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Olivier Deichtmann : l'illustrateur espiègle qui revisite les façades de Strasbourg

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Depuis des siècles, Strasbourg est une source inépuisable d’inspiration pour les artistes. De Tomi Ungerer à John Howe, ses inlassables courbes sont venues à bout de milliers de crayons et de tubes de peinture. Et c’est bien notre ville pleine de ressource qui nourrit aujourd’hui encore le travail d’Olivier Deichtmann, un artiste local qui a décidé de placer un peu de rêve et de douce euphorie dans sa ville. Nous sommes allés à sa rencontre.



Architecte de formation, Olivier Deichtmann a toujours aimé observer et dessiner les bâtiments qui l’entourent. Il y a quelques années, c’est son regard attentif qui lui a donné l’idée d’un cadeau de Noël un peu original pour sa sœur. Il se met à dessiner les façades des bâtiments célèbres de Strasbourg : le Palais du Rhin, le Palais Universitaire, ou encore le lycée des Pontonniers, pour en faire une affiche. Le cadeau plaît à sa sœur, mais aussi à son entourage. Ses amis commencent à lui demander des tirages : l’artiste a l’idée de les commercialiser et c’est ainsi que commence la belle aventure d’Olivier Deichtmann et de ses vues de Strasbourg.

© Charlie Picci-Claude / Pokaa
© Olivier Deichtmann / Facebook de l’artiste


Prendre le temps d’observer

Comme une méditation, l’artiste se plaît à travailler lentement les volumes, les effets de lumière et à retranscrire sur papier les détails des façades. De sa formation d’architecte, l’artiste a gardé le goût du travail manuel, qu’il préfère au travail sur ordinateur, un outil qu’il utilise uniquement pour coloriser ses planches après les avoir soigneusement scannées. Muni de ses feuilles, de son crayon et de son encre de Chine, il explique passer beaucoup de temps sur place quand il se met en tête de dessiner un bâtiment. Il l’observe sous toutes les coutures, reprend ses croquis, les améliore, ou ajoute un petit détail qu’il n’avait jamais vu jusque-là : “J’y passe beaucoup de temps, mais ça me plaît, car mes journées ne se ressemblent pas”.

Prendre le temps d’observer, de faire renaître un bâtiment sur le papier, c’est pour l’artiste une manière d’apprivoiser l’architecture. Il aime poser sur sa ville un regard scrutateur, avec un œil acéré pour les petits détails. On retrouve sur ses bâtiments les colombages, les sculptures, et toute sorte de petits détails émouvants qui sont tout autant de traces de l’Histoire : “J’aime dessiner l’architecture parce que j’aime les détails pour comprendre le bâti, essayer de rentrer dans la mentalité des constructeurs”.


Un explorateur de la capitale alsacienne

En retranscrivant Strasbourg sur le papier, Olivier Deichtmann se fait en quelque sorte explorateur de la capitale alsacienne. Il glane çà et là des morceaux de ce qui nous entoure et les mets en avant pour essayer de nous réapprendre à prendre le temps : “J’ai envie de montrer aux gens qu’on a plein de belles bâtisses, et je pense qu’une personne qui achètera mes [affiches de] façades sera forcément plus attentive à ce qui l’entoure […] quand on passe Place Kléber par exemple, on ne prend pas le temps de regarder les bâtiments, on n’a pas forcément l’habitude de lever la tête”.

© Olivier Deichtmann / Facebook de l’artiste


L’artiste a même trouvé une manière ludique de nous rendre attentifs lors de nos déambulations dans son Strasbourg de papier glacé, en créant le jumeau alsacien de “Où est Charlie?”, “T’es où Hans ?”. Dans l’agitation d’une ville quelque peu fantasmée, dans laquelle vadrouillent des éléphants au milieu des traditionnels manifestants du samedi, ou dans le centre devenu Petite France Plage, se cachent des détails que le spectateur doit collectionner en furetant les petites choses dans le mouvement d’une ville festive et joyeuse : « J’aime bien surcharger les images avec des petits éléments rigolos : des bouées bretzels, des animaux, des cacas de chien”, raconte-t-il en riant.

© Olivier Deichtmann / Facebook de l’artiste

Vous pouvez retrouver les œuvres poétiques et espiègles d’Olivier Deichtmann dans la boutique Little Nuage à Strasbourg, sur sa page Etsy, mais aussi en physique dans divers marchés de créateurs dont les dates sont transmises sur ses réseaux sociaux. 

Alors, vous l’avez retrouvé ce coquin de Hans ? 

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Olivier Deichtmann

Sa page Etsy
Sa compte Instagram
Sa page Facebook

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