Dans la soirée du jeudi 26 février, le local de campagne de la liste « Strasbourg Juste et Vivante », portée par Jeanne Barseghian, a été dégradé. Des tags menaçants ont été inscrits sur la devanture et un de ses collaborateurs a été victime d’insultes à caractère racial.
Ce mercredi 25 février, Cem Yoldas retirait sa candidature aux élections municipales à Strasbourg « pour sa sécurité », après avoir reçu des menaces de mort.
Dès le lendemain de cet épisode, qualifié de « défaite pour la démocratie » par le principal concerné, de nouvelles intimidations ont visé une candidate en lice pour la mairie de Strasbourg.
« Ici la France », « À mort les traîtres »
Cette fois-ci, il s’agit de Jeanne Barseghian, la maire écologiste sortante et candidate à sa réélection. Dans la soirée du jeudi 26 février, son local de campagne a été la cible de plusieurs tags : « Ici la France », « À mort les traîtres », « Vive la France ».
Pour l’actuelle maire, ces tags « s’inscrivent clairement dans le registre de l’extrême droite et constituent des menaces de mort ». Elle a dénoncé des actes « inacceptables » et va déposer plainte contre X.
Rien ne justifie que le débat démocratique soit remplacé par les menaces et la violence.
Selon Jeanne Barseghian, l’un de ses collaborateurs aurait également été la cible d’agression physique et d’injure à caractère racial lors de ce même incident.
Des événements qui témoignent de la détérioration du climat autour des élections municipales.
Des soutiens issus de la classe politique
Ce vendredi 27 février, Jeanne Barseghian a également tenu à soutenir Cem Yoldas, suite au retrait de sa candidature.
« J’adresse ma solidarité à Cem Yoldas, malgré nos divergences politiques. Nous continuerons de combattre l’extrême droite partout, dans les urnes comme sur le terrain des idées, et à refuser toutes les formes de violence », peut-on lire dans son communiqué.
Thierry Sother, colistier de Catherine Trautmann et député dans la 3e circonscription du Bas-Rhin, a lui aussi réagi à cet incident.
« Ces actes sont graves et inacceptables, d’autant qu’ils interviennent dans un contexte de tensions alimentées par l’extrême droite qui banalise l’intimidation et cherche à peser sur le débat public par la peur. Rien ne justifie que le débat démocratique soit remplacé par les menaces et la violence. »
Catherine Trautmann, candidate aux élections municipales et soutenue par le PS, a également réagi :
« Les dégradations du local de campagne de Jeanne Barseghian, ainsi que les inscriptions appelant à la mort, sont intolérables. À Strasbourg, comme partout, le débat démocratique ne peut pas se faire sous la menace. Je souhaite que les auteurs de ces actes soient rapidement identifiés, poursuivis et condamnés avec la plus grande fermeté. »



Rien que pour cela, je voterai Barseghian.