On le dit depuis quelques semaines maintenant : Strasbourg, le Bas-Rhin et plus globalement l’Alsace gèrent pour le moment très bien le retour du coronavirus. Un mélange de pédagogie, d’initiative et de respect des règles qui donne un cocktail très positif, alors que 14 métropoles françaises sont au moins en zone d’alerte renforcée. Pour garder sa première place de bon élève, notre département, avec la préfecture et le Groupement des hôteliers, restaurateurs, débitants de boissons du Bas-Rhin, prend les devants sur une mesure devenue tendance chez nos voisins allemands : les restaurants vont expérimenter le « cahier de rappel » où les clients pourront laisser leurs coordonnés s’ils le veulent, pour être informés si jamais un cluster éclatait dans un établissement qu’ils fréquentent. On vous en dit un peu plus.

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C’est quoi un « cahier de rappel » ?

Ces trois mots deviennent de plus en plus populaires dans l’espace médiatique français. Pour une seule et bonne raison : elle fait partie du panel de nouvelles mesures que les restaurateurs en zone d’alerte maximale doivent mettre en place. Pour rappel, les métropoles concernées sont : Paris, Aix-Marseille et dès samedi Lyon, Lille, Grenoble et Saint-Étienne. En attendant peut-être Toulouse et Montpellier lundi.

Comme souvent, lorsque ce genre d’innovation vient en France, c’est qu’elle a été mise en place dans un autre pays. Dans ce cas précis : l’Allemagne. Notre voisin germanique a, depuis le 18 mai dernier, mis en place des registres au sein desquels leurs clients doivent laisser leurs coordonnées, pour être contactés si un cluster était découvert dans le lieu. Dans certains endroits, cela se fait même par QR Code. On n’arrête pas le progrès.

Un Bas-Rhin « volontaire » et préventif

Alors que la situation ne l’exige pas encore pour notre département, ce dernier prend déjà exemple sur son voisin allemand. La préfète du Bas-Rhin et le Groupement des hôteliers, restaurateurs, débitants de boissons du Bas-Rhin ont en effet décidé de prendre les devants en proposant aux restaurants de demander à ce que leurs clients remplissent une feuille contact. Là-dessus, quatre données : le nom, le prénom, le numéro de téléphone et le numéro de table.

Toutefois, avant de crier au traçage éhonté de nos données avec cette nouvelle mesure, il faut savoir que cette décision est purement fondée sur le volontariat, des deux côtés. Vous ne serez donc pas obligés de donner vos coordonnées de façon manuscrite ou bien de remplir les fiches prévues à cet effet. De la même manière, vous pourrez donner de faux noms pour vous croire dans un James Bond.

© Communiqué de presse de la préfecture du Bas-Rhin – Document remis

En effet, comme l’indique la préfecture dans un communiqué envoyé ce vendredi 9 octobre, et que vous pouvez retrouver ci-dessus, « les restaurateurs qui le souhaitent peuvent ainsi mettre en place une collecte des données des personnes accueillies dans leurs établissements ». Ces données seront transmises uniquement à l’Agence régionale de Santé du Grand Est et seront détruites sous 14 jours. Le tout dans le respect de la loi Informatique et Libertés. La seule information qui manque ? Une date de mise en application. Affaire à suivre donc…

Toujours dans un effort de concertation avec les professionnels et de pédagogie de la part des pouvoirs publics, cette initiative qui a fait ses preuves en Allemagne arrive désormais chez nous. À voir désormais quels seront les établissements qui mettront cette mesure en application et à partir de quand nos sorties restaurants seront encore un peu plus différentes. Une chose est sûre cependant : cette décision montre encore une fois à quel point le Bas-Rhin se pose en prévoyance en termes de mesures pour gérer l’épidémie de coronavirus.

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