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Nicolas Deconinck : l’artiste strasbourgeois qui met des quartiers sous verre

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Vous les avez peut-être déjà aperçues au détour d’une déambulation sur les quais des Bateliers : Les Favelas de Nicolas Deconinck laissent rarement indifférents les promeneurs, qui ne peuvent s’empêcher de sourire devant la vitrine de l’Inver Galerie. Nous sommes allés à la rencontre de l’artiste de 47 ans, un boute-en-train qui, après une vie mouvementée dans le milieu de la télé parisienne, s’est installé en Alsace. Il nous a parlé de ses souvenirs de voyage, et de son petit monde éco-responsable qu’il chérit.



Des tableaux comme des cartes postales

Nicolas Deconinck passe des heures à sculpter ses villages de centaines de petites maisons entassées, semblant être faites de bric et de broc déniché dans la rue. Des couleurs viennent quelques fois animer les façades, et empêcher l’œil de s’ennuyer. Les surfaces sont tantôt blanches, tantôt pastel, et ne sont pas sans rappeler les paysages grecs ou italiens, où les habitations sont posées à flanc de falaise.

C’est d’ailleurs le voyage qui a formé l’œil de l’artiste, et lui a donné envie de créer des petits villages de récup’ : “J’avais 20 ans, et je m’étais retrouvé en galère à Mexico. Du coup, j’avais vendu mes premiers dessins pour pouvoir dormir à l’hôtel […] après quelques tribulations, je me suis retrouvé dans un petit village où les habitants m’ont accueilli alors que je n’avais nulle part où dormir. Ils m’ont laissé un lit, dans cette maison faite de matériaux de récupération, de tôle, et où les pièces étaient séparées par du carton”.

© Charlie Picci-Claude / Pokaa

L’artiste a projeté ses propres souvenirs dans son travail, mais souhaite avant tout que chacun se l’approprie, avec ses émotions, son vécu. C’est d’ailleurs pour cela qu’il évite les grandes explications sur sa démarche : “J’aime bien la rencontre entre l’œuvre et la personne, c’est pour ça que les titres des tableaux sont toujours faussés […] un titre est censé être une clé de lecture de l’œuvre, et ce n’est pas ce que je veux. Je veux que chacun adopte l’œuvre à sa façon”.

Le spectateur ne peut s’empêcher de sourire benoîtement devant Les Favelas, se remémorant des sensations, des odeurs. Certains verront un quartier encore endormi dans la fraîcheur matinale, ou le silence pendant la siesta sous la chaleur écrasante d’un après-midi d’été, tandis que d’autres entendront l’agitation de la préparation du dîner au rythme des radios, des télés et des poêles qui crépitent.

© Charlie Picci-Claude / Pokaa


Transformer nos déchets en objets précieux

Pour sublimer nos souvenirs, Nicolas Deconinck a choisi d’utiliser un matériau pauvre, qu’il transforme en objet précieux, en le mettant sous cadre. Le carton est découpé, travaillé, et savamment assemblé. L’artiste n’a pas choisi son support au hasard, puisqu’il évoque une dimension écologique : “Il y a cette question de tout ce que les gens jettent, alors que tu peux faire plein de choses avec. Je pourrais acheter les cartons, mais j’aime bien cette idée d’aller chercher mon matériel dans la rue. Je tiens à garder ce rite”.

Le carton a, en plus, cet avantage d’être présent partout en abondance, et permet à l’artiste d’être toujours approvisionné en matière première : “Avant, j’allais fouiller dans le Carrefour City autour de chez moi, et puis au fur et à mesure, j’ai commencé à connaître les types de cartons dont j’avais besoin. Avec le temps, j’ai tissé des liens avec les membres du personnel du magasin, ils me gardent des cartons, et moi je leur amène des pains au chocolat en échange”.

© Nicolas Deconinck / Instagram de l’artiste


Avec ses œuvres, Nicolas Deconinck veut faire voyager notre imagination : « J’assume complètement le côté décoratif. J’aime que l’objet soit beau. Je n’ai plus l’âge de mentir, et de trouver des significations qui n’existent pas à mon travail […] mes Favelas sont atemporels, universelles, et c’est quelque chose qui me plaît”.

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Aller voir le travail de Nicolas Deconinck:
Inver Galerie à Strasbourg
Mannsfeld Encadreur à Colmar

La page Instagram de Nicolas Deconinck : @nicolas.deconinck

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© Charlie Picci-Claude / Pokaa

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