Le 23 janvier dernier, Jean-Philippe Vetter se trouvait à la Meinau pour présenter ses mesures sur la sécurité. Souhaitant un « droit à la ville belle et propre » pour l’ensemble des Strasbourgeois(es), le candidat a mis l’accent sur le volet des sanctions, prenant l’exemple de Metz, et promet une vraie différence dès les 100 premiers jours de son mandat.
Vendredi 23 janvier, 11h02 : quartier de la Meinau, secteur Canardière, un immeuble a été calciné par un pneu brûlé, des déchets s’amoncellent un peu partout dans l’herbe. C’est dans ce cadre que Jean-Philippe Vetter a souhaité donner une conférence de presse sur un de ses sujets de prédilection : la sécurité.
Autour de lui ? Jean-Philippe Maurer, l’élu du coin, d’Irène Weiss, d’Anne Reymann, conseillère d’Alsace déléguée à la politique de la Ville, et de Calvin Mollah, référent QPV de son « XV de Strasbourg ». Le candidat a ainsi dévoilé son programme en la matière. Des propositions souhaitant garantir un « droit à la ville belle, à la ville propre », avec un mot d’ordre : tolérance 0.
Tolérance 0 sur les incivilités
C’est le mot d’ordre qui a infusé dans toute cette conférence de presse. Prenant en exemple la ville de Metz, gérée par un maire LR et devenue une des villes « les plus propres de France » avec une politique basée sur la sanction, Jean-Philippe Vetter affirme que « la sécurité est aussi une affaire de volonté politique ».
Aucun quartier ne doit être un lieu de négligence et de relégation, pour que chacun puisse se sentir Strasbourgeois à part entière.
Assumant d’accepter une « part d’impopularité » pendant quelque temps, son objectif est d’appliquer les sanctions. Plus précisément, celles sur les mégots et les tags, respectivement de 135€ et de 450€. Pas du tout appliquées aujourd’hui selon le candidat, il y aura une tolérance 0 avec lui à la tête de la Ville, car « on informe et on propose des solutions ».
Des points propreté et une lutte contre les « nuisibles »
Quelles solutions ? En premier, se basant sur son triptyque « informer, proposer, sanctionner », Jean-Philippe Vetter annonce la multiplication des points propreté : deux poubelles systématiques, dont une de tri, des cendriers où jeter son mégot, des sachets pour les déjections canines. Surtout les poubelles seront avec des corbeilles fermées, pour attirer de moins en moins les rats.
Si vous n’arrivez pas à assurer sécurité et propreté du quotidien, Strasbourg ne sera pas une ville agréable à vivre.
Cette lutte contre ce que Jean-Philippe Vetter appelle les « nuisibles » est l’une des autres grandes priorités en termes de sécurité selon lui : « Quand on vit avec les rats quotidiennement, ce ne sont pas des animaux liminaires avec qui il faut apprendre à vivre, mais ce sont des nuisibles. Strasbourg ne doit pas devenir un sanctuaire pour les rats. »
Pour permettre de lutter contre la prolifération des rats, il évoque alors un grand Plan Poubelle… Sans toutefois expliciter précisément comment ce plan sera mis en place ou ce qu’il contiendra. Une chose est sûre néanmoins : il y aura davantage de poubelles.
Une cellule d’intervention rapide et une application citoyenne
Enfin, là encore sur le modèle de Metz, Jean-Philippe Vetter veut mettre en place une « cellule d’intervention rapide » liée à une application citoyenne, qui permet d’alerter le service propreté de la Ville en cas de dépôt sauvage, éclairage défaillant ou endroit sale. Une manière de contrevenir à ce que Jean-Philippe Vetter appelle « la théorie du carreau cassé » : « Si on intervient tout de suite, comme c’est propre, on a moins tendance à salir. »
Dans la même logique, il compte mener des opérations « ville propre » dans tous les quartiers, en associant citoyen(ne)s, commerçant(e)s et services, tout en mettant les bailleurs sociaux en face de leurs responsabilités, avec de possibles mises en demeure. Toujours dans l’esprit que là où il y a une volonté politique, il y aura un chemin. Et pour Jean-Philippe Vetter, celui vers l’Hôtel de Ville passera par la sécurité.




Enfin ! merci 🙏
Metz ville propre et sécurisée ? elle est bien bonne.
Pour y être allé à plusieurs reprises ces dernières années, on est pas plus en sécurité le soir que à Strasbourg.
Signaler les dépôts sauvages et les défaut d’éclairage, ça existe déjà…
https://signaler.strasbourg.eu/