Groupe de métal made in Strasbourg, Dust in Mind est le premier groupe rock-métal à avoir tourné un clip sur la Tour Eiffel pour leur single « Synapses ». Outre le monument parisien, le groupe a pour marque de fabrique de tourner dans des lieux emblématiques de Strasbourg. Le prochain clip, « Empty », tourné à l’Observatoire sortira en même temps que leur quatrième album «  CTLR » : demain. L’occasion pour nous de discuter avec Jennifer Gervais, la chanteuse du groupe. Rencontre.



Quel est votre parcours ?

J’ai longtemps vécu à Homme de fer, je suis Strasbourgeoise maintenant même si de base je viens d’un petit village. J’ai grandi à Drussenheim. Je suis venue à Strasbourg pour y faire mes études de droit. J’ai ensuite fait un DUT info-com, puis j’ai été directrice de boutiques Zara. J’ai 34 ans, j’ai eu le temps d’en faire des choses !


Quand et comment est né le groupe ?

Le groupe est né en 2013, à l’initiative du guitariste Damien Dausch. En tant que musicien, il voulait monter son propre groupe. C’est un ami de longue date et il m’a demandé si j’étais partante pour lancer un projet à deux. Puis on a commencé à composer. Quand on a vu que ça donnait un projet plutôt cool, on a recruté des gens pour monter un projet live à part entière.


Qui compose le groupe aujourd’hui ?

Dust in Mind a cinq membres : Xavier Guiot à la basse, Thomas Marasi à la batterie et Philippe Miralles à la guitare. Damien s’occupe de toute la musique et j’écris les paroles. Tous nos textes sont chantés en anglais et on répète à Strasbourg, à la Maison bleue au Neudorf.


Le métal, c’était un choix évident pour vous ?

Oui, on est vraiment fans de métal. Korn a une grande influence pour nous, mais on a cherché à apporter un côté plus soft avec une voix féminine. Le métal qu’on fait est vraiment mainstream, accessible. Et très loin des clichés des codes du métal que beaucoup de gens pourraient imaginer. Notre musique ressemble presque à du rock avec la voix douce et chantée, même si l’on puise nos racines dans le métal. Notre public n’écoute pas forcément du métal, mais aime ce qu’on fait.


Comment casser les codes esthétiques du métal ?

Les tenues dans nos clips n’ont rien à voir avec les codes du métal. Nos lieux de tournage de clips non plus. Il y a deux ans, on a fait un live stream à l’Opéra National du Rhin de Strasbourg. On souhaite mettre en avant le patrimoine strasbourgeois et ne pas montrer que le métal c’est uniquement des clips dans la forêt ou dans des lieux abandonnés. On veut faire autrement.


Avec « Synapses », votre dernier clip, vous avez réussi à faire autrement !

Dans ce dernier single, un passage m’inspirait quelque chose de vintage, une petite valse dansante avec des paroles en français. Tous nos textes sont en anglais sauf ce petit passage. On s’est dit « si déjà on chante en français on va faire les choses en grand. » On s’est rendu compte quand on était à l’étranger que le public ne savait pas qu’on était français. On a tellement voulu s’exporter qu’au final on n’a pas amené de french touch avec nous ! On a cherché ce qui brille à l’étranger, et sans passer par la baguette et le verre de rouge, la Tour Eiffel est venue instinctivement.


Comment s’est passé le tournage à la Tour Eiffel ?

On a passé un appel, une semaine après on faisait le repérage et une semaine encore après on est allés à Paris pour faire le tournage.C’était stressant et millimétré : on a eu une heure de tournage montre en main. Trois minutes chrono pour monter et descendre avec l’ascenseur, trois minutes chrono pour monter la batterie et les lumières. Chaque personne savait ce qu’elle avait à faire ! On s’est vraiment préparé pour faire quelque chose d’efficace, avec cette opportunité, on ne pouvait pas laisser quoi que ce soit au hasard. Pour nous, c’était très important car jamais de la vie on aurait pu imaginer tourner un clip à la Tour Eiffel. Sortir de cette zone de confort était super intéressant. 


Et alors, ça fait quoi d’être le premier groupe de métal à tourner sur la Tour Eiffel ?

On était les premiers surpris ! En tant que Strasbourgeois on est super fiers. On se dit que le premier groupe de rock-métal à avoir tourné sur la Tour Eiffel est strasbourgeois ! Comme quoi, c’est tellement inaccessible que personne ne l’avait jamais vraiment demandé. Quand on a vu PNL on s’est dit « mais pourquoi on ne s’est pas demandé avant ? ». On a juste appelé [la gestion de la Tour Eiffel] pour poser la question, on est venu et on a filmé ! Parfois on a peur de se lancer alors qu’il y a plein de possibilités qui s’offrent à nous.


Dans quels lieux strasbourgeois avez-vous déjà tourné et quels sont les prochains ?

Le clip de « Synapses » a aussi été tourné en partie dans la grande salle de l’Hôtel de ville de Strasbourg. On essaye toujours de faire des choses locales et de montrer le paysage strasbourgeois. Défendre notre patrimoine local à l’étranger et en France est important pour nous. On est super contents car la ville nous a aidé sur plusieurs tournages, dans notre démarche à montrer les lieux locaux. C’est royal pour nous. On a filmé dans les bains municipaux avant les travaux pour « Another Dimension ». Ensuite, on a fait le live stream à l’Opéra et notre nouveau clip est tourné à l’Observatoire astronomique. Forcément la Cathédrale reste un rêve et est notre prochain objectif !


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Bérénice Del Tatto

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