Définitivement sans limites, Léopard DaVinci n’entre dans aucune case. Unique en son genre, l’artiste strasbourgeois produit une électro funk groovy, illustrée par des clips totalement improbables qui nous entraînent dans un vortex créatif sans fin. Entre Fat Badgers, Albinoid Sound System et son avatar solo, Léopard DaVinci vogue sur une multitude de projets et d’expérimentations. Un savant fou dont l’imagination semble joyeusement narguer la banalité.

Le 21 juin dernier, il retournait littéralement la gare de Strasbourg à l’aide de ses acolytes, lors d’un Soul train mythique qui a fait souffler un vent de groove et de liberté sur le public déchaîné. Aujourd’hui, après un premier EP solo sorti en février 2019, on le retrouve un morceau de camembert sur la fesse droite, une tranche de gouda sur la gauche, improvisant au beau milieu des rayonnages de « l’Epicier Grand Cru », un titre à la gloire du fromage.

Installé dans la cave à fromages de la Grand Rue, Léopard DaVinci vêtu d’un costume on ne peut plus dans le thème, entonne « California, Please Legalize Cheese! » tout en bidouillant ses multi-instruments. Un clin d’œil musical au G Funk, un style de funk et de rap venu de la West Coast, qui rappelle le titre « California Love » de 2 Pac et Dr Dre.

« L’idée c’est de s’amuser un peu du fait qu’aux Etats-Unis le fromage au lait non pasteurisé n’est pas autorisé. J’ai pris la Californie à partie premièrement car dans notre imaginaire collectif il s’agit d’une sorte de paradis avec son soleil, ses plages et ses palmiers, et qu’un paradis sans vrai fromage, c’est quand même dommage. »

Il paraît que la meilleure façon de penser ce qu’on dit, c’est d’improviser. Après un clip tourné dans le karaoké strasbourgeois « le Bar Atteint », ou l’expérimentation sur le quai des Bateliers, d’une machine à funk créée de ses propres mains, Léopard DaVinci continue son parcours décalé, tout en mettant en valeur les quatre coins de notre jolie ville. Son nouveau clip « Please Legalize Cheese », déglingué et original à souhait donne incontestablement envie de se gaver de brie de Meaux à la truffe en dandinant du fessier.

Crédit photo de couverture : Emilie Fux.

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