À Strasbourg, depuis 25 ans, « Dessine-moi une passerelle » met en relation des enfants dont la vie familiale peut être compliquée et des adultes bénévoles. À travers ce parrainage de proximité, l’association offre des repères, du souffle et des découvertes, tout en faisant le lien entre l’enfance et le passage à l’âge adulte.
« Dessine-moi une passerelle, c’était l’envie de créer un lien simple entre un adulte et un enfant », raconte Anne Clayette, présidente de l’association née à Strasbourg il y a 25 ans, à l’initiative d’étudiant(e)s en formation d’éducateur/rice. L’idée de départ était la suivante : quand la vie familiale est compliquée, un adulte extérieur peut devenir un repère pour des enfants.
Depuis, l’association a grandi sans changer de cap. Elle accompagne des enfants du Bas-Rhin qui vivent en foyer ou qui ont besoin de repères supplémentaires. Jason, aujourd’hui jeune adulte, résume ce que ce lien lui a apporté.
« Ce parrainage m’a fait découvrir des choses que je ne connaissais pas avec ma mère ou le foyer. Je savais que je pouvais appeler Anne quand j’en avais besoin. C’était rassurant. » La particularité du dispositif tient à cette présence régulière d’un adulte qui n’est ni parent ni professionnel, mais qui compte quand même.
De la rencontre à la confiance
Concrètement, la relation commence par une rencontre. Une fois par mois, l’association propose des sorties collectives pour que les enfants et les parrains/marraines se rencontrent dans un cadre simple, à la patinoire, au bowling ou au parc de l’Orangerie par exemple.
Dans ces moments-là, chacun(e) se repère, observe, discute, et les affinités se dessinent sans pression. « Ces moments permettent aux enfants et aux parrains de faire connaissance, mais aussi aux enfants et parrains de créer du lien entre eux », précise Anne Clayette.
Ensuite, chaque duo parrain/marraine-enfant invente son rythme. « Avec Mickaël, j’essaie de le voir une fois par mois. On teste des activités comme le roller, ou parfois on se balade juste dans Strasbourg. Le plus important, c’est la régularité », raconte Tom, parrain depuis janvier. Entre deux rencontres, un message, un appel, une petite nouvelle maintiennent le fil et nourrissent la confiance.
Un cadre qui sécurise les duos
Avant tout engagement, l’association échange avec les bénévoles sur les attentes, réalise les vérifications d’usage afin de protéger les enfants et repère leurs besoins. Des éducateurs/rices et des psychologues membres de l’association répondent aux questions et peuvent intervenir si la relation se tend.
« Le parrainage, ça ne s’improvise pas, on est là pour accompagner », insiste Anne Clayette. L’objectif ? Poser un cadre clair pour que chacun et chacune trouve sa place.
Comment devenir parrain/marraine ?
Selon l’association, 25 ans après sa création, Dessine-moi une passerelle compte aujourd’hui 120 parrainages d’enfants. Dans le Bas-Rhin, la demande reste soutenue et de nouveaux/lles parrains/marraines sont recherché(e)s. L’engagement est flexible mais régulier, avec l’envie de partager du temps, d’écouter et d’ouvrir des horizons.
Pour toutes les modalités pour devenir parrain ou marraine, rendez-vous sur le site web de l’association !
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