Le peuple kurde représente entre 30 et 40 millions de personnes. Ceux-ci se trouvent sur un territoire à cheval entre 4 pays : la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Suite à la guerre civile qui a fragilisé le régime de Bashar al-Assad, les kurdes ont été en première ligne de la guerre contre Daesh, et contrôlent maintenant une zone de 50 000 km², soit plus que la superficie du Danemark, au nord de la Syrie. Ce territoire qu’ils appellent Rojava, est connu pour constituer une expérience démocratique et féministe. Le samedi 15 février, à peu près 15 000 personnes se sont données rendez-vous à Strasbourg pour demander la libération d’Abdullah Öcalan, un leader kurde emprisonné par la Turquie depuis 1999. Ils revendiquent aussi un statut politique pour le territoire qu’ils occupent : Le Kurdistan.

Impossible d’en voir le bout, une marée humaine se déplace dans Strasbourg. Environ 15 000 kurdes, venus de France, d’Allemagne, et même de Syrie, ont répondu à l’appel de la grande manifestation annuelle strasbourgeoise. « On vient à Strasbourg parce que c’est la capitale de l’Europe. Le peuple kurde était en première ligne contre Daech, le sang des notre a coulé, pour protéger le Moyen-Orient, mais aussi l’Europe ! » explique un homme venu de Syrie. Les manifestants demandent notamment la libération d’Abdullah Öcalan, le leader autonomiste du Parti des travailleurs kurdes (PKK), emprisonné par les Turcs depuis 1999 sur l’Ile-prison d’Emrali.

Pour la reconnaissance du Kurdistan

Un dispositif de sécurité impressionnant encadre la manifestation. Des militants kurdes expliquent que les autorités craignent une agression de la part de turcs pro-Erdogan. Un service d’ordre de plusieurs dizaines de personnes portant des gilets jaunes et oranges a été organisé par les manifestants.

L’autre principale revendication est la reconnaissance d’un pays : le Kurdistan. En ce moment, dans le nord de la Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), composées principalement par les Unités de protection du peuple (YPG), une milice Kurde, contrôlent une zone de 50 000 km² appelée Rojava. Cette organisation est considérée comme terroriste par Ankara et l’Union Européenne. Après avoir neutralisé Daech dans la zone, ceux-ci ont pu y mettre en place un système politique démocratique et féministe.

Rojava attaqué par la Turquie

Cette automne, plusieurs manifestations ont eu lieu à Strasbourg suite à l’attaque du Nord du Rojava par la Turquie. Erdogan a expliqué vouloir « sécuriser » une zone de 130 km de long sur 30 km de large à la frontière entre la Turquie et la Syrie. Des bombardements ont fait des centaines de morts et des centaines de milliers de personnes ont dû se déplacer. Les kurdes dénoncent cette « attaque de la Turquie et le régime fasciste de ce pays. »

La manifestation strasbourgeoise est partie vers 11h de la gare et est arrivée à 13h derrière le stade de la meinau où un meeting s’est tenu. Des militantes féministes décoloniales et des antifascistes strasbourgeois était également présents dans la manifestation.


2 COMMENTAIRES

  1. Très, très déçu par la manière dont Pokaa traite ce sujet.

    C’est dommage de manquer autant d’impartialité et de ne pas parler, par exemple des 40.000 morts du côté Turc en 30 ans à cause des innombrables attentats du PKK en Turquie, dont énormément d’enfants, massacrés de sang froid.

    Dommage « d’oublier » de parler du fait que le PKK est une organisation TERRORISTE reconnue comme telle par l’Union Européenne et l’ONU.

    Merci de laisser mon commentaire visible afin que les gens puissent savoir de quoi il s’agit.

    À bon entendeur Thibault.

    • Tu demandes le travail d’un journaliste, ce que ne sont pas les rédacteur de Pokaa. Tu as totalement raison dans ce que tu dis. On peut pousser le reflexion plus loin, puisqu’ils nomment un pays qui n’existe pas (encore), c’est porter atteinte à l’intégrité territoriale de la Syrie.

      Sujet épineux Pokaa, faut savoir maitriser les sujet qu’on aborde.

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