous faire un peu rêver depuis votre canapé, voire pour vous inspirer si vous manquiez d’idées, on vous montre notre voyage sur la côte Est du Canada en 56 photos et 4 étapes, de Québec aux chutes du Niagara, en passant par Montréal et Toronto. Attachez vos ceintures !
Des ruelles pavées de Québec aux rues colorées de Montréal, des gratte-ciels de Toronto au impressionnantes chutes du Niagara : on s’est baladé(e)s dans l’Est du Canada, entre nature et métropoles nord-américaines. Et le moins qu’on l’on puisse dire, c’est qu’entre les cascades et les buildings, on n’a pas cessé de regarder vers le ciel. On vous montre.
Québec, cocon pittoresque
On débarque à Québec, jet-lagué(e)s de six heures, mais prêt(e)s à explorer la ville en deux jours, avant de poursuivre le voyage. Le noyau touristique de la ville est en fait tout petit : on se sent un peu comme un Strasbourg, dans une vieille ville aux petites rues, visitable à pieds et surtout pas bondée. Bon, la différence, c’est qu’il se faut se préparer à muscler ses mollets car niveau dénivelé, ça y va.
On fait donc un tour dans les adorables ruelles du quartier du Petit Champlain, avant d’admirer le célèbre château de Frontenac, de longer la terrasse Dufferin qui le borde, et de profiter de la vue sur le fleuve Saint-Laurent.
En continuant ce chemin, on en profite pour grimper sur les remparts, mais la pluie décide de nous saucer : c’est un signe pour aller goûter la célèbre Poutine, à base de frites, sauce brune et petits dés de fromage. Bonheur et cholestérol garantis.
Toujours sous la pluie, on décide d’aller flâner à l’aquarium de Québec. Ours blancs, phoques, méduses et bien d’autres ont fait danser nos cœurs.
La région québécoise est réputée pour ses grands espaces, ses montagnes, lacs et fleuves. On a attendu que le soleil pointe le bout de son nez pour en profiter d’une excursion à ne pas manquer dans le coin : on est allé(e)s au Parc de la Chute-Montmorency, qui abrite la plus haute chute de la province de Québec avec ses 83 mètres.
Elle est même bien plus élevée que celles du Niagara ! Mais patience, on y reviendra. En attendant, on profite d’une petite randonnée vertigineuse, avant de poursuivre le voyage.
Parenthèse bohème à Montréal
On se rend à Montréal en train : il faut compter trois petites heures pour complètement changer d’univers. À Québec, on a savouré le côté pittoresque et paisible qu’on connaît bien à Strasbourg. À Montréal, on se retrouve au milieu des gratte-ciel du centre, aussi hauts que Môman (sans jamais nous impressionner autant.)
L’artère à connaître absolument, c’est la rue Sainte-Catherine, mais attention : avec la construction de la ville en quadrillage, on se retrouve avec une chaussée longue de… 11 kilomètres. Pour se donner un rendez-vous, il faut obligatoire préciser l’intersection, au risque de se perdre des heures durant !
Cette rue abrite plus de 1200 commerces, mais surtout, traverse différents quartiers historiques ou modernes de la ville, d’Est en Ouest. De quoi prendre le pouls de la métropole sur une ligne continue, qui change d’ambiance au fil des pas et des façades : on passe l’hypercentre au quartier des spectacles, en passant par l’Université du Québec, le quartier chic de Westmount et le Village gai.
Parmi les autres coins à ne pas manquer, on pense à la colline de Mont-Royal qui domine Montréal (ouioui, le nom vient bien de là), avec ses rues résidentielles, ses grands espaces extérieurs et surtout, le parc du même nom, inspiré de celui de Central Park à New-York. De quoi savourer une accalmie au cœur de la ville.
Autres coups de cœur : le quartier du Vieux-Montréal, avec ses petites rues pavées, ses cafés cocon et ses boutiques. On découvre la basilique Notre-Dame, le dome argenté du marché Bonsecours. On retrouve un peu le confort de déambuler dans des allées à taille strasbourgeoise, mais pas pour bien longtemps : très rapidement, on se retrouve au bord du Saint-Laurent.
Changement d’ambiance dans le Vieux-Port : il est surplombé par une grande roue, tandis qu’il est possible de s’adonner à de nombreuses activités : minigolf, tyrolienne, expositions, pédalo et bateau-mouche… De quoi se défouler avant de reprendre le train.
Toronto, à la verticale
Cinq heures sur les rails plus tard, nous voilà à Toronto. Si à Québec et à Montréal, on était dans la partie francophone du Canada, on a désormais traversé la frontière avec l’Etat de l’Ontario – qui délimite la partie anglophone du pays. Première étape : troquer la douce mélodie québécoise contre l’accent américain.
Si Montréal était déjà impressionnante, Toronto achève de nous transporter dans la démesure nord-américaine. On se dévisse le coup pour voir le sommets des buildings, et on s’amuse du vertige qui nous saisit en levant la tête. Et on ne s’arrête pas là.
Deuxième étape : direction la tour CN, emblème de la ville, haute de 553 mètres. Elle est à Toronto ce que la cathédrale est à Strasbourg : une éternelle boussole que l’on aperçoit à tout bout de champ. Arrivé(e)s sur place, on prend l’ascenseur, et en quelques secondes, on se retrouve au-dessus de tout, dans l’un des plus hauts bâtiments du monde.
On attends sagement que le soleil se couche, on boire un verre sur la terrasse panoramique en regardant les lumières s’allumer et l’horizon prendre la même teinte que notre spritz. Un spectacle majestueux.
Le lendemain, on se balade dans le Vieux-Toronto, ses ruelles pavées, On tombe nez à nez avec le bâtiment triangulaire Gooderham Building, le quartier de la Distillerie avec ses briques rouges, avec de nombreuses galeries d’art et des petits cafés à gogo. De là, on atterrit devant l’ancien hôtel de ville, l’un des monuments les plus vieux de la ville.
On finit par faire un tour dans le quartier chinois, avant de reprendre le bus vers le square Younge-Dundas à la nuit tombée. On l’appelle le « Times square canadien », et pour cause : toute l’effervescence de Toronto se cristallise ici.
Ecrans géants, performances de rue, passages en diagonale et lumières à perte de vue : on se croirait dans un film. Et surtout, vous trouviez la rue Sainte-Catherine à Montréal longue avec ses 11 kilomètres ? La Younge street en mesure 56. Voilà.
Pour finir d’explorer Toronto, on va se poser au bord de l’eau dans le quartier branché de Harbour Front, en passant devant des théâtres et des galeries d’art, avant de filer sur les hauteurs de la ville. On visite la Casa Loma, maison bourgeoise aux airs de château, située sur la colline de Davenport. On profite du temps suspendu dans le décor opulent et néogothique, avant d’aller reprendre un grand bol d’air pour finir le voyage.
Les chutes du Niagara : terminer le voyage en beauté
À une heure en car de Toronto, on achève le voyage au bord de la frontière avec les États-Unis. Direction les chutes du Niagara : on arrive sur des trottoirs bondés, en entendant le bruit de l’eau au loin. On fend la foule pour enfin arriver à apercevoir le spectacle : au milieu de l’effervescence, la vue est majestueuse.
On s’ébahit devant, en repensant à toutes les fois où ce pays nous aura fait tourner la tête, entre merveilles naturelles, bâtiments dans les nuages, mais aussi instants cocons. Et on se prépare à retourner à Strasbourg en savourant encore un peu le vertige.


