Ce lundi 22 mars, c’est le grand jour pour la municipalité écologiste : pour la première fois de leur mandat, elle présente son budget au conseil municipal. Concrètement, c’est à partir de maintenant que l’exécutif strasbourgeois a la liberté de façonner notre ville comme il l’entend. Comme ce sujet est très important, parce qu’il concerne chaque Strasbourgeoise et Strasbourgeois, on est allé parler en exclusivité avec Syamak Agha Babaei, premier adjoint en charge des finances, pour qu’il nous explique concrètement, comment Strasbourg va dépenser son argent en 2021. Et on vous le résume ici, en quelques questions.
© Maria Fernandes / Pokaa


Quel est l’état du compte en banque de Strasbourg ?

Combien la crise du Covid a-t-elle coûté ?

La nouvelle municipalité a eu la particularité d’arriver en 2020, soit l’année où la pandémie du Covid a frappé notre pays et Strasbourg. Cette crise a eu un impact sur les finances de notre ville, qu’il s’agit de mesurer. Selon Syamak Agha Babaei, difficile de donner un montant exact : “On peut déjà dire qu’il y a un coût de 12 millions pour la collectivité. À cela s’ajoute des coûts que la collectivité a effectués : quand par exemple il y a eu la fermeture des cantines, il y a eu des aides aux ménages pour des chèques alimentaires. La Ville a également donné des masques pour la population, toutes les villes ne l’ont pas fait. Il y a le centre de vaccination, dont le coût est aussi là – 1,6 millions ndlr – et si on agrège tout ça, on arrive aux alentours de 16 millions.”

Cette crise n’est pas restée sans réponse de la part de la municipalité strasbourgeoise. Et comme l’explique le premier adjoint, le budget continuera de prendre en compte la pandémie et ses effets. 4 millions d’euros seront, “répartis dans des publics qui ont été les plus touchés par la crise. Et plus précisément : “1 million pour les ménages en difficulté, en aides sociales et alimentaires, un million pour les étudiants, en aides sociales, un million pour les commerçants logés dans le parc de la Ville de Strasbourg, avec des exonérations de loyers, et un million pour les acteurs culturels en termes d’intervention dans l’espace public lors de l’été qui va arriver.”

© Caroline Alonso / Pokaa


Une collectivité bien gérée financièrement, mais avec moins d’agents

En pleine période de crise, on pourrait s’attendre à voir des finances strasbourgeoises durement impactées. Mais à entendre Syamak Agha Babaei, la précédente municipalité a bien tenu son budget lorsqu’elle était au pouvoir. Le premier adjoint parle même d’une “gestion saine” de la collectivité, avec “des comptes et des ratios tout à fait corrects, ainsi que “des ressources pour repartir et investir, avec pas mal de projets dans les cartons”. Avant d’ajouter : “Strasbourg est l’une des collectivités les moins endettées de France, située au sixième rang des grandes métropoles les moins endettées.” 

Cependant, d’après lui : « Dans le dernier mandat il y avait une doctrine qui était fixée qui était celle d’avoir une masse salariale stable. Qui dit masse salariale stable dit que tout l’argent qu’on utilise pour payer les salaires reste stable. Comme les personnes progressent dans leurs rémunérations au fur et à mesure, si vous voulez garder cette masse salariale stable, il faut que vous enleviez du monde. Au départ, c’était un objectif de 1 000, finalement on s’est retrouvé autour de 200/300 personnes de moins.” Un choix qui a permis de garder la masse salariale à un niveau stable, mais qui a impacté négativement les agents de la collectivité, et la collectivité elle-même, comme le précise le premier adjoint : “Cela a amené plus de pressions, des problèmes managériaux qui se sont traduits par un turnover, par un absentéisme et par un recours à la médecine du travail plus élevés, mais aussi une réputation d’employeur de l’Eurométropole qui était dégradée. Or, on sait bien aujourd’hui que pour attirer les jeunes talents, on a besoin que la marque employeur soit identifiée comme quelqu’un qui offre des possibilités d’innovation, d’expérimentation et d’évolution. »

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Comment la Ville finance-t-elle son budget 2021 ?

De quel budget dispose la Ville ?

Revenons d’abord rapidement sur la définition d’un budget municipal. Pour celles et ceux qui n’ont pas fait LV1 économie et finances, il faut savoir que le budget se sépare en deux parties distinctes : le fonctionnement et l’investissement. “Il y a d’abord le fonctionnement, c’est-à-dire ce qui fait tourner la Ville : les dépenses courantes mais aussi les salaires des personnels. C’est à peu près 404/405 millions d’euros – 404,5 ndlr. À côté, vous avez la section d’investissement, soit l’argent que vous allez mettre pour accroître votre patrimoine, pour construire des écoles, des bâtiments, des gymnases… Et ça, c’est 133 millions d’euros. Si on agrège les deux pour faire le budget global, on arrive à plus de 500 millions d’euros – 537,5 millions, ndlr.”

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Une hausse de la taxe foncière, pour financer la section fonctionnement du budget

Si l’on compare les budgets 2020 et 2021, on remarque que celui de 2021 est plus important, que ce soit dans sa section fonctionnement ou dans sa section investissement. Pour pouvoir en partie financer cette hausse de près de 15 millions du budget fonctionnement, la municipalité écologiste propose une hausse de la taxe foncière de 5 %, qui devrait ramener 7 millions d’euros supplémentaires. Pourquoi ce choix ? “Pour augmenter les niveaux de service public. Aujourd’hui c’est le seul levier fiscal de la ville qui nous reste, avec la disparition progressive de la taxe d’habitation. Quand on regarde cette taxe foncière, on se rend compte que dans les grandes villes, le taux de Strasbourg est 16ème sur 22. En comparaison, si on prend le taux de pauvreté, là on est la troisième ville de France avec le taux de pauvreté le plus important. Ces deux classements nous disent comment réorienter les dépenses.” Cette hausse de la taxe foncière concernera ainsi les propriétaires, soit 30 à 35 % des Strasbourgeoises et des Strasbourgeois. Plus concrètement, cette hausse se traduira en moyenne par 35 euros supplémentaires par ménage assujetti, soit 3 euros par mois.

Celles et ceux qui vont voir leur taxe augmenter aimeront sans doute savoir à quoi leur effort va servir. En premier lieu, permettre à la Ville d’embaucher plus de personnel, avec une enveloppe de 1,7 millions d’euros, notamment dans les écoles. “Tous les groupes politiques avant l’élection l’avaient identifié comme un problème essentiel : les ATSEM, soit un personnel de la Ville de Strasbourg qui intervient auprès des enseignants et des enseignantes dans les écoles primaires et élémentaires, en les aidant à prendre en charge les enfants. Strasbourg était l’une des villes les plus mal dotées en France à ce niveau-là et il fallait rattraper ce retard. D’ici quelques mois on aura déjà embauché 45 ATSEM et on ira jusqu’à 90 dans le mandat.” Mais cette augmentation va également permettre d’innover davantage : “On souhaite par exemple expérimenter, avec un revenu communal de base pour les 18-25 ans, soit un public qui n’a pas accès au RSA, qui est le plus fragilisé. L’ensemble des emplois pour les étudiants sont fragilisés et une fois que ça, ça disparaît, il n’y a pas de filet de sécurité.” Un effort demandé à certains, pour que le plus grand nombre en bénéficie.

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Pour la municipalité, mieux vaut investir qu’économiser en temps de crise

Si la hausse du budget fonctionnement sera donc en partie financée par la hausse de la taxe foncière, la partie investissement a également augmenté, s’établissant en 2021 à 133 millions d’euros, contre 121 millions en 2020. En temps de crise, la municipalité décide donc d’investir davantage. Un choix qui risque de déplaire à certains, mais qui est assumé, comme l’explique le premier adjoint : “On pense que ce serait une erreur d’être dans une logique d’austérité. Dans les périodes de crise, on estime qu’il faut augmenter notre endettement, surtout lorsque l’argent est peu cher, ce qui est le cas en ce moment, pour venir en aide au secteur économique. Nous, on prend le pari d’investir : un, c’est bien pour faire repartir l’emploi. Deux, il faut dans cette période nous préparer pour les crises à venir. Pour nous, la crise sanitaire n’a pas fait disparaître la crise climatique, n’a pas fait disparaître l’urgence sociale à Strasbourg, ni le besoin pour plus de démocratie. Si aujourd’hui vous n’investissez pas massivement dans la transformation écologique du territoire, la somme que vous aurez à payer dans le futur sera plus importante. Il y a un coût pour les générations futures.”

Les générations futures reviennent souvent sur la table dans les débats qui ne manquent pas d’animer les conseils municipaux concernant les budgets. Pour cause : la dette est un terme complexe, sujet à de nombreuses inquiétudes. Le premier adjoint explique :  “C’est assez intéressant d’observer qu’on nous dit toujours que la dette, ce sont les impôts de demain d’une part, alors qu’il n’y a pas de relation entre la dette et les impôts, et d’autre part qu’on laisse la dette à nos générations futures. Mais ce qu’on dit jamais, c’est que l’inaction est la dette que l’on va laisser aux générations futures. Demain, si vous rénovez une école, vous la laissez en meilleure santé et, finalement, la dette qui est laissée aux générations futures  ce n’est pas une dette : vous améliorez le patrimoine commun.” C’est donc les principes du « Grand emprunt de transformation écologique » qui avait été évoqué lors de la campagne des municipales, qui s’établit à hauteur de 350 millions répartis sur la Ville et la métropole, avec 150 millions pour la Ville de plus sur le mandat.

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Comment la ville de Strasbourg dépense-t-elle ses deniers ?

© Caroline Alonso / Pokaa
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La précarité

En plus des 4 millions de crédits complémentaires pour proposer une aide exceptionnelle aux populations les plus en difficulté qui ont été évoqués précédemment, la Ville va dépenser 1 million supplémentaire pour la création de 100 places d’hébergement d’urgence supplémentaires en 2021, ce qui porterait le total à 200, soit ⅖ de l’objectif affiché par la municipalité écologiste. Mais finalement, où trouver ces places ? “Il ne s’agit pas de structures que l’on va créer. D’ailleurs, on ne parle pas vraiment d’hébergement d’urgence, mais bien d’hébergement pérenne. Les gens y rentrent et restent autant qu’ils veulent. Ils sont accompagnés dans leurs droits et s’insèrent dans notre ville” indique Syamak Agha Babaei.

Une volonté accentuée par la réalité de la crise sanitaire : “On dit que le problème d’hébergement est un problème complexe, mais on a bien vu que pendant la crise, quand l’État voulait, il pouvait. Nous, on s’est dit que si l’État fait un effort, on peut le faire aussi.” Alors comment cela fonctionne concrètement ? “Le plus simple, pour nous, c’était de dire : vous n’avez pas de logement, on vous donne un logement, nous on paye le loyer et vous allez dedans. Pour cela, on fait des appels à projet à des associations qui vont chercher des appartements dans le parc privé et dans le parc social, payent les loyers et mettent les gens à l’intérieur.” Néanmoins la municipalité n’a pas encore trouvé la solution pour éviter de créer d’autres “ghettos de difficulté”, comme le reconnaît le premier adjoint : “L’idée c’est de ne pas regrouper. Même si les appartements pas chers se retrouvent souvent dans des endroits où la précarité est grande. On n’a pas encore réussi à résoudre ce problème.”

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La transition écologique de la ville

Afin de poursuivre la transition écologique de Strasbourg, 5 millions seront investis pour végétaliser la ville, ainsi que 900 000 euros pour la rénovation de bâtiments publics dont les écoles. Pourquoi ce choix-là plutôt qu’un autre ? À entendre Syamak Agha Babaei, c’est avant tout une question de compétences de la Ville : “On est responsable de nos bâtiments, donc leur rénovation tombe sous notre compétence. Ce centre – le bâtiment de l’Eurométropole, ndlr – va être rénové pendant le mandat et dix écoles sont inscrites pour enclencher la réhabilitation thermique. Même chose pour la végétalisation : ce n’est pas vraiment un choix que l’on a fait sur certains secteurs plutôt que d’autres, mais plutôt sur là où on pouvait agir selon nos compétences. Pour ce qui est des mobilités, logements sociaux ou privés, on le présentera dans le budget eurométropolitain.”

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Faire participer les Strasbourgeois et les Strasbourgeoises

700 000 euros seront alloués au développement de la participation citoyenne. Pour Syamak Agha Babaei, il faut surtout simplifier tout le processus, en prenant en compte les différentes formes d’engagement : “On est parti du principe qu’il fallait simplifier la participation, et se demander comment faire participer les gens sur la durée. Pour cela, il a fallu se demander ce qui n’avait pas marché par le passé. Quand on regarde un forum, on retrouve toujours les mêmes, parce que ce sont les seuls qui se saisissent de ces outils. On voit aussi que l’engagement change. Et pour cela, on va vers les ateliers territoriaux citoyens, qui sont une nouvelle façon de voir les conseils de quartiers et les conseils citoyens.”

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Elsau, Port du Rhin, Hautepierre, Koenigshoffen : investir dans les quartiers prioritaires

Pour la première fois, le budget de la Ville de Strasbourg comprend le concept d’équité territoriale. Que cache ce concept un peu flou ? Pour le premier adjoint, ça consiste en partie à investir en dehors du centre-ville : « Le centre-ville de Strasbourg, et c’est normal, a bénéficié de deux millénaires d’investissements publics et privés. Mais on doit aussi investir dans d’autres territoires, encore plus ceux dans lesquels on a le moins investi.” Mais tous les quartiers n’ont pas les mêmes besoins : “Être équitable, cela veut aussi dire assumer une certaine asymétrie, d’investir là où il y a le plus de besoins. Dans les QPV, notamment à l’Elsau, au Port-du-Rhin, où les habitants ont souvent plein d’envies mais on ne leur donne pas assez les moyens. C’est pas étonnant de dire que dans les 15 dernières années, dans le quartier de l’Elsau il n’y a pas eu d’investissements majeurs. Avec le renouvellement urbain, il va y avoir beaucoup de choses qui vont se faire : une maison des services publics, on travaille à une maison urbaine de santé et on travaille à des conciergeries solidaires.”

Ces investissements davantage axés vers les quartiers populaires ne doivent pas faire passer sous le tapis le risque de la gentrification, toujours présent lorsque l’on investit davantage dans des quartiers plus pauvres. “Pour Koenigshoffen, qui va, avec le développement du tram, changer de manière significative, il va falloir faire attention aux abêties de promotions immobilières qui vont forcément venir.” met en garde Syamak Agha Babaei. Et d’ajouter : “Quand on embellit la ville, on risque aussi d’exclure un certain nombre de publics si on ne fait pas attention préalablement au fait qu’ils puissent rester.”

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Soutenir les associations

En plus de ce soutien aux quartiers populaires, le budget 2021 comprend également 50 millions d’euros de subventions à destination des associations. La réflexion de la Ville ne s’arrête pas là : “La relation ne peut pas être que financière entre la Ville et les associations. Et on souhaite travailler sur la simplification des relations. D’abord on va expérimenter un portail associatif […] qui permet de faire ça plus rapidement, mais surtout, qui permet de sauvegarder dans une base de données l’ensemble des choses produites” Enfin, la municipalité compte pérenniser les subventions, même si celles-ci seront assujetties à certains critères : “Peut-être aller sur des conventions pluriannuelles d’objectifs : la Ville souhaite tel ou tel objectif, telle association s’engage, et la Ville accepte de pérenniser ses subventions sur trois ans. On va augmenter les subventions, mais ce sera également en travaillant sur des critères qui vont dans le cadre de nos piliers.” La délibération à ce sujet sera présentée courant 2022, pour être appliquée la même année.

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Et par rapport à l’an dernier ? Focus sur la culture et la sécurité

Travailler la sécurité sous le prisme de la médiation

Pour la sécurité, le budget alloué comporte très peu d’investissement, ce sont surtout des moyens humains. Par ailleurs, pour la municipalité en place, on parle davantage de tranquillité, que de sécurité. Quelle forme cela prend ? “Il s’agit de se mouvoir dans la ville d’une façon sereine et saine”, selon Syamak Agha Babaei. Qui ajoute : “Cette question, ce n’est pas seulement l’augmentation de policiers ou de moyens coercitifs, cela englobe d’autres dimensions. Par exemple, la présence des femmes dans l’espace urbain. C’est une réflexion à avoir et un problème qu’on ne résout pas seulement en armant des policiers. Ça se fait en éduquant les gens, surtout les jeunes, pour dire que cet usage de la ville doit être le plus partagé possible, en déconstruisant un certain nombre de stéréotypes.”

Dans le cadre de cette réflexion sur l’espace public, l’exécutif souhaite travailler cette question à travers le prisme de la médiation, avec des renforcements en moyens humains des missions de médiations, portées par la Ville ou par des associations. La question du mobilier urbain, que le premier adjoint souhaite rendre plus accueillant, a également été abordée : “L’idée, c’est de faire un mobilier urbain accueillant et non pas un qui soit hostile. Quand pour des raisons de sécurité, on restreint l’espace à quelqu’un, c’est toute une série de gens qui finalement vont ne pas avoir accès à cet espace.” Enfin, il évoque la question des forces de l’ordre, remettant en cause la position “symbolique et dogmatique” de l’opposition à ce sujet : “Les postes de policiers ne sont pas aujourd’hui tous pourvus, il y en a 20 qui sont vacants. Donc il faut déjà les pourvoir. Sur cette question d’ailleurs, on n’entend jamais l’opposition s’exprimer : les conditions de travail des policiers. On les instrumentalise […] dans des joutes politiques, sans prendre en compte la difficulté de leur tâche. Je veux qu’on sorte la police du rôle de confrontation : ce sont des gens qui font leur travail mais dont on doit aussi prendre soin.”

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Une baisse de l’investissement dans le domaine de la culture

Le domaine culturel a été énormément impacté lors de la crise sanitaire. Pourtant, on remarque une baisse d’investissement de la municipalité actuelle dans ce domaine. Interrogé à ce sujet, Syamak Agha Babaei met d’abord en exergue les investissements de la précédente municipalité : “Il y a beaucoup d’investissements qui ont été faits lors du mandat précédent, notamment sur le Maillon, et cette fois-ci, en termes d’équipements culturels, on aura davantage d’investissements ciblés, plus que de prestige.” Ce qui ne l’empêche pas de se projeter tout de même sur quelques objectifs culturels pour 2021 : “Le premier, qui va arriver bientôt, c’est la rénovation des bâtiments du Star et du Star Saint-Ex. Le bâtiment du Star Saint Ex est un bâtiment municipal dont nous avons la charge, et nous allons engager 7,5 millions sur l’ensemble du mandat pour qu’ils puissent redonner au cinéma privé et indépendant du centre-ville des moyens d’agir.”

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Est également envisagé le projet d’installer au niveau de l’Ancienne Douane un espace d’exposition, “qui soit dédié aux programmes de la Ville mais avec une part dédiée au secteur associatif”. Pour une raison toute simple : le manque de lieux d’exposition ou de concert. Syamak Agha Babei ajoute : “À Strasbourg, si vous faites un concert pour 80 personnes vous y arrivez, 120 aussi et après on passe à 500. Il manque donc probablement des jauges de 300 personnes. Là, on sort du prestige et on est dans l’attention aux acteurs et aux pratiques culturelles.”

Des cours d’écoles plus vertes, plus d’agents de la fonction publique, des liens plus forts avec les associations, des quartiers prioritaires qui ne seraient plus délaissés et un soutien aux populations les plus précaires touchées par la crise : les perspectives écologistes pour cette année 2021 sont ambitieuses. Une fois que le budget sera voté ce lundi au conseil municipal, ce sera le vrai départ pour l’exécutif. Et inutile de dire qu’ils seront désormais attendus au tournant.

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