Sur fond des tensions récentes vis-à-vis du Mercosur à Strasbourg, Jeanne Barseghian a dévoilé ses mesures concernant l’agriculture et l’alimentation ce 30 janvier. Parmi elles, le développement des cantines de quartier, l’objectif de 75% de bio dans les cantines scolaires ou encore un soutien renforcé aux épiceries solidaires et au tissu associatif.
« Investir dans l’alimentation et l’agriculture locale est sans doute l’investissement public le plus sûr. » Ce 30 janvier, il était l’heure de parler alimentation et agriculture pour Jeanne Barseghian. Quelques jours après que le Parlement européen ait saisi la justice pour examiner le Mercosur, faisant suite à deux jours de mobilisation des agriculteurs/rices, la maire en campagne a énoncé ses propositions en la matière.
Dans le cadre de la coopérative Solibio qui accueillait le temps presse au Marché Gare, la maire-candidate a présenté la feuille de route de sa liste « Strasbourg Juste et Vivante » pour le prochain mandat. Avec deux objectifs : « Garantir à chacune et chacun le droit effectif à une alimentation saine, durable et abordable, tout en soutenant une agriculture locale, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement. »
Cantines de quartier, 75% de bio dans les cantines et cuisines centrales
Côté alimentation, Jeanne Barseghian compte assurer une « dignité dans l’assiette », liant le sujet de l’alimentation à celui de la justice sociale. Elle propose alors de créer des cantines dans chaque quartier strasbourgeois, afin de développer le manger bien et pas cher, tout en renforçant le lien social et en luttant contre l’isolement. Elle souhaite également développer de nouveaux projets de fermes urbaines.
Dans un monde en profond bouleversement, une chose est sûre : nous aurons toujours besoin de nourrir notre population.
Sur le volet de l’enfance, après être passé de 17% à 53% de bio dans les cantines en un mandat, Jeanne Barseghian veut pousser l’effort jusqu’à 75% dans un deuxième mandat. Le tout en diminuant la part de viande dans les repas servis dans la logique du Plant Based Treaty, qui a été évoqué en conseil municipal en septembre dernier.
Enfin, la candidate souhaite créer un réseau de cuisines municipales ; une idée qui permettrait de préparer les repas des cantines sur place, voire même ceux d’autres structures, comme les crèches, EHPAD et cantines de quartier.
Différents soutiens aux acteurs associatifs
En complément de ces mesures, Jeanne Barseghian a également développé différents soutiens que sa nouvelle mandature souhaite apporter aux acteurs associatifs. Elle a par exemple évoqué celui aux coopératives alimentaires, en développant les supermarchés coopératifs et les coopératives alimentaires, « pour l’accès à des denrées de qualité à prix maîtrisés ».
Bien manger, c’est un enjeu de santé, de pouvoir d’achat, d’égalité des chances, de protection de l’environnement et de la biodiversité.
Elle s’est également engagée à soutenir encore davantage les épiceries solidaires et les associations facilitant l’accès à une alimentation saine et abordable pour les plus précaires. Dans la même logique, elle veut poursuivre l’expérimentation de la sécurité sociale de l’alimentation jusqu’à la fin de l’été.



A propos d’épicerie solidaire, Les Jardins de la Montagne Verte font l’objet d’un rapport de l’inspection du travail vraiment inquiétant. Les salariés en insertion racontent y subir des maltraitances, humiliations, pressions… le détail est glaçant. C’est cynique et très malsain.
Pour réponse, les écolos ont annoncé qu’ils continueront à subventionner cette association sous prétexte que les salariés n’ont pas porté plainte. Comment le feraient-il ? Ils n’ont plus la force. Ce sont de pauvres gens qui luttent pour sortir de la misère.
Mme Barseghian regarde au loin, vers l’Europe. Il lui suffirait pourtant de baisser les yeux vers le clair-obscur pour voir ces travailleurs qui souffrent…
Il n’y a pas de Strasbourg « Juste ». Sinon comment serait-il possible qu’une association s’épanouisse sur nos terres en abusant de la misère locale ? C’est plus que scandaleux, c’est une honte !