Bientôt un an que l’épidémie de Covid-19 condamne les portes des lieux culturels. En l’absence de spectacles dans les salles qui y sont consacrées, des artistes strasbourgeois ont décidé de se mobiliser. Samedi après-midi, ils seront une dizaine à se produire sur les quais dans le cadre d’une manifestation artistique – autorisée – pour rappeler qu’ils existent et continuent à créer.


Une manifestation statique et joyeuse, sans cortège mais avec des pancartes. Samedi 27 février, une dizaine d’artistes et collectifs strasbourgeois se produiront dans la rue, entre le n°3 et le n°40 du quai des Bateliers, de 14h à 17h. Des performances d’une quinzaine de minutes se succèderont, dans le respect des gestes barrières et avec des guides chargés de dynamiser le public pour éviter les agglutinements. L’évènement a été déclaré à la préfecture et autorisé.

FARSE © Martin Lelièvre

À l’origine de cette initiative, Morgane Enderlin, comédienne mais aussi coordonnatrice et chargée de production artistique de la compagnie Toc Toc : « C’est un évènement que l’on a diffusé très largement, explique t-elle. On voulait ouvrir cet après-midi à tous les artistes locaux et montrer qu’ils sont toujours vivants, toujours en train de bosser. C’est aussi une façon de mettre en avant le large panel d’artistes qu’offre Strasbourg. »

La programmation met en effet en lumière la richesse de la scène locale. Il y aura de la musique, avec le clarinettiste Léo Proulx (Folksy Grove, Duo l’Hêtre heureux) et le guitariste Alex Wehrlin (ancien de New Balkan Express), la danse contemporaine et urbaine du danseur Roméo Bron Bi, le dessin de Sylvain Moizie, et le spectacle vivant du Collectif NOUN, de la compagnie Toc Toc, de la compagnie Moska, de la compagnie Compagnie et d’un regroupement d’improvisateurs strasbourgeois.

© Document remis

Tous auront une pancarte sur laquelle ils seront libres d’écrire le message de leur choix à l’appui de leur performance : « Ça reste une manifestation revendicative, détaille Morgane Enderlin. Mais c’est une autre manière de dire que l’on n’est pas contents. Pour nous, il était hyper important d’être dans la rue pour dire que l’on existe, à travers notre art. On fait partie du spectacle vivant. Sans public, on ne peut pas travailler. »

1 commentaire

  1. Bonjour,
    Quelle belle initiative ! Vivement samedi !
    Pouvez vous m’ indiquer le nom de la compagnie dont vous avez mis la photo en titre de votre article ?
    Merci beaucoup !

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