Alerte coup de cœur les ami(e)s ! On est très heureux de vous emmener avec nous dans l’un de nos restaurants strasbourgeois préférés, une adresse mêlant histoire, élégance et générosité, j’ai nommé Aux Trois Chevaliers. Direction le quai des Bateliers pour vous parler de cette institution centenaire, récemment reprise par un visage très apprécié du monde de la restauration.
On ne présente plus Aux Trois Chevaliers, cette taverne avec vue ouverte depuis 1923 tout proche du pont du Corbeau, à Strasbourg.
Installé dans une bâtisse à colombages qui date de 1348 (oui oui), on tombe assez vite sous le charme de ce restaurant traditionnel alsacien qui nous transporte ailleurs le temps d’un repas.
Le charme et le cachet de l’ancien, du bois massif, de la pierre brute et des dorures qui dessinent les contours de larges miroirs, le resto a vraiment quelque chose de différent, et une âme.
Mais si les Strasbourgeois(es), les Alsacien(ne)s et les touristes du monde entier passent la porte des Trois Chevaliers, c’est pour son ambiance qui rapproche, son look, mais aussi et surtout pour la cuisine qu’on y déguste.
On est allé sur place pour discuter avec le nouveau propriétaire, Gilles Egloff, qui nous parle du présent, du passé et surtout du futur de cet emblématique restaurant qu’il qualifie de « winstub 2.0 ».
Perpétuer l’héritage des Trois Chevaliers, une touche de fraîcheur en plus
En octobre dernier, Gilles Egloff reprenait le flambeau d’un restaurant tenu pendant 17 ans par Christine et Stephan Maser. Un couple de restaurateurs que l’on remercie chaleureusement au passage.
Ces deux visages, qui ont été de vrais étendards de la culture gastronomique alsacienne depuis 2009, ont passé le flambeau à une autre figure bien connue de la restauration locale.
Cofondateur du groupe Diabolo Poivre créé en 2007, qu’il a quitté en 2025, Gilles Egloff a souhaité revenir à ses premières amours : la chaleur et la convivialité du service en salle, mais pas seulement !
« J’ai voulu reprendre une affaire à taille humaine pour retourner sur le terrain et reprendre le contact avec la clientèle. Je voulais gérer une équipe plus petite, et redevenir un patron de terrain. Lors de mon départ de Diabolo, je ne savais pas que ça allait être ici, dans un restaurant qui a une âme et qui fonctionnait déjà très bien, mais j’ai eu un coup de cœur pour cet endroit dans lequel je n’étais pas rentré depuis trop longtemps. Et au bout de quelques jours d’ouverture, j’étais certain d’avoir fait le bon choix » : nous raconte Gilles, en ajoutant quelques fleurs fraîches sur les tables déjà dressées.
Avec une équipe de cuisine qui reste identique, et quelques nouveaux visages en salle, le restaurant a gardé son identité, son énergie et sa déco si reconnaissables. Au final, les changements sont légers, car le nouveau propriétaire ne veut surtout pas dénaturer ce lieu qui fonctionne déjà très bien, le midi comme le soir.
« J’ai simplement ajouté quelques petites touches, que les gens qui me connaissent remarqueront. Pour l’instant, j’ai par exemple ajouté des fleurs, car je ne peux pas vivre sans fleurs. J’ai également changé la charte graphique de la carte en ajoutant ma touche perso. Côté cuisine, tout est quasiment identique. »
Il poursuit : « Les plats qui ont fait la renommée du resto, comme le jarret, la choucroute ou le cordon bleu vont rester, mais je souhaite tout de même apporter un peu plus de végétal à la carte, notamment à l’arrivée du printemps et de la terrasse. On va voir arriver des salades niçoises par exemple, ou d’autres aux légumes rôtis, je souhaite apporter un peu de fraîcheur. J’ai également fait un travail sur la carte des vins. Il y avait déjà une très jolie carte, mais j’ai ajouté un peu de vin nature, et quelques beaux pinots noirs d’Alsace. »
Une ambiance, un esprit et un futur radieux qui se dessine
Gilles Egloff et son équipe apportent finalement un léger nouveau souffle dans ce restaurant qui, comme de nombreuses institutions indéboulonnables, fait tellement partie du paysage que parfois, on l’oublie.
Aujourd’hui, les habitué(e)s sont encore là, des visages reviennent, et finalement, il semblerait que le pas-de-porte de cette winstub, pourtant si étroit, s’ouvre à nouveau en grand à l’ensemble des Strasbourgeois(es).
Ce nouveau souffle, cette convivialité et cette ambiance semblent importants à notre hôte du jour.
« Pour être honnête, cette expérience est encore plus plaisante que j’imaginais. Il a une bonne énergie, un cachet incroyable, et il y a un esprit un peu mystique que j’aime beaucoup. Et tu sais quoi, la cerise sur le gâteau, c’est que l’on a une clientèle très sympa, et c’est très important. En plus, j’ai reçu un accueil très bienveillant de la part de tout le monde, et ça m’a fait beaucoup de bien. »
« Ici, les clients adhèrent à l’esprit du lieu, ils aiment bien manger, bien boire, ils aiment causer et ils échangent avec les tables d’à côté, c’est très vivant et j’aime beaucoup ça. Pour être honnête, avant de reprendre, j’avais fantasmé ce genre d’ambiance de service, très conviviale, où tout le monde se parle, etc. J’avais envie que ce soit comme ça, et au final, c’est le cas. Je prends vraiment plaisir à venir travailler » : nous raconte Gilles, deux minutes avec le coup de feu en cuisine.
Si comme nous, vous n’avez pas franchi le seuil des Trois Chevaliers depuis trop longtemps, on vous conseille de venir trinquer. Ça réchauffe le cœur et ça fait du bien au moral comme au palais !
Établissement
Aux Trois Chevaliers
Quoi ?
Taverne avec vueoù ?
3 quai des Bateliers, à StrasbourgPlus d'infos ?
Tél : 03 88 36 15 18



