Plus de doute, cette année, l’été à Strasbourg sera chaud. Beaucoup trop chaud. La canicule frappe à notre porte et dans ce contexte exceptionnel de fortes chaleurs, l’ensemble des êtres vivants en pâtissent. Prendre soin de soi-même et de son entourage devient indispensable et pour certaines et certains, ça veut aussi dire prêter attention aux plantes qui vivent sous leurs toits. Alors pour les aficionados des végétaux, voici quelques conseils et astuces pour savoir comment prendre soin de ses plantes en période de canicule.


Avec 35 degrés annoncés et peut-être même 40 ce week-end et début de semaine prochaine, Strasbourg s’apprête à vivre un épisode caniculaire très important. En cas de fortes chaleurs et d’absence, il existe quelques petites astuces pour éviter que ses plantes tirent la tronche ou pire, finissent en bois mort. Pour vous prodiguer les meilleurs conseils, on s’est tourné vers des experts du végétal : la jardinerie urbaine Tchungle, située rue de la Division Leclerc. Sur place, c’est Nausicaa, vendeuse et responsable communication qui nous a partagé ses recommandations.   

Pour commencer, pas d’inquiétude ! Comme le rappelle Nausicaa, la plupart des plantes qui peuplent les appartements strasbourgeois sont des plantes tropicales et à ce titre, risquent beaucoup moins de souffrir de la chaleur que nous.

plantes commerce
© Samuel Compion / Pokaa


Pour les plantes d’intérieur

Les plantes d’intérieur ont l’habitude des températures entre 18° et 28°. Donc globalement, au niveau de la chaleur, même en canicule, ça devrait aller.” indique la vendeuse. Selon elle, c’est la récurrence d’arrosage qui va plutôt changer. Il va falloir vérifier plus régulièrement l’état de la plante pour voir si elle a soif, car la terre sèche plus rapidement. Quant aux solutions miracles étonnantes comme laisser un glaçon fondre dans le pot, mieux vaut s’en méfier : “L’eau très froide est plutôt à éviter parce que ça peut provoquer un choc toxique au niveau des racines. Toute l’année, peu importe le type de plante et la saison, il vaut mieux privilégier l’eau tempérée et toujours éviter l’exposition au soleil plein sud.Si l’exposition au soleil est trop forte, certaines feuilles vont tout simplement brûler et feront remarquer qu’il vaut mieux déplacer la plante.

Si elle reconnaît qu’il y a deux écoles, Nausicaa estime que la vaporisation est finalement peu utile quand il fait chaud. Elle précise surtout, que la vaporisation ne remplacera jamais un arrosage : “On ne peut pas se dire : je vaporise, donc j’ai moins besoin d’arroser.Si certains veulent créer de l’humidité, elle conseille d’aménager un petit lit composé de billes d’argiles ou de perlite sur une soucoupe, puis d’humidifier le tout avant d’y déposer la plante. En s’évaporant, l’eau va créer de l’humidité autour de la plante.

Pour celles et ceux qui ont un terrarium à la maison, les fortes chaleurs risquent d’augmenter la condensation sous la cloche. Il faut alors penser à l’éponger pour éviter que celle-ci moisisse.

Atelier tchungle
© Bastien Pietronave / Pokaa


Quand on part en vacances

Canicule ou pas, le plus gros problème durant l’été, c’est souvent qu’on s’absente pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines. Et pendant ce temps, nos plantes ont soif. En général, l’idéal est évidemment de vérifier avant de partir s’il faut mettre un petit coup d’arrosage. Mais pour le reste, il existe quelques solutions pour que nos plantes d’intérieur continuent de s’hydrater toutes seules. Le premier système D, c’est la baignoire. “On met un petit fond d’eau dans la baignoire, pas trop pour ne pas les noyer et on plonge les plantes directement dedans. Il faut aussi qu’il y ait une fenêtre dans la salle de bain.” explique Nausicaa. 

Mais il existe aussi quelques objets étonnants, qui permettront d’hydrater petit à petit la plante durant l’absence de ses propriétaires. En premier lieu, il existe des pots à réserve d’eau. La réserve est reliée au pot par une petite mèche. On déverse directement une grande quantité d’eau dans celle-ci et elle sera absorbée petit à petit par la plante. Sur le même principe, d’autres pots sont encastrés dans la réserve et cette fois-ci sans trou. Grâce au propriété poreuse de la terre cuite, l’eau s’imprègne au fur et à mesure. “Même si ça dépend de la lumière et de la chaleur, la plante peut tenir à peu près une semaine comme ça. Mais il faut éviter ce système avec les plantes grasses, les cactus et celles qui aiment sécher entre deux arrosages. ” précise la vendeuse.

D’autres systèmes peuvent aussi être directement plantés dans la terre autour de la plante. Les ollas par exemple, ressemblent à des petits champignons avec une tige en terre cuite. Là encore, il s’agit de remplir le réservoir et l’eau se déversera au goute à goute. Même principe avec l’arroseur automatique, composé d’une tige en terre cuite relié à un cable jusqu’à un petit embout qu’il faut tremper dans un point d’eau, soit un verre d’eau, ou un grand saladier par exemple. C’est à nouveau un système de goute à goute qui permet une hydratation tout doucement : Évidemment, plus la réserve d’eau est grande, plus ça va arroser longtemps.« 

Enfin, pour celles et ceux qui auraient missionné des amis ou leurs voisins pour prendre soin de leurs plantes en leur absence, un petit objet pourrait bien sauver la mise à ceux qui n’ont pas la main verte. Il existe des testeurs qui permettent de donner toutes les informations à savoir sur la plante. Vérifier ses constantes, comme un.e infirmier.ère en quelque sorte. Il suffit de le planter dans la terre et son curseur s’ajustera pour donner les indications nécessaires : “Si c’est dans le rouge, c’est qu’on doit arroser !” sourit Nausicaa.

testeur © Caroline Alonso / Pokaa


Pour les plantes d’extérieur

Et pour celles et ceux qui auraient la chance d’avoir un petit espace vert avec des plantes extérieures, les recommandations en cas de fortes chaleurs ne sortent finalement pas de l’ordinaire. Pour l’arrosage, on va bien sûr privilégier des horaires très tôt le matin et très tard le soir.

Pour protéger les plantes du soleil et conserver l’humidité, Nausicaa propose aussi d’étaler un paillage à la surface de la terre : “On peut utiliser de la paille ou bien des restes d’herbe après avoir tondu la pelouse, ou encore des écorces en sachet. On le met à la base de la plante et ça va permettre de la protéger et de maintenir l’humidité. C’est un peu comme une couverture de survie.” En hiver, cette technique permet aussi d’éviter le gel.

Un peu d’écorce de noix de coco, pour créer une paillasse.
© Caroline Alonso / Pokaa

Pendant l’ensemble des mois d’été, Nausicaa et ses collègues conseillent également aux Strasbourgeoises et aux Strasbourgeois qui auraient la chance de posséder un jardin, d’éviter au maximum de le tondre : “Ça permet de gagner des degrés au sol et c’est tout un écosystème qui se balade dedans. Il y a des hérissons, des mulots et d’autres petits animaux. C’est hyper important de les laisser s’abriter.

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