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Adopter une poule pour réduire ses déchets : les bonnes initiatives pour inspirer Strasbourg

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Le blues du dimanche, c’est fini ! Tous les quinze jours, Pokaa te donne une info positive pour la planète, la société ou la culture. Une idée parfois toute bête, parfois novatrice, pour réconforter ton petit cœur,  et pourquoi pas l’appliquer à Strasbourg !

A cette époque de l’année, sur Facebook, on voit fleurir des annonces pour adopter des chiens, des chats, des lapins. C’est le printemps, que voulez-vous, le cycle de la vie poursuit son œuvre. Mais adopter un de ces animaux à quatre pattes et les entretenir convenablement, ça coûte des sous , je sais de quoi je parle !

(Mimouche, si tu passes par là, je t’aime quand même)

Sans parler de ceux qui aimeraient bien, mais qui sont allergiques. Et bien sache, ami(e) Strasbourgeois(e) que tu peux aujourd’hui adopter un animal, qui ne te coûtera que 7 euros et te permettra de réduire tes déchets, sans payer un bras tous les mois à cause de la litière ou des croquettes.

Alors, que dirais-tu d’adopter… une poule.

Pixabay, libre de droit

Les poules pondeuses, victimes précoces des élevages

Une poule pond jusqu’à l’âge de 5 ans. Après, c’est un peu la retraite, ménopause oblige. Pourtant, la majorité des élevages font abattre leurs poules dès 18 mois, car ils estiment qu’elles sont moins productives. Certains élevages proposent eux-mêmes leurs poules à l’adoption avant de les envoyer vers les abattoirs, mais dans la masse d’information qu’est Internet, ce n’est pas toujours évident de les repérer. Certaines associations se chargent de relayer ces annonces (sur la page Facebook Sauvetages de poules par exemple), et de recueillir les poules en attendant de leur trouver un foyer.

Il existe aujourd’hui des sites d’élevages de poules qui proposent pour 30 à 40€ des poules domestiques, à destination des particuliers. Je préfère ici te parler ici d’une de ces associations qui recueille de jeunes poules pondeuses.

Poule pour tous, une deuxième vie pour nos amies à plumes

Entouré de poules depuis tout petit, Thomas Dano a fondé l’association Poule pour tous en juillet 2017.  » Un jour un renard est passé, et il n’est resté plus qu’une seule poule dans notre poulailler », raconte le jeune homme de 27 ans sur le site internet de l’association. Il cherche donc à repeupler le poulailler de ses parents.

« Au cours de mes recherches, j’ai trouvé toutes sortes de poules dont des poules rousses, certes un peu déplumées mais encore très productives. En discutant avec l’éleveur qui me les vendait, j’ai compris que les quelques poules que j’allais lui acheter seraient sauvées d’une mort certaine à l’abattoir. »
Mais impossible d’offrir une retraite paisible à 7 500 gallinacés ! Poule pour tous était née.

Thomas Dano et une de ses protégées /Positivr

L’association propose aujourd’hui des « poules d’ornements », sélectionnées pour leur plumage original, mais reste centrée sur l’adoption des poules pondeuses, souvent des poules rousses, sauvées des abattoirs. Toujours dans le respect de l’animal et de la planète.
Pour 7€ tu peux adopter une poule sur le site internet de l’association. Elle sera alors acheminée de nuit (pour éviter tout stress) dans le « dépôt » le plus proche de chez toi, en attendant que tu vienne la récupérer. Et figure toi qu’il y a un dépôt pas très loin de Strasbourg, à Ban-de-Sapt, dans les Vosges (88) !

Infographie Poule pour tous

Quand on pense au prix des poules d’élevages domestiques, 7€ ça reste abordable, et justifié:

Infographie Poule pour tous

Pourquoi adopter une poule ?

Une poule, même si elle a un rythme de vie précis, réglé suivant le soleil, ne demande pas beaucoup de temps. L’investissement de départ peut être assez conséquent pour installer le poulailler, mais ça reste plus abordable que d’entretenir un chien ou un chat.

Les poules se nourrissent de grain, mais se régaleront aussi de tes épluchures, coquilles d’huitres, tous les déchets organiques ! En moyenne, nous produisons chacun(e) 70kg de biodéchets par an. Une poule en consomme 100kg, plus efficaces qu’un compost ! De quoi réduire le poids du sac poubelle tout en faisant son bonheur. En échange de quoi elle pondra de beaux œufs, à raison de 300 par an en moyenne.

Ce sont des animaux sociaux et même affectueux ! Oui oui, c’est promis ! Je suis sûre que tu as déjà vu des vidéos d’enfants câlinant des poules sur les réseaux sociaux, ou que tu as entendu parler de Guirec Soudée et de Monique, la poule au pied marin !
Imagine un peu offrir un foyer aimant et paisible à une pauvre poulette dans la fleur de l’âge, destinée à l’abattoir !

Monique, la première poule au pied marin (Port d’Attache)

Quelques recommandations

Autant une poule peut vivre tranquillement dans un jardin clôturé (le jour), autant il faut construire un enclos si tu habite en bordure de route et de forêt. En guise d’abri, un cabanon de jardin conviendra parfaitement (premier prix à 150€). L’espace clôt du poulailler doit être d’au minimum 5m² par poule, pour éviter le stress. Il est également conseillé d’en adopter deux à la fois, pour éviter que ta gallinacée se laisse dépérir d’ennui.
Question routine, il te faudra leur accorder 5 minutes matin et soir, pour voir si tout est ok, changer l’eau et les nourrir (+ regarder si elles t’ont laissé un ou deux œufs).

Les poules vivent en moyenne jusqu’à 10 ans, donc c’est aussi un engagement sur le long terme, d’autant qu’elles arrêtent de pondre vers leurs 5 ans. Si tu as un appart, mieux vaut aussi laisser tomber l’idée. En revanche, pourquoi ne pas proposer à ton asso’s, ton école, ta mamie, ton université ou ta mairie d’en installer dans son jardin, dans un parc ou dans un espace vert ?
L’école Maurice-Pigeon, à Sainte-Pazanne en Loire Atlantique (44), a franchi le cap en adoptant plusieurs poules auprès de l’association Poule pour tous.

Plus près de chez nous, l‘adjoint aux travaux de Schiltigheim, Jean-Marie Vogt a initié une campagne d’adoption en mars dernier. Gratuitement, les Schilikois pouvaient recueillir chez eux des poules de 6 à 12 mois, fournies par l’Union des aviculteurs du Bas-Rhin. Le but? Anticiper la gestion des biodéchets, dont la responsabilité reviendra aux communes dès 2025. On espère que la commune réitèrera l’expérience prochainement !

Des poulaillers en ville, ça te tente ? Parles-en commentaire !

<<MARIE DEDEBAN>>

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