Au vu du contexte sanitaire actuel, la manifestation annuelle pour la fermeture du centre de primatologie de l’Université de Strasbourg situé à Niederhausbergen ne pourra pas avoir lieu. Néanmoins, les différentes structures partenaires sur cette marche ont trouvé un moyen de ne pas louper le rendez-vous : une manifestation virtuelle sous la forme d’une vidéo. 

Malgré les restrictions mises en place pour lutter contre la propagation du Covid-19, l’association Fight for Monkeys, le comité scientifique Pro Anima et Reporters for Animals Only (RAO) comptent bien ne pas louper le rendez-vous annuel contre le centre de primatologie de l’Université de Strasbourg situé à Niederhausbergen. Comme chaque année, ces structures s’allient pour demander la fermeture du centre et la libération des neuf espèces de singes qui y sont détenues en captivité.


Une manifestation virtuelle

Pour maintenir leur action malgré le contexte actuel, les partenaires ont eu une idée plutôt originale : organiser une manifestation virtuelle. L’événement se déroulant habituellement sous la forme d’une marche en direction du centre de primatologie, les participants sont mis en scène dans une vidéo au cours de laquelle ils parcourent un chemin en direction du centre. La vidéo se conclut par un sitting virtuel devant la porte du centre. Parmi les visages mis en avant, on retrouve notamment le journaliste Aymeric Caron, la comédienne et romancière Anny Duperey, l’essayiste et moine bouddhiste Matthieu Ricard, ou encore la photographe animalière Sabine Trensz. Mais plusieurs centaines de personnes ont également envoyé leur photo pour soutenir l’action.


Le centre de primatologie

Le Centre de Primatologie désigné sous le nom de plateforme Silabe est situé à Niederhausbergen et géré par l’Université de Strasbourg. D’après la présentation disponible sur le site de l’Unistra, le centre héberge en moyenne 800 animaux. Les principales missions de la plateforme Silabe sont les suivantes : L’hébergement et la fourniture de primates pour la recherche biomédicale, la vente de prélèvements biologiques, la réalisation d’études expérimentales, la formation, la conservation des espèces et l’accueil en retraite des singes de laboratoire. Depuis 2015, le collectif Fight for Monkeys lutte en faveur de la fermeture du centre et exige la libération des singes captifs. Plus récemment, l’association Animal Testing a publié une enquête sur le transport aérien des animaux à destination des laboratoires et dénonce des conditions inacceptables. L’association indique être parvenue à infiltrer le service vétérinaire de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle qui réceptionne les animaux. D’après les informations et les photos d’Animal Testing, les singes sont transportés par la compagnie Air France et “proviennent de l’Île Maurice, du Vietnam et de la Chine, et sont destinés […] à des centres comme le Silabe (Strasbourg). Si le transport de ces animaux reste légal, les associations comme Animal Testing et Fight for Monkeys travaillent à mettre en lumière le non-respect du bien-être animal.

© Photo de couverture : Code Animal

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