Le blues du dimanche, c’est fini ! Tous les quinze jours, Pokaa te donne une info positive pour la planète, la société ou la culture. Une idée parfois toute bête, parfois novatrice, pour réconforter ton petit cœur,  et pourquoi pas l’appliquer à Strasbourg !

Les fleurs, les fruits, les légumes… de quoi enchanter nos papilles et émerveiller nos yeux. A Strasbourg la nature est plus présente que dans d’autres villes françaises, comme Paris, ou Marseille. Pourtant amis Strasbourgeois l’heure est grave. Tout ceci pourrait bel et bien disparaître.

En cause ? L’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs, et plus particulièrement des abeilles. En 2018, selon la Fédération des apiculteurs professionnels de France, 400 000 ruches auraient été entièrement décimées. Un véritable cataclysme. Et pourtant, il a fallu que les apiculteurs se mobilisent à Paris, le 7 juin 2018, pour que le ministère de l’Agriculture daigne enfin mener une enquête nationale sur le fléau.

Damien MEYER / AFP (20 minutes)

Imagine un peu, c’est comme si, alors que Thanos venait de faire disparaître la moitié de la population humaine, personne ne levait le petit doigt.
Bon, je m’emballe peut être un peu… mais à peine !

Les abeilles, maillon crucial du cycle de la vie

Depuis 1994 et la sortie du Roi Lion sur les écrans, on sait qu’on va tous finir en herbe et être mangés. Mais sans abeilles, pas d’herbe, de fleurs, de fruits ou de légumes. Pas d’herbe, pas de vache. Pas de vache, pas de lait / viande / fromage … Tu me suis ?

Si tu as été attentif à tes cours de SVT, tu sais que pour faire des fruits, il faut que le pollen d’une fleur mâle féconde une fleur femelle. Et ça c’est le rôle de l’abeille, qui en butinant pour récolter de quoi fabriquer son miel, pollinise les fleurs. Le souci c’est qu’avec 30% d’abeilles en moins en moyenne dans les riches françaises (voire parfois 80%), on n’est mal barrés.

Pixabay, libre de droit

La lutte aux pesticides

La principale cause de l’extinction des abeilles, à part les parasites comme le varroa ou les prédateurs comme le frelon asiatiques, ce sont les pesticides.

Heureusement, y a du progrès. Depuis le 1er janvier 2019, il est interdit aux particuliers et aux employés des espaces verts publics d’utiliser des pesticides de types phytosanitaires. Des produits qui sont aussi souvent des néonicotinoïdes (les tueurs d’abeilles). Mieux, depuis un peu plus d’un an, le 27 avril 2018, la Commission européenne a banni l’usage des trois principaux néonicotinoïdes, répondant aux noms de imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame. Mais cela reste encore insuffisant.

Quatre astuces pour sauver Maya… et toi même

Toi aussi Strasbourgeois(e) tu peux sauver le soldat Maya ! Voici quatre solutions toutes simples, à mettre en place sur un petit bout de balcon ou au fond de ton jardin.

(Ok, je l’avoue j’ai piqué cette expression géniale au site Les Jours. Ils font une super enquête sur nos amies rayées !)

Créer un bout de jardin qui les attire

Que ce soit dans un bac à fleurs ou dans un espace de ton jardin (lucky you!), tu peux laisser un espace en friche, dédié aux abeilles, voire y planter des graines qui plairont à ces demoiselles.

Si tu as un jardin, tu peux te contenter de ne pas tondre une parcelle de ton terrain. Ça fait du travail en moins, et ça permet à des fleurs sauvages de s’y développer toutes seules. Coquelicots, mélilots, cosmos, … ses fleurs mellifères devraient leur plaire !

Si tu préfère l’option jardinière, tu peut planter de la lavande, de la sauge, du romarin, du thym… de quoi parfumer tes plats ou tes cosmétiques maison, tout en aidant à la préservation des abeilles.

Cette année, l’association Natur Miel, localisée près de Toulouse, a distribué gratuitement des sachets de graines de trèfles, une plante très prisée des abeilles sauvages, qui ne vivent pas en ruche mais sous terre. L’idée était toute simple: n’importe qui pouvait envoyer à l’association une enveloppe timbrée avec son adresse pour qu’elle lui expédie les graines. 20 000 personnes auraient participé ! Espérons que Natur Miel réitère cette initiative l’an prochain

Pixabay, libre de droits

Aménager un point d’eau

A condition de la changer tous les jours, pour éviter les larves de moustiques, tu peux installer une assiette légèrement en équilibre pour que ces dames rayées puissent venir se désaltérer. Il faut simplement que le récipient soit en pente douce pour éviter qu’elles ne se noient.

Installer un abri

Dans les jardineries et commerces spécialisés, on voit de plus en plus d’abris à insectes. Certains ont des compartiments, ou sont totalement dédiés aux abeilles sauvages, ne t’attend donc pas à trouver du miel sur ton balcon, ça ne concerne pas les abeilles domestiques.

Tu peux aussi en fabriquer un ! Il y a toutes sortes de tuto sur internet. Veille à bien respecter les recommandations, notamment niveau taille, sinon les petites Maya ne pourront pas passer.
Pour ma part, elles ont tendances à squatter dans les tubes de mes carillons.

Parrainez une ruche

Si tu es allergiques aux abeilles ou que tu as trop peur pour les laisser t’approcher, il te reste la solution du parrainage !

Plusieurs associations proposent aujourd’hui de verser un peu d’argent chaque année pour aider à la préservation et à l’entretien de ruches. Il s’agit cette fois d’abeilles domestiques, tu recevras donc du miel en échange !

Label Abeille, Ma ruche en pot, … il existe différents principes, adaptables à toutes les bourses. Mais j’ai un petit faible pour Un toit pour les abeilles. L’association propose de parrainer des abeilles françaises, mais aussi marocaines ou encore belges. On commence par choisir le nombre d’abeilles que l’on prend pour filleules, par tranche de 4 000. Et comme une ruche comporte chez eux à peu près 40 000 individus, il est possible de t’associer avec 10 de tes proches pour parrainer la ruche entière ! Chacun recevra alors six pots de miel par an, produit par vos filleules.

Alors ami(e) Strasbourgeois(e), prêt à relever le défis ?

<< MARIE DEDEBAN >>

2 COMMENTAIRES

  1. L’astuce la plus efficace pour lutter contre la disparition des abeilles c’est de manger bio ! Il faut être conscient que chaque produit non-bio participe malheureusement à la disparition des abeilles !

  2. Petit partage, plasticienne je débute une nouvelle série sur ce sujet. Une série de dessins au crayon de couleur évoquant, par une suite d’abeilles mortes, la pollution par les substances chimiques et les pesticides utilisés dans l’agriculture. A découvrir :
    https://1011-art.blogspot.com/p/vous-etes-ici.html
    Cette série sera présentée dans le cadre des Rencontres Philosophiques d’Uriage en octobre 2019 répondant à la question « L’art peut il changer le monde ? »

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