Le virus continue sa reprise et Strasbourg, ville étudiante, se retrouve à nouveau touchée. Les contaminations augmentent et le principe de prévention fait que la préfète du Bas-Rhin, Josiane Chevalier, a pris de nouvelles mesures pour endiguer la reprise épidémique. La principale ? Interdire dès aujourd’hui les rassemblements publics de plus de dix personnes en extérieur à partir de 21h dans plusieurs endroits de Strasbourg. On vous en dit plus.

Les zones strasbourgeoises concernées

Après une première annonce mardi concernant l’interdiction des rassemblements de plus de dix personnes à partir de ce jeudi 24 septembre 21h dans certains endroits au sein de notre belle ville de Strasbourg, la préfecture a dévoilé mercredi soir la liste des lieux concernés. Les voici : 

  • place de la Gare ;
  • place Hans Arp ;
  • place du Foin ;
  • place de Zurich ;
  • place d’Austerlitz ;
  • rue d’Austerlitz ;
  • place du marché Gayot ;
  • rue du 22 novembre ;
  • rue des Frères ;
  • Grand rue ;
  • rue des Juifs ;
  • place Kléber ;
  • place des Halles ;
  • place Broglie ;
  • place de la République ;
  • place du Château ;
  • place de la Cathédrale ;
  • place de l’Homme de fer ;
  • place Gutenberg ;
  • place Saint-Etienne ;
  • place des Tripiers ;
  • place Saint-Nicolas aux Ondes ;
  • Presqu’île André Malraux.

Ce sont donc toutes les grosses places strasbourgeoises qui seront concernées par l’arrêté préfectoral. Avec en plus les parcs et jardins, les quais et les abords des plans d’eau. Les moments de réunion sont donc réduits, mais ce n’est pas si grave finalement, puisqu’il va pleuvoir comme jamais sur les quinze prochains jours. La pluie, ennemie numéro 1 du Covid.

© Bastien Piétronave / Pokaa

Le port du masque en extérieur à Strasbourg obligatoire jusqu’au 15 octobre au moins

Au-delà de l’information principale, la deuxième décision prise par la préfète a été de rallonger l’obligation de porter le masque en extérieur partout et tout le temps à Strasbourg. Alors qu’elle aurait pu s’arrêter au 30 septembre, la date butoir provisoire est désormais le 15 octobre. Comme un vague souvenir des annonces présidentielles qui retardaient tous les quinze jours la sortie du confinement.

Par ailleurs, il y avait un troisième recours contre ce port du masque obligatoire qui fait débat. Dans cette saga masquée, ce recours a néanmoins été rejeté par le tribunal administratif. Il semblerait que la guerre d’attrition tourne à l’avantage de la préfecture…

Des cas qui augmentent

Néanmoins, il faut dire que ces mesures ne sont pas prises pour rien, au-delà même du principe de précaution, si Strasbourg n’est pas encore dans la situation de Marseille, qui va voir ses bars et restaurants fermer à partir de samedi, notre ville, et le Bas-Rhin, connaissent tout de même une augmentation rapide des cas de coronavirus. Le département est en zone d’alerte niveau circulation du virus, une catégorisation désormais décidée par trois indicateurs : le taux d’incidence, le taux d’incidence chez les personnes âgées et la part des patients atteints de Covid-19 en réanimation.

Concernant Strasbourg, notre belle ville est une ville étudiante, et les soirées d’intégration favorisent les rapprochements et la mixité des corps. Avec en plus les regroupements familiaux le week-ends ou parfois le relâchement des gestes barrière après plus de quatre mois de déconfinement, le tout forme un terreau idéal pour la propagation du Covid. Les hospitalisations recommencent d’ailleurs à augmenter dans le Bas-Rhin, avec au 23 septembre 66 personnes hospitalisées contre 55 le 21, pour un taux d’incidence sur les 7 derniers jours à 56,7, c’est-à-dire au-dessus du seuil d’alerte.

C’est pour cela que la ville de Strasbourg ne reste d’ailleurs pas les bras croisés. En effet, à partir du 23 septembre, un centre de dépistage se déplacera dans certains quartiers strasbourgeois. Le 23 septembre au parc des Contades, le 26 septembre place André-Maurois à Hautepierre, le 1er octobre place du Corps de garde à la Robertsau, le 2 octobre place de Haldenbourg à Cronenbourg et le 8 octobre place de l’Île-de-France à la Meinau.

La décision de la préfecture va sans doute faire jaser ou pointer du doigt les jeunes et les étudiants. Néanmoins, c’est tout un département qui connaît un rebond de l’épidémie. Et alors qu’au niveau des hôpitaux, le flux est encore maîtrisé, ces nouvelles mesures et surtout la pluie qui arrivent vont essayer de réguler le tout. En attendant, prenez soin de vous et de vos proches.

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