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Facture d’énergie à Strasbourg : 3 conseils simples pour ne pas vendre un rein cet hiver

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Cet hiver, la situation risque d’être compliquée. Suite à l’augmentation vertigineuse du prix du gaz et de l’électricité, la Ville se prépare à vivre plus sobrement et l’université a pris une décision grandement controversée. Pour les particuliers également, la facture risque d’être salée. On est allé demander à François Carlier, délégué général de l’association de consommateurs CLCV, des conseils pour faire des économies immédiates d’énergie et éviter d’avoir trop de zéros sur la facture.

« On se trouve dans une crise énergétique sans précédent ». Les mots prononcés par Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole, résonnent de plus en plus fort à l’approche de l’hiver. C’est une réalité : le prix de l’énergie a fortement augmenté ces derniers mois, jusqu’à des sommes dénuées de sens. Le prix de gros du mégawatt/heure a, par exemple, battu un nouveau record, atteignant les 1000 €, contre 85 auparavant. Une hausse qui s’accompagne d’un risque : celui de l’augmentation du prix à payer sur les factures des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois. Il devient donc nécessaire de faire des économies d’énergie.

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« Toute économie d’énergie est bonne à prendre »

Faire des économies sur le long terme grâce à des changements structurels, comme l’isolation et le mode de chauffage, sont possibles. Néanmoins, pour cet hiver, selon François Carlier, « le focus doit davantage être mis sur les économies d’énergie immédiate. Toute économie d’énergie est bonne à prendre ». De plus, faire des économies d’énergie ne permettra pas seulement d’alléger ses factures ; cela pourrait également faire diminuer le prix de gros sur le marché de l’électricité, ce qui serait bénéfique pour tout le monde. François Carlier explique : « Si on baisse 5% sur sa facture, on paye moins cher ; mais si collectivement on baisse de 5 %, le prix peut baisser sur le marché de gros de 40 % ».

D’autant plus que la crainte d’une coupure d’électricité pendant l’hiver existe, même si elle est infime. En effet, comme l’explique le Réseau de transport d’électricité (RTE), gestionnaire du réseau de transport d’électricité : « Lorsque le système électrique est très tendu, le risque de coupure ne peut pas être totalement exclu. Mais il pourrait être évité en baissant la consommation nationale de 1 à 5 % dans la majorité des cas ».

électroménager
© Mathilde Piaud / Pokaa

Souscrire à un contrat éligible au bouclier tarifaire

En 2023, la hausse prévue sera de 15 %, ce qui va représenter entre 20 et 25 euros d’augmentation de facture. Le premier conseil est donc purement économique : souscrire à une offre de gaz ou d’électricité éligible au bouclier tarifaire. Mis en lumière à Strasbourg par l’action de particuliers contre ÉS en avril et mai dernier, il protège contre l’augmentation du prix du gaz et de l’électricité, avec une hausse des prix limitée à 4 %.

François Carlier détaille :  « Concernant l’électricité, pour celui ou celle qui veut être tranquille et qui veut avoir le tarif le plus bas, il faut aller sur le tarif réglementé de vente – des contrats de fourniture de gaz fixés une fois par an par l’État, sur proposition de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), ndlr. Dans la période actuelle, personne ne peut être moins cher ».

Quant au gaz, le bouclier tarifaire prend en charge les contrats au tarif réglementé de vente, ainsi que les offres de marché directement indexées à ces tarifs. Comme il n’est plus possible de souscrire à un contrat au tarif réglementé depuis 2019, il faut donc souscrire à une offre de marché indexée, en vérifiant bien que celle à laquelle on postule y est éligible.

Comme pour l’électricité, le bouclier tarifaire prendra lui aussi 15 %, à hauteur de 25 euros en moyenne en plus sur la facture, mais selon François Carlier « ça reste un super deal ». Il précise : « Ça aurait dû doubler ; en plus, on a une production nationale, donc des marges de manœuvre. On doit se mettre sur une offre bouclier tarifaire. Et si on est déjà au tarif réglementé, il faut rester car on a une sécurité contractuelle, donc pas de mauvaise surprise ».

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© Mathilde Piaud / Pokaa

"1 degré en moins c’est 7 % d’économie de chauffage, 2 degrés c’est 15 %"

Deuxième conseil et mot d’ordre principal pour François Carlier : les économies de chauffage. Il faut dire que le chauffage s’avère décisif pour baisser sa facture d’énergie : il correspond à 30,9 % de la consommation d’électricité dans les foyers, selon Vie Publique. La première étape pour baisser la température est donc d’acheter un thermomètre, afin de pouvoir réguler la chaleur de son logement.

François Carlier développe : « La norme, dans les pièces à vivre, c’est 19°C. C’est vraiment le premier geste pour commencer des économies d’énergies, et toute baisse de chaleur est bonne à prendre. Sur ce sujet, on ne se trouve pas sur de la symbolique : 1 degré en moins c’est 7 % d’économie de chauffage, 2 degrés c’est 15 % ». Il va même plus loin : « Si tous les ménages français diminuaient leur température d’un degré, cela correspondrait à un gain d’énergie équivalent à la consommation de deux réacteurs nucléaires ».

« Si tous les ménages français diminuaient leur température d’un degré, cela correspondrait à un gain d'énergie équivalent à la consommation de deux réacteurs nucléaires »

Un choix tout de même difficile à accepter : « Je sais que c’est difficile, mais on se trouve dans une situation impérieuse cet hiver ». Pour se réchauffer, on pourrait être tenté de passer du temps sous la douche. Néanmoins, il s’agit aussi de faire attention à sa consommation d’eau. Concrètement : « Prendre des douches pas trop chaudes, et pas trop longues ».

Pour se tenir chaud, il n’y a pas 36 000 solutions. Si Bruno Le Maire suggère le col roulé au lieu du costard-cravate, la meilleure option pour les Strasbourgeoises et les Strasbourgeois reste de se rouler dans un plaid et de porter des grosses chaussettes… Le pire, selon François Carlier, serait d’utiliser un chauffage électrique d’appoint : « En termes d’appel de puissance, de consommation d’énergie et donc de facture, c’est l’horreur absolue. Ça n’a aucun rendement, tous les autres éco-gestes que vous ferez seront effacés ».

Radiateur thermostat
© Pixabay - Domaine public

Moins consommer en périodes de pointe

En parlant d’éco-gestes, on arrive au troisième et dernier conseil : moins consommer durant les heures de pointe, soit entre 8h et 13h, puis entre 18h et 20h. Ces périodes sont importantes car ce sont « les moments où il y a le plus de tensions sur le marché et donc où les prix sont les plus élevés ». Pour faire simple : si l’on baisse notre consommation d’énergie pendant ces heures, les effets sur notre facture n’en seront que plus importants.

François Carlier développe quelques pistes : « Tout ce qui peut être reporté doit l’être : le lave-linge, sèche-linge et lave-vaisselle par exemple. Tout ce qui n’est pas utile immédiatement, il vaut mieux ne pas le faire en période de pointe ». Même chose pour les lumières : quand vous quittez une pièce, mieux vaut prendre le temps de les éteindre, surtout entre 18h et 20h, voire même jusqu’à 22h.

Néanmoins, vous l’aurez sans doute compris, ces heures de pointe correspondent aux moments où l’on se prépare pour aller au travail ou lorsque l’on rentre à la maison pour se faire à manger. Les éco-gestes liés à la cuisine sont donc, eux aussi, bons à prendre. Par exemple, si vous souhaitez faire bouillir de l’eau, mettre un couvercle permettrait de consommer quatre fois moins d’énergie. En outre, un autre conseil serait d’éviter les bouilloires : « Ça fait des appels de puissance importants et si 500 000 Français font la même chose en même temps, il peut y avoir des tensions d’électricité ».

Le délégué général continue : « A priori, c’est mieux de cuisiner le petit déjeuner avant 7h qu’après, si c’est possible, tout comme le dîner avant 19h. Et si possible, il faut essayer de pas tout grouper en même temps, par exemple faire chauffer toutes les plaques ». En somme, bien faire attention à ce que l’on fait en cuisine, particulièrement aux heures de pointe.

 

L’hiver qui arrive promet d’être rude. Une perspective qui touche tout le monde, de l’État aux communes, mais surtout les particuliers, qui risquent de voir leurs factures augmenter. Pour passer l’hiver, il faudra sans aucun doute réaliser des économies d’énergie. Et dans ces périodes difficiles, il sera important de se serrer les coudes. Avec un peu de chance, cela nous réchauffera.

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