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5 techniques pour repousser ces satanés moustiques qui nous pourrissent la vie

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Vous l’avez sans doute, remarqué, ils sont partout. Dès que chaleur et humidité pointent le bout de leur nez, vous entendez ce bruit si familier. Un « bzzzz » qui non seulement agresse vos oreilles mais vous prépare aux grattages de bras, de pied et de corps entier à venir. Les moustiques en général, ainsi que le moustique tigre, reviennent donc en force parsemer votre corps de piqûres qui grattent et qui vont perturber vos journées et vos nuits. Pour vous aider à limiter ce fléau propre à nos étés, on a relevé quelques solutions pour s’en débarrasser en toute tranquillité.




Moustique fever

Un insecte qui ne sert pas à grand-chose dans la chaîne alimentaire – certes il nourrit les oiseaux et les chauve-souris mais ils se nourrissent également d’autres choses – et qui nous gratte au plus profond de notre âme. Tous les étés, on a tendance à s’énerver de voir ces petites bestioles nous tourner autour. Néanmoins, lorsqu’on parle de moustiques, il faut savoir que l’on parle en réalité d’une catégorie entière d’insectes. Dans le monde, c’est en effet plus de 3 500 espèces de ce petit insecte de l’enfer qui sont répertoriées. En France, il y a une soixantaine d’espèces différentes de moustiques qui volent au-dessus de nos petites têtes.

Et si vous trouvez que, cette année, qu’il y en a davantage, vous n’êtes pas tout seul. Alexis Bergeron, du Syndicat de Lutte contre les Moustiques du Bas-Rhin (SLM67), témoigne : « De manière générale, nous avons remarqué qu’il y avait beaucoup plus de moustiques (toutes espèces confondues) cette année que les années précédentes. » La raison ? L’alternance des conditions climatiques actuelles, faites de fortes pluies, d’inondations et de journées de grande chaleur et de soleil. Alexis Bergeron précise : « Tous les moustiques ont besoin d’eau pour que les larves se développent. On observe, grâce à différents objets de monitoring, que les populations augmentent de mai à octobre, avec un pic en août/septembre pour le moustique tigre, et diminuent drastiquement à partir de novembre quand les températures deviennent moins clémentes. »

© Vigilance-Moustique



Moustique des villes, moustique des champs

Quand on pense moustique, on a de plus en plus tendance à penser au moustique tigre. Avec ses rayures blanches et sa lenteur à vous faire passer pour Marcell Jacobs, il est dangereux pour son potentiel de transmission de maladies comme la dengue, le virus zika ou le chikungunya. Bien entendu, comme le précise Alexis Bergeron, ces maladies ne sont pas présentes naturellement dans le moustique : « Il a besoin de piquer des personnes malades pour pouvoir transmettre ensuite le virus à quelqu’un d’autre lors d’une autre piqûre. »

Si c’est plutôt rassurant, sa rapide prolifération depuis quelques années dans la région – il a été introduit à Schilitgheim en 2014 – va de pair avec son caractère, peu commode : « Le problème avec le moustique tigre, c’est qu’il est très agressif. Il va faire son repas sanguin en plusieurs fois et donc piquer à plusieurs reprises. S’il est infecté, cela augmente les chances de transmettre le virus, logé dans les glandes salivaires dudit moustique. »

Au-delà de ce moustique tigre, deux autres espèces sont présentes majoritairement en France. Il y a les Anophèles, ceux que vous croisez lorsque vous allez en Camargue profiter de la plage. Si sur place, vous les trouvez inutiles, ça tombe bien, c’est littéralement la signification de leur nom en grec ! Enfin, il y a le Culex Pipiens, le plus commun des moustiques, qui vit dans les agglomérations. Comme son homonyme du Seigneur des Anneaux, il ne se satisfait absolument pas d’un seul déjeuner. Son but dans la vie ? Entrer dans les maisons, voler autour de vos oreilles et vous piquer toute la nuit. 


5 techniques non-chimiques pour repousser les moustiques

Même si la tentation de les écraser violemment est forte, ici, l’idée n’est pas d’éliminer les moustiques, mais plutôt de les repousser. C’est pourquoi nous ne vous parlerons ni des diffuseurs anti-moustiques électriques, chimiques à fond les ballons, qui en plus ne protègent qu’une partie de la pièce. Ni du DEET, ce produit chimique connu depuis les années 1950 comme répulsif contre les insectes, et notamment les moustiques. Comme le souligne Alexis Bergeron, « cela est plus recommandé dans des lieux où les moustiques peuvent être potentiellement à risque (dans les pays d’Asie du Sud-Est ou en Afrique centrale) du fait de la potentielle toxicité de ces produits ». Voici donc cinq techniques non-chimiques, pour repousser les moustiques.


Réduire l’eau stagnante

En premier lieu, il y a la lutte contre son implantation. En d’autres termes, diminuer la densité des moustiques. On l’a dit plus haut, le moustique aime tout ce qui peut retenir de l’eau dans la durée.

Dès lors, selon Alexis Bergeron, l’une des solutions est donc de « retirer toutes les eaux stagnantes deux fois par semaine, poser des moustiquaires sur les fûts récupérateurs d’eau qui ne peuvent pas être fermés avec un couvercle étanche, poser des moustiquaires dans les regards au sol etc… » En outre, une opération de nettoyage peut également être bénéfique : « Nous recommandons également de nettoyer les objets permettant de retenir l’eau avec une brosse à poil dur à la fin du mois de novembre pour casser les éventuels œufs restants. »

Limiter les eaux stagnantes pour repousser les moustiques. © Nicolas Kaspar/Pokaa


La moustiquaire

En été à Strasbourg, le dilemme est grand. Ouvrir les fenêtres pour aérer la nuit et rafraîchir l’atmosphère, au risque de faire entrer les moustiques ? Ou alors laisser les fenêtres fermées et mourir de chaud même la couette enlevée ? Si de toute façon, il est recommandé de ne pas ouvrir les fenêtres si la lumière est allumée dans une pièce, il existe une solution toute simple au dilemme : la moustiquaire. On n’y pense pas toujours, et pourtant c’est le plus simple pour s’éviter une nuit torride avec des moustiques affamés. Pour le bébé, pour le lit et surtout pour les fenêtres, même si ce n’est pas toujours joli, c’est efficace et sans danger. Par ailleurs, pour les adeptes du DIY, voici un tuto pour fabriquer soi-même sa moustiquaire.

© Pixabay


Le ventilateur

Une autre technique possible, et sensiblement ingénieuse, réside dans l’utilisation d’un ventilateur. Ce dernier figure même parmi les recommandations de l’American Mosquito Control Association (AMCA). Pour une raison toute simple : il rend les piqûres très difficiles à faire pour les moustiques. Ces derniers volent entre 1,6 et 2,4 kilomètres par heure, en fonction de l’espèce ; dès lors, un coup de ventilo et problème réglé. D’autant plus que le moustique nous repère grâce au CO2 que nous exhalons. Avec un ventilateur, notre odeur se disperse aux quatre vents. Rendant les tentatives d’approche de la bête très difficiles. À privilégier lors de moments où vous êtes éveillés. Dormir avec le bruit d’un ventilateur, cela a été testé, et non approuvé.

© Pixabay


Les plantes et huiles essentielles

Il existe également des méthodes naturelles pour repousser les moustiques à base de plantes. Toutefois, leur « efficacité est moindre » selon Alexis Bergeron. On peut néanmoins citer plusieurs plantes, comme la citronnelle, le géranium ou encore l’eucalyptus. Soit à poser sur un balcon, soit à diffuser par des huiles essentielles, des bougies ou de l’encens. Bien que, personnellement, diffuser de la citronnelle n’a jamais empêché un moustique qui voulait mon sang d’aller le chercher comme Kévin Mayer est aller décrocher l’argent aux JO de Tokyo.

Néanmoins, on peut se tourner une nouvelle fois vers l’AMCA. Cette dernière recommande en effet plutôt l’huile essentielle d’eucalyptus citronnée, réputée pour ses propriétés répulsives anti-moustiques et anti-inflammatoires. Et pour celles et ceux qui cherchent à la fabriquer eux-mêmes, voici une petite vidéo qui vous expliquera comment faire. Sinon, on vous expliquait également comment fabriquer une huile essentielle anti-moustique, dans cet article.

© Yaël Becker/Pokaa


Le marc de café brûlé

Enfin, si les spirales d’encens se trouvent dans le viseur de l’ANSE (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation et de l’Environnement), pour leurs substances toxiques et les risques d’irritation des voies respiratoires qui en découlent, il existe un repoussoir naturel de moustiques : le marc de café à brûler. La recette est simple :

  • Séchez-le au soleil pendant quelques heures (ou quelques jours si temps de pluie)
  • Mettez-le dans un pot en terre cuite, ou tout autre récipient résistant à la chaleur
  • Posez-le sur la table du salon ou de votre terrasse et brûlez-le. Si c’est à l’intérieur, aérez bien les fenêtres.

L’odeur vous sera sans doute agréable, mais elle devrait normalement rebuter le moustique (comme les mouches ou guêpes). Comme n’importe quel Alsacien devant une tarte flambée surgelée.

Chaque été, les moustiques se rappellent à nos bons souvenirs en nous faisant redécouvrir notre corps, un grattage frénétique à la fois. Les conditions climatiques actuelles, faites d’intenses périodes de pluie et de gros passages ensoleillés, favorisent le développement des moustiques à Strasbourg, mais plus généralement en France. Alors en espérant que les différentes techniques fonctionnent, parce que sinon, il ne reste plus qu’à porter des vêtements longs en plein été.

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Commentaires (2)

  1. Et si malgré tous ces bons conseils vous êtes quand même piqués, je recommande l’huile essentielle de tea tree ( ou arbre à thé ) pour calmer les démangeaisons.

  2. En l’absence d’huile essentielle de Tea Tree, lorsque vous êtes piqué dans votre jardin, inutile de rentrer dans la maison pour chercher l’huile essentielle, vous allez dans votre gazon et vous récupérez une feuille de plantain lancéolé, quasiment présent dans tous les gazons lambda et considéré comme une mauvaise herbe, vous la roulez en boule et vous la pressez en la frottant sur l’endroit ou vous avez été piqué. Instantanément, la démangeaison s’arrête.
    Comme quoi les mauvaises herbes ne sont pas mauvaises pour tout !!

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