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Vivre en coloc : quatre Strasbourgeoises nous ont racontés leurs pires histoires

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Septembre sonne la fin des chaleurs étouffantes, mais aussi l’arrivée d’une nouvelle vague d’étudiants et d’étudiantes à Strasbourg, prêt(e)s à mettre un pied dans la vie d’adulte. Certains et certaines vont faire le choix de la colocation : pour des raisons économiques, ou tout simplement pour pouvoir partager des moments à plusieurs, et se créer des souvenirs…. Qu’ils soient bons, ou mauvais.


La vie en communauté ne correspond pas toujours à la trame d’un épisode de sitcom américaine : parfois il y a de l’eau dans le gaz, ou des moments de grosse gêne qui, une fois passés, font de bien belles anecdotes à raconter aux copains et aux copines. Sophie*, Aurélie, Clémence* et Margaux* sont Strasbourgeoises et elles nous ont raconté leurs pires anecdotes de colocation.

>> A lire ou relire : Économies, convivialité et confinements : pourquoi les colocations ont la côte en ce moment ?

© Bastien Pietronave



Sophie: « J’ai commencé tranquillement à découvrir les fonctionnalités de mon sextoy, quand mon coloc’ a fait un bruit qui a effrayé le chat… »

L’avantage de la colocation, c’est qu’on n’est jamais seul(e). Le désavantage de la colocation, c’est qu’on n’est jamais seul(e). Sophie en a fait l’expérience, et s’est retrouvée trahie par son chat qui l’a jeté en pâture sans vergogne. Juste avant de s’installer avec trois amis, la jeune femme avait reçu un sextoy pour son anniversaire, qu’elle n’avait pas encore eu le temps de tester, à son grand désarroi. Sitôt les cartons défaits, arrivent la crise du Covid et le premier confinement.

Très rapidement, le petit groupe se rend compte que l’appartement ne laisse aucune place à l’intimité. Les murs sont en papier, et il est impossible d’avoir un vrai moment de solitude. Mais un jour, Sophie décide malgré tout de braver le risque, et se lance dans le test de son nouvel accessoire : « Un matin, j’ai décidé de quand même profiter un peu de mon sextoy, en me faisant la plus discrète possible, parce que je gardais la porte de ma chambre entrouverte pour que mon chat puisse circuler. Je me suis donc mise à l’aise, avec un petit fond sonore. J’ai commencé tranquillement à découvrir les fonctionnalités de mon jouet, sauf que mon coloc’ a fait un bruit qui a effrayé le chat… Ce dernier a enfoncé la porte de ma chambre en rentrant en furie, la porte s’est ouverte complètement avec une vue sur moi dans le lit, en flag’ dans une position un peu cheloue avec une main sous la couette. Mon coloc m’a vu de loin, et m’a fait coucou. J’étais morte de gêne… Pendant des mois, j’étais mal à l’aise avec cette histoire. Et finalement, en finissant par crever l’abcès un jour, j’ai découvert qu’il n’avait rien remarqué, et que je m’étais monté la tête toute seule !”

chat animaux
© Coraline Lafon / Pokaa


Clémence: « Quand on passait à côté de sa chambre, ça sentait le rat crevé, c’était une infection…« 

Clémence était dans une coloc’ avec deux autres filles qu’elle se connaissait pas du tout, Mégane et Johanna. Fraîchement bachelières, elles venaient faire leurs études à Strasbourg. « Pour l’organisation, on avait décidé de faire chacune nos courses et notre nourriture de notre côté. Ça nous obligeait quand même à faire rapidement la vaisselle pour que chacune puisse cuisiner, car nous n’avions que peu d’ustensiles. Mais Johanna n’avait pas envie de se plier à la règle, alors elle emmenait, et entassait sa vaisselle sale… dans sa chambre. » Après lui avoir demandé de ne plus faire ça, Mégane et Clémence ont même proposé de lui faire sa vaisselle. « Mais elle a continué sa collection de vaisselle sale. Du coup, on a rapidement commencé à ne plus avoir de casseroles, d’ustensiles, de couverts et d’assiettes parce que tout était entassé dans sa chambre. En plus de cela, ça sentait mauvais parce que les fonds de nourriture moisissaient… Quand on passait à côté de sa chambre, ça sentait le rat crevé, c’était une infection…« 

Au delà de l’hygiène, la colocation a également laissé des marques au niveau culinaire : “Johanna faisait toujours des trucs très étranges à manger, genre quand elle faisait des crêpes elle arrivait à oublier la moitié des ingrédients, ou alors elle mettait de l’eau à la place du lait. À chaque fois, elle nous en proposait, et avec Mégane on ne savait pas comment lui dire non parce que tout était juste infecte […] Une fois, elle nous a fait des cookies, mais au lieu de couper le chocolat avec un couteau, elle l’a coupé… avec ses dents ! Elle croquait le chocolat en petits morceaux avec ses dents, et elle le recrachait pour le mettre dans sa pâte à cookies… Très naturellement, elle a mis la pâte au four, et nous en a proposé après. Elle a mis un temps fou à comprendre qu’on n’avait peut-être pas envie d’y toucher vu qu’elle avait bavé dedans…”

Cette colocation a quand même eu des côtés positifs puisqu’elle a permis à Clémence et Mégane de se rencontrer et de se soutenir. Depuis, elles sont inséparables, et Mégane sera même témoin au mariage de Clémence l’année prochaine.

chill étudiant
© Charlie Picci-Claude pour Pokaa


Aurélie: « Un jour, je suis rentrée du travail, et j’ai découvert que les petites bêtes avaient mangé la corbeille en osier qui leur servait de pouponnière« 

La cohabitation avec les animaux de compagnie de chacun dans une colocation peut parfois créer des tensions. Un lapin qui ronge un chargeur, un chat qui fait pipi sur un lit pour manifester son mécontentement… De son côté, Aurélie a pour passion de sauver toutes les petites bêtes en détresse qu’elle trouve sur son chemin : les oiseaux, les chiens, les hérissons… C’est donc pour éviter des tensions inutiles qu’Aurélie a choisi de taire à Maxime le fait qu’elle pouponnait une tribu de rats sauvages : “On était dans une colocation à trois dans une maison. Il y avait moi, mon copain François, et notre pote Maxime ».

Lors de l’emménagement, le trio a du faire installer la fibre : « En creusant, les ouvriers ont délogés des nids de rats. À cette époque, j’avais un chat qui s’est donné à cœur joie de ramener des bébés rats vivants dans la maison, l’un après l’autre. Je sais bien que ce sont des nuisibles, des bêtes qui font peur aux gens, mais je n’arrivais pas à me résigner à les tuer. J’ai donc décidé de les sauver, mais je savais que Maxime péterait un plomb s’il apprenait que je comptais garder des ratons dans la maison. Alors, j’ai mis tous mes bébés dans une corbeille en osier avec une lampe au-dessus, et je les ai mis dans mon bureau ».

Les semaines ont passées, les ratons ont commencés à se dégourdir, jusqu’à avoir envie d’aller explorer le monde de leurs propres pattes. Maxime n’était toujours pas au courant, le secret était bien gardé jusqu’au soir où tout a failli basculer: « Un jour, je suis rentrée du travail, et j’ai découvert que les petites bêtes avaient mangé la corbeille en osier qui leur servait de pouponnière, et s’étaient enfuis. Avec François, on a dû se mettre en recherche pour tous les rattraper. On a retourné la pièce, mais il ne fallait pas faire trop de bruit pour éviter que Maxime se pose des questions. On les a cherchés, ça nous a pris un temps fou. Mais bon, on a bien rigolé, on a réussi à sauver les ratons, et on les a relâchés dans la nature après. Notre coloc’ n’en a jamais rien su, mais on l’a échappé belle !”

© Bastien Pietronave


Margaux: « J’ai vécu pendant un an avec un énorme portrait de mon pote en face de moi, à côté duquel se trouvait un Batman avec un énorme pénis en érection… »

Après plusieurs tentatives de colocs, toutes catastrophiques, Margaux a compris que les colocations dans la capitale alsacienne ce n’était pas pour elle. “La première, c’était en 2010, juste après avoir eu le bac. Je suis venu m’installer à Strasbourg. On était une colocation de trois filles dans le quartier Observatoire. Une des colocataires est rapidement partie vivre chez son copain, mais continuait de payer son loyer, je me suis donc retrouvée seule avec l’autre, Mathilde. Un jour, elle s’est prise de passion pour Lucas, un mec qu’on connaissait du lycée, et qui était fraîchement célibataire. Mathilde m’a demandé de l’aborder pour elle, ce que j’ai refusé de faire, déjà parce que ce n’était pas mon rôle, mais surtout parce que je trouvais Lucas vraiment très con. » Finalement, pour faire plaisir à sa coloc’, Margaux a engagé la conversation pour tâter le terrain. « Il s’est avéré qu’on s’entendait bien, ce qui a rendu Mathilde folle de jalousie. Elle a déménagé du jour au lendemain, en me laissant seule avec un loyer de 800 euros. J’ai donc dû trouver une solution en urgence, et ironie du sort, j’ai commencé à sortir avec Lucas avec qui je suis resté dix ans ».

Margaux finit par trouver un autre appartement, dans lequel elle va récupérer la chambre d’un ami. Celui-ci étant indisponible le jour du déménagement, elle prend les choses en main afin d’aménager son cocon : « Sous son lit, j’ai retrouvé des barrettes de shit, des capotes usagées, de l’argent en liquide, des mugs de chocolat chaud avec des fonds de tasse envahis de champignons énormes […] Ce mec traînait beaucoup avec des graffeurs et des street artistes. Tous ses potes avaient dessiné sur les murs, et du coup, j’ai vécu pendant un an avec un énorme portrait de mon pote en face de moi, à côté duquel se trouvait un Batman avec un énorme pénis en érection… »

Au bout d’un an dans cette antre surprenante qui ferait pâlir d’envie le Graffalgar, Margaux décide de re-déménager dans un appartement plus grand avec sa cousine, son copain, sa sœur, et Lucas, avec qui elle était toujours: « Et là, c’est de nouveau le drame : dès la pendaison de crémaillère, il y a eu une grosse dispute entre des amis à nous, ma cousine et son mec. L’embrouille ne s’est jamais réglée, et dès les premières semaines il y a eu une vraie scission, et ma cousine et son mec ont commencés à vivre de leur côté sans nous calculer. Mais surtout, ils ont commencé à avoir une attitude très étrange. Chaque matin, ils entassaient toutes leurs affaires dans leur chambre pour pas qu’on y touche ; tout y passait : vaisselle, papier toilette, dentifrice, thé, gel douche… Chaque jour, ils perdaient un temps fou à vider tout l’appartement pour ne rien laisser traîner et mettaient tout sous clé…

Aujourd’hui, Margaux a finalement pris la décision de retourner à Mulhouse, quitte à prendre le train tous les matins pendant le reste de ses études.

© Bastien Pietronave

Et vous, c’est quoi votre anecdote de colocation qui égaye votre entourage ?

*Les prénoms ont été modifiés

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Commentaires (2)

  1. Mon coloc qui m’appelle le vendredi soir, euh tu rentres bientot? Parce-que je suis au toilette et y a plus de PQ..!!
    Déso mec, je suis dans le train pour Paris ! 😉

  2. Les voisins subissent aussi parfois.
    Il y a quelques années nous avons eu dans notre immeuble 2 jeunes en coloc, dont l’un en fac de musique et joueur de batterie, qui s’amusait bcp en branchant à toutes heures l’ampli de sa batterie.
    Tout le quartier s’en souvient encore.
    Après moultes plaintes, directes et indirectes, le propriétaire n’a pas reconduit le bail.

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