Cela faisait plus de deux ans et demi que nous n’avions pas pris de nouvelles de Jean-Yves Bart, un Strasbourgeois qui s’était donné pour objectif de visiter les 526 communes du Bas-Rhin. Pris dans l’engrenage de sa curiosité, il s’est lancé dans la découverte des 377 communes haut-rhinoises, ce qui ferait peut-être de lui la première personne à avoir visité toutes les communes alsaciennes ?
Depuis quelques années, chez Pokaa, nous suivons les odyssées de Jean-Yves Bart, aka @basrhinaleatoire sur Instagram. Un Strasbourgeois que nous avions rencontré pour la première fois en 2021, pour parler de 11xStrasbourg, son projet complètement fou qui avait pour vocation de visiter 11 villes de Strasbourg dans le monde.
En 2021, il nous parlait de son nouveau projet farfelu : visiter les 526 communes qui composent le département du Bas-Rhin.
Deux ans plus tard, lors de notre dernier entretien, en novembre 2023, ses explorations bas-rhinoises étaient sur la dernière ligne droite. Jean-Yves confiait sa réticence à voir ses aventures se terminer : « La suite logique serait de s’atteler au Haut-Rhin, mais certaines communes sont à 2h de route de Strasbourg. Ce serait logistiquement bien plus compliqué. »
Rattrapé par son addiction à la fin de son périple bas-rhinois, cet accro à l’aventure n’a pas pu s’empêcher d’entreprendre la tournée des 377 communes du département du Haut-Rhin.
Par un samedi matin ensoleillé d’avril, nous avons donc pris place à bord de son vaisseau, direction la planète Haut-Rhin, plus précisément à Balschwiller, dans le Sundgau, 114ème commune de la liste. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions autour d’un plat de la spécialité locale : la carpe frite.
• Quand as-tu commencé tes explorations haut-rhinoises ?
Le Bas-Rhin aléatoire s’est achevé le 26 février 2025, et j’ai commencé le Haut-Rhin en mars 2025.
Le Strasbourgeois qui voulait visiter les 526 communes du Bas-Rhin touche au but
• Pourquoi avoir gardé le nom @basrhinaleatoire sur Instagram, alors que ce serait plutôt « L’Alsace Aléatoire » ?
J’ai changé le nom quelques heures, mais ça m’a fait bizarre, ça a fait bizarre à pas mal de personnes qui suivaient la page, alors j’ai laissé tomber. Tout le monde est assez stressé comme ça.
L’avantage de garder le nom, c’est qu’il est relativement identifié et ça permet aux personnes intéressés de me trouver plus facilement.
• As-tu noté des différences notables entre les Alsacien(ne)s du haut et du bas ?
La seule différence objective et indéniable que je peux citer à ce stade concerne la pratique des quilles Saint-Gall, qui est un phénomène uniquement haut-rhinois, pour des raisons d’ailleurs pas très claires.
Sinon, on trouve des autocollants anti-Linky à chaque coin de rue dans le 68, alors que le Bas-Rhin semble globalement s’en ficher. Plus largement, il y a une influence suisse dans une large partie du Haut-Rhin qui est évidemment absente dans le Bas-Rhin.
• Et à l’inverse des similarités ?
On peut citer la pratique de l’Oschterputz [traduit de l’alsacien par « ménage de printemps », ndlr] ou encore le chauvinisme.
• Tes visites sont souvent l’occasion de déguster des spécialités locales, quelles sont tes impressions sur cette carpe frite ?
La carpe frite, un plat qui se compose de carpe frite, de frites et de trois feuilles de salade symboliques, est un excellent plat qui contient l’ensemble des nutriments dont a besoin un jeune de 42 ans comme moi. Je suis toujours content d’en manger, d’autant que c’est servi à volonté et que ça permet aussi de tester sa capacité à résister à la tentation de se goinfrer déraisonnablement.
Pour suivre les explorations alsaciennes de Jean-Yves et toutes ses recommandations de restaurants dédiés aux spécialités locales, rendez-vous sur sa page Instagram @basrhinaleatoire.


