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Guide pratique : que faire quand on trouve un animal blessé à Strasbourg ?

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Un pigeon mal au point en pleine ville, un hérisson blessé dans son jardin, ou encore un bébé chauve-souris trouvé sur le rebord de sa fenêtre, chacun s’est déjà retrouvé à devoir prendre soin d’un petit animal en détresse. Mais dans ces situations d’urgence, difficile de savoir comment agir au mieux. Faut-il éviter de le toucher ? Sa mère reviendra-t-elle ? Faut-il lui donner à manger ? On fait le point sur les bons gestes à avoir quand on trouve un animal blessé ou un bébé grâce aux précieux conseils de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).


Dans la majorité des cas, le meilleur comportement à adopter est le plus simple : ne rien faire ! Même s’ils ont plutôt tendance à éviter les humains, ce n’est pas parce qu’on croise le chemin d’un animal sauvage, que celui-ci a forcément besoin d’aide. S’il se déplace correctement et n’a pas de blessure apparente, c’est déjà bon signe. Pendant l’hiver, certains hibernent comme les hérissons et resteront donc immobiles. Il ne faut donc pas les déranger. S’il fait plus chaud et qu’il se déplace en journée ou la nuit, il est conseillé de l’observer pour vérifier qu’il est en bonne santé, mais tout en restant à distance.

Quant aux plus jeunes, un oisillon peut quitter son nid et se retrouver au sol parce qu’il est en train d’apprendre à voler. Et il n’est pas pour autant abandonné ! Le plus souvent, les parents ne sont pas loin et reviendront le nourrir. D’autres espèces comme les lièvres ou les chevreuils ont pour habitude de cacher leur petit dans les hautes herbes. Dans ce cas-là, il faut à tout prix éviter de les toucher ou les déplacer, car la mère risque de sentir votre odeur sur son petit.

Qu’il s’agisse d’un oiseau, d’un mammifère, d’un reptile ou encore d’un amphibien, c’est seulement si l’animal présente des blessures, des signes de faiblesse, se déplace avec difficulté ou semble avoir un comportement anormal et reste immobile lorsque vous l’approchez, que vous pouvez intervenir. Mais il faudra veiller à le faire dans le calme, délicatement et avec beaucoup de prudence. 


Agir le plus vite possible et contacter les structures locales compétentes

Même avec toute la bonne volonté du monde et les conseils de tous les experts d’internet, n’est pas soigneur ou vétérinaire qui veut. C’est en croyant bien faire que l’on fait des erreurs. La meilleure attitude à avoir, c’est d’appeler les structures locales compétentes pour profiter de leur expertise. Il faut agir vite et bien. 

Mieux vaut donc amener l’animal le plus vite possible au centre de soins le plus proche. Après deux jours sans soins, il y a de grandes chances pour que l’animal blessé ne puisse jamais être relâché. Et pour être soigné dans les meilleures conditions, il est nécessaire que l’animal soit dans un environnement adapté et manipulé par des spécialistes. 

À Strasbourg, la LPO et le GEPMA protègent et soignent la faune sauvage présente sur notre territoire. Il est possible de contacter le service Médiation Faune Sauvage ou bien le centre de soin de la LPO installé à Rosenwiller. Il est également possible de déposer directement un animal sauvage dans le chalet prévu à cet effet au centre de soin ouvert 24h/24.

Petite précision concernant les pigeons ou les canards : les membres des structures sont toujours prêts à délivrer leurs précieux conseils, mais il est possible qu’ils refusent la prise en charge du pigeon que vous avez trouvé au centre-ville de Strasbourg par exemple, car il n’est pas considéré comme un animal sauvage.

© Rémi Juan-Lelandais / Pokaa


Si c’est un oisillon ou un jeune tombé du nid

Pour commencer, il est important de préciser que la plupart des jeunes oiseaux qu’on peut trouver sur le sol déjà emplumés ont eux-mêmes quitté le nid. Si l’oisillon sautille ou vole difficilement au niveau du sol ou de branche en branche, il est en période d’apprentissage et apprendra à voler en plusieurs jours voire seulement 24h. Même s’ils ne sont plus dans leur nid, les parents continuent de les nourrir. Si la zone où vous l’avez trouvé ne représente aucun danger pour lui, mieux vaut donc le laisser sur place et éviter de le toucher. 

Quant aux oisillons qui ont encore leur duvet, mieux vaut les replacer dans leur nid si celui-ci est intact. Si vous ne trouvez pas le nid ou bien qu’il est détruit, l’idéal, c’est d’essayer d’en construire un avec du carton, à l’endroit où l’oisillon a été découvert.

Si par contre l’oisillon a été trouvé dans une zone dangereuse pour lui, mieux vaut le placer délicatement en hauteur sur un muret ou une branche pour que celui-ci soit à l’abri des prédateurs. Pas d’inquiétude, contrairement à ce que l’on peut penser, les parents continueront à nourrir leur petit même s’il a été touché par un humain, car les oiseaux ont plutôt un mauvais odorat.

Enfin, si l’oisillon est vraiment en danger à cause de prédateurs impossibles à éloigner ou si les parents ont été retrouvés morts, alors on peut envisager de le récupérer pour le confier à une structure spécialisée.

oiseaux oisillons
© Caroline Alonso / Pokaa


Pour les hérissons et les chauves-souris : gants obligatoires ! 

Au printemps et au cours de l’été, il n’est pas rare de repérer un hérisson dans un jardin ou un espace vert. Si vous croisez son chemin en pleine journée alors qu’il reste généralement caché, n’hésitez pas à observer son comportement. Si en s’approchant, il se met en boule ou grogne, mieux vaut le laisser tranquille et revenir plus tard.

Si au contraire, il ne bouge pas, il boite, reste à plat ventre, est couché sur le côté, ou qu’il est entouré de mouches ou de larves, il est sûrement mal au point. Il faut alors tenter de le récupérer le plus rapidement avec des gants en le plaçant dans un carton avant de l’amener au centre de soin le plus proche.

Quant aux chauves-souris, ce sont des mammifères protégés par la loi. Cela veut donc dire qu’il est techniquement interdit de les capturer ou de les transporter. Mais en cas d’urgence, il est possible de les récupérer pour les amener directement dans une structure. Une fois encore, les gants sont de mise. D’autant plus que certaines chauves-souris sont porteuses de la rage. Pour savoir comment agir et manipuler avec précaution ce petit mammifère, il faut contacter le GEPMA. 

hérisson
© Caroline Alonso / Pokaa


Comment capturer un animal ?


S’il n’y a pas d’autres choix pour que l’animal puisse survivre, il faut le capturer avec beaucoup de précautions. Même si notre premier réflexe lorsqu’on est ému par un animal en détresse est de lui parler, mieux vaut éviter, même pour essayer de le calmer. Il faut aussi éviter les gestes brusques ou de le caresser. 

Si c’est un oiseau, on peut mettre des gants ou un tissu autour de ses mains pour se protéger des serres et du bec, mais aussi pour éviter d’être en contact avec des parasites. Quand il est maintenu, l’oiseau doit avoir les ailes repliées le long du corps et la tête cachée, sous un tissu si possible. En règle générale, n’importe quel animal sera plus rassuré s’il est plongé dans le noir et ne voit pas qu’un humain est en train de le balader avec ses grosses pattes d’humain ! Ensuite, vous pouvez le placer dans un carton, dans une pièce calme et tempérée.

Si c’est un mammifère, attention au risque de morsure. Il faut impérativement penser à porter des gants épais. Écureuil, hérisson, renard, belette, fouine, ou chauve-souris, qu’il s’agisse d’un jeune ou d’un adulte, il peut griffer, mordre et être porteur de maladies. Comme ils sont très sensibles aux odeurs, les petits risquent aussi d’être abandonnés par leurs parents si ces derniers sentent votre odeur.

Ensuite, il faut manipuler l’animal au niveau du corps et des épaules en évitant de le tenir par un membre. Pour les loirs, les lérots et les muscardins, qui font partie de la famille de rongeurs appelée Gliridés, il faut aussi faire très attention à ne pas les attraper et les tenir par la queue qui est très fragile. Même précaution pour les ailes des chauves-souris. Une fois capturé, il faut emmener l’animal au centre de soin le plus proche. 


Ne jamais donner d’eau ou nourrir soi-même l’animal

Une règle d’or à respecter dès qu’on trouve un animal : ne pas le nourrir ou le forcer à boire. Le pain par exemple, même humidifié avec de l’eau ou du lait, est à proscrire pour les oiseaux, car il provoque des gonflements et est totalement inadapté à leur régime alimentaire. Il risque aussi de s’étouffer et en seulement quelques jours, une alimentation inadaptée peut perturber sa croissance ou être à l’origine de carences irréversibles. Et ça vaut aussi pour les canards et les cygnes d’ailleurs ! 

Et c’est pareil pour un mammifère blessé, le nourrir peut aggraver son état. Chaque espèce a un régime particulier et si vous ne le connaissez pas, mieux vaut ne rien donner.

animaux nature printemps écologie
© Coraline Lafon / Pokaa

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